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lundi 23 août 2010

Alain Galatis




















HIC et NUNC.......


Qui que vous soyez et quoi que vous fassiez, vous vous trouvez toujours forcément en un lieu et à un instant particulier. C'est notre point de départ : ce qui se produit à l'instant et à l'endroit où vous êtes. Le reste relève de l'imaginaire. Vous savez qui vous êtes et où vous vous trouvez, mais ce sont toujours des pensées; elles sont étrangères à la réalité. Renoncez alors à définir. Il est possible de rester immobile, tranquille, sans songer à votre identité. Personne ne vous interroge. Vous ne devez vous justifier de rien. çà va ? Vous êtes toujours là ? Que se passe-t-il maintenant ? Vous n'avez pas disparu. Au contraire, vous êtes au coeur d'un évènement. Quelque chose se produit. Vous ne pouvez plus vous référer à une dimension spatio-temporelle. Vous ne savez plus qui vous êtes, ni où vous êtes. Maintenant, vous pouvez découvrir l'inconnu. Vous apercevez un mouvement premier, indéfinissable.
Vous vous trouvez à la très fragile frontière séparant le monde de vos représentations et ce qui se produit. Et vous pouvez passer de l'un à l'autre. Vous glissez comme sur un toboggan, vers le réel. En renonçant à toute définition puisqu'elle est subjective, limitée inopportune, vous découvrez un fait premier, inouï, incommensurable : de l'être, partout, de tous les côtés, emplissant tout, à chaque instant, et vous en êtes conscient. Vous êtes passé derrière le décor en trompe-l'oeil.

Alain Galatis : "Eros Unité" ed. Les deux Océans.

Alain Galatis















PLONGEON......

Plonger dans l'inconnu. Pas d'autres accès possibles. Ici, toutes mes pensées sont caduques. Je ne peux songer à ce que j'accomplissais il y a deux minutes ou à la personne que je fus dans ma jeunesse. Impossible d'évoquer un futur proche ou lointain. Images que tout ça.
Je ne peux me référer à un savoir, une réflexion, un discours, un écrit, une théorie. Je ne peux évoquer les philosophes, les poètes, les sages, les artistes, cette galaxie de l'esprit. Images toujours.
Je ne peux utiliser des connaissances historiques, géographiques, scientifiques, politiques, sociologiques, culturelles, religieuses, pour appréhender le lieu où je me trouve. Images encore et encore.
Le réel n'est pas l'imaginaire. Des représentations sont produites, mais ce qui se produit n'est que représentation. Alors, il faut chercher avant les images, le lieu où iln'y a ps d'images. Le lieu d'où les images émergent.

Alain Galatis : "Eros Unité" ed. Les deux océans


dimanche 8 août 2010

Alain Galatis



Éros unité
Alain Galatis


Dans ce nouvel ouvrage, Alain Galatis ne témoigne plus d’un cheminement possible de l’individu vers l’unité du réel mais reconnaît l’évidente primauté de celle-ci. Explorant les multiples facettes, souvent paradoxales, d’un tel changement de perspective, l’auteur se confronte à un obstacle principal : comment considérer le mal et la souffrance face à l’unité ? Une telle position l’amène également à une remise en question radicale du travail jusque-là accompli. Il n’y a jamais eu d’individus et le passage du fini à l’infini fut également un leurre. Seule existe l’union du monde. Seule existe la pure fusion amoureuse de ce qui est. Seul existe le réel qui est amour.


  • Extrait du titre

    Le magma

    Ainsi, il est possible à l’humain de plonger au cœur du réel, dans le magma en fusion de ce qui est, où il se trouve instantanément calciné, pulvérisé en particules innombrables, transformé en lave insignifiante. Il lui est possible de rester conscient, à chaque instant, de ce processus, de cet anéantissement. Il lui est possible alors de se découvrir innommable conscient, conscience de l’indicible. Et il est possible de revenir, de réintégrer le monde des apparences, d’évoluer dans l’espace et le temps, d’agir sous une forme particulière.

    Une fois ces deux dimensions clairement perçues, l’individu et le magma, les éprouvant à chaque instant, plusieurs questions nouvelles se pressent : l’humain est-il individu ? Ou est-il magma ? Ou est-il individu et magma ? Mais comment un individu peut-il apparaître dans le magma ? L’individu se révèle une apparence dont le magma se pare. Le magma englobant tout, ne connaissant aucune antériorité, aucune dimension, aucunes limites, d’où l’humain a-t-il plongé ? Il était déjà magma. Il était magma, mais il ne le savait pas. Pourquoi, alors, accomplir ce plongeon s’il n’est pas réellement un plongeon ? Et comment un plongeon qui n’existe pas peut-il être un acte excessivement important, désespérément vital ? S’il se révèle tellement nécessaire, pourquoi n’est-il pas accompli rapidement, aisément, facilement, par tous, là, maintenant, tout de suite ? Si l’humain est magma, lave insensée, pourquoi ne le perçoit-il pas ? Comment peut-il encore croire aux apparences ? Qu’ont-elles de si obscurcissant ? Quelles forces possèdent-elles pour que les humains se transforment en fragments infimes de lave refroidie roulant solitaires le long du volcan ?

    2

    Cercle vicieux

    Constamment, l’humain crée les illusions qu’il sera amené à démonter et dont il devra se défaire. Paradoxe : pour se découvrir magma, l’humain doit reconsidérer cette conscience particulière d’être un individu mais, à chaque instant, ses pensées et ses perceptions le ramènent à cette dimension. Ainsi, perpétuellement, recrée-t-il le théâtre duquel il cherche laborieusement la sortie. Un cercle vicieux se dessine. L’humain se bat contre des ombres, mais ces dernières sont uniquement ses propres gesticulations projetées sur l’écran de sa conscience. Il suffirait de se tenir parfaitement immobile pour que s’évanouissent les fantasmagories, tel un projecteur de cinéma que l’on éteint.
    ...
    102

    Les éclats

    Un seul et unique événement. Les uns y voient le fini, les autres l’infini. Mais le fini est éclat, bribe, fragment de l’infini. L’éclat témoigne de l’infini. En lui et grâce à lui nous pouvons voir l’infini. L’infini, lui, recèle le fini. Il l’observe. C’est-à-dire qu’il se mire. Il regarde des fragments de ce qu’il est.

    103

    Courage

    Ayons le courage de l’infini.
    ...
  • samedi 5 décembre 2009

    Alain Galatis






    Cela qui rêve
    de Alain Galatis

    « Cher ami ! Puis-je me permettre : est-il difficile d’envisager que, peut-être, tu ne tiens pas un livre entre les mains ? Que, peut-être, le lieu où tu te trouves n’existe pas ? Oui, assurément.

    Est-il triste d’envisager que, peut-être, tu n’es pas toi-même la personne que tu penses être ? Oui, c’est douloureux.

    Mais regarde ! Si nous arrêtons de définir ce qui est. Si nous cessons de vouloir dire le monde. Nous soulevons le coin du voile.»


    Editeur Les Deux Océans
    parution : 2009




    Alain Galatis





    Nos pensées traduisent le réel et nous installent dans un univers clos et fictif.

    Comment pouvons-nous sortir de ce monde clos ?

    L'auteur propose un cheminement qui, par la compréhension et l'attention portées au fonctionnement de la pensée, nous permet de déjouer les pièges de celle-ci et d'être ainsi capables de rencontrer la réalité. Le réel est indicible mais chacun, nous pouvons en faire l'expérience.

    Un livre limpide et intelligent.

    "Ce remarquable petit livre est une aide précieuse à la vigilance que nous impose le défi de la pensée incapable de saisir le réel".

    Nouvelles Clés

    "Un essai poétique, philosophique et rigoureux... Une voix limpide et fraternelle".

    24 heures