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lundi 28 juin 2010

Hélène Naudy


Préface de Philippe Muller,
directeur de la revue 3e millénaire

Dans le vaste courant contemporain de la “philosophie” non-dualiste, le « Connais-toi toi-même » n’est pas toujours bien compris comme démarche nécessaire et indispensable à l’Éveil de la Conscience. Cette démarche, soulignée par 3e millénaire depuis plus de vingt ans, a pourtant le mérite de parler au cœur de chacun d’entre nous, de chaque personne au prise avec une souffrance plus ou moins aiguë, de chaque chercheur spirituel arrivé à une certaine maturité. Par cette approche, la “philosophie” redevient concrète, car vécue à travers notre totalité corps-âme-esprit ; elle invite justement à une descente en nous-même, par une certaine « écoute tactile », jusqu’à ce que nous réalisions, selon l’adage hermétique, que « ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ». En d’autres termes, c’est la vacuité inhérente à l’ensemble de la manifestation qui se découvre à travers les phénomènes qui nous traversent.
La démarche, représentée ici, est à la fois une « première et dernière liberté » (J. Krishnamurti) où toute la dimension psychologique (les pulsions de l’inconscient, le complexe de supériorité, le complexe du moi, etc.) commence à éclore, dans la conscience, par une saine transformation énergétique. La spiritualité résulte alors d’une réelle mutation (métamorphose ou transformation) et non d’une fuite de la réalité quotidienne. Constatation que peut faire toute personne de bon sens !

Ce livre n’est pas un recueil d’entretiens entre maître et disciple, comme on en voit trop souvent dans cette approche, où “celui qui sait” et l’ignorant qui voudrait savoir constituent une parodie d’enseignement spirituel. Ici, l’auteure parle d’elle-même, c’est-à-dire de nous, de l’être qui souffre psychologiquement ou dans son corps, et qui, par “expérience”, entrevoit la possibilité présente d’apprendre, par lui-même, à rencontrer sa souffrance par le « ressenti », à la transformer en sagesse (comme l’exposent, par exemple, les tantras). Il ne s’agit donc pas pour autant d’une nouvelle psychothérapie, les méthodes existantes ayant leur fonction propre, indépendante de toute visée spirituelle. Cette approche, qui sait garder l’esprit critique, sans parti pris, donne au vrai questionnement le rôle de préalable à tout remède. Le questionnement réveille le dormeur lorsqu’il ne découle ni d’une simple curiosité ni d’un besoin d’analyse intellectuelle ; c’est en tout cas le témoignage “philosophique” d’Hélène Naudy.
« Le ressenti peut-il s’enseigner ? Je ne saurais répondre à cette question. Il se découvre dans le “Connais-toi toi-même”. »
La voie subtile, ou la « non-voie », n’est pas pour autant écartée : elle en est l’axe principale ; car c’est au cœur de nos maux que peut se dénouer le joug de l’observateur, de l’analyste, qui, contrairement aux apparentes bonnes volontés, induit la souffrance : celle de ne pas pouvoir être avec l’émotion qui nous étreint, la douleur qui nous submerge, le plaisir que nous imaginons. La plus grande maladie de l’âme est dans le mouvement psychologique qui aspire à une guérison — formule rapide, absconse peut-être, que l’auteure expose de nombreuses manières :
« L’analysant est amené à s’observer, mais restant dans une analyse cérébrale, il ne peut rencontrer l’émotion. »
« Lorsque nous entreprenons de faire l’une de ses disciplines, en définitive, nous n’y allons pas dans une ouverture, dans un “je ne sais pas”, nous y allons un dessein à l’esprit. »

Les enseignements et les bons conseils pour trouver le sens profond de la vie, le bonheur d’être, la joie véritable, ne sont plus de mises aujourd’hui. Toute cette littérature plus ou moins juste, plus ou moins rigoureuse, faisant abstraction pour la plupart d’une démarche de connaissance de soi, ne suffit plus aux chercheurs exigeants qui ne se contentent plus d’une voie spirituelle instituée, d’une technique rabâchée, d’un langage éculé pseudo-oriental ou pseudo-initiatique. C’est d’un “enseignement-témoignage” dont nous avons tous besoin : témoignage d’une recherche rigoureuse du « Connais-toi toi-même », témoignage d’un itinéraire humain où le « corps est touché », témoignage et enseignement vécus ou la poésie de la vie et la précision de la recherche s’harmonisent avec bonheur.
Hélène Naudy appartient à ces témoins de la quête spirituelle du troisième millénaire.





mercredi 12 mai 2010

Hélène Naudy


Si vous avez des questions………

Sur ce qu’implique :

La connaissance de soi dans l’approche non duelle.

La psychothérapie.

L’introspection.


HELENE NAUDY


Psychothérapeute Analytique et Corporelle

A suivi l’enseignement de Jean KLEIN et d’Eric BARET

Participe à la revue 3eme MILLENAIRE, un livre sortira en juin 2010


Site : www.ecoutelevent.fr

Vous propose de la retrouver pour une soirée intitulée

PERCEPTION et DISCERNEMENT

Vendredi 18 juin à 20h30


Chez : Fabrice et Amalia GARCIA

56 Avenue du parc d’Espagne

33600 PESSAC

Entrée : 10

Consultation individuelle : Samedi 19 et Dimanche 20 JUIN

9h/11h - 11h30/13h30 – 15h/17h

70€ la consultation

Renseignements et inscriptions : MOUSSEY Jean-Claude

04-72-16-02-09 — 06-06-47-07-72 – njc.moussey@free.fr


mercredi 31 mars 2010

Hélène Naudy


HELENE NAUDY

Psychothérapeute Analytique et Corporelle

A suivi l’enseignement de Jean KLEIN et d’Eric BARET

Participe à la revue 3eme MILLENAIRE, un livre sortira en juin 2010


Site : www.ecoutelevent.fr




Si vous avez des questions………

Sur ce qu’implique :

La connaissance de soi dans l’approche non duelle.

La psychothérapie.

L’introspection.


Hélène vous propose de la retrouver pour une soirée intitulée

PERCEPTION et DISCERNEMENT

Vendredi 30 AVRIL à 20h30

Chez : Frantz GENNEVOIS

19 Allée Haussmann

BORDEAUX

Entrée : 10e

Consultation individuelle : Samedi 1 et Dimanche 2 MAI

9h/11h - 11h30/13h30 – 15h/17h

70e la consultation

Renseignements et inscriptions : MOUSSEY Jean-Claude

04-72-16-02-09 — 06-06-47-07-72 – njc.moussey@free.fr


lundi 25 janvier 2010

Rencontre avec Hélène Naudy



Hélène Naudy

Psychothérapeute Analytique et Corporelle

A suivi l’enseignement de Jean KLEIN et d’Eric BARET

Participe à la revue 3eme MILLENAIRE, un livre sortira en juin 2010

Site : www.ecoutelevent.fr

Vous propose de la retrouver pour une soirée intitulée

PERCEPTION et DISCERNEMENT

Vendredi 19 Mars 2010 à 20h30

Salle de yoga: ELISABETH RAPAPORT

68 Rue STEHELIN 33220 Bordeaux- Caudéran

Entrée : 10e

Consultation individuelle :

Dimanche 21Mars 2010

9h à11h / 11h15 à 13h15 / 14h15 à 16h15

70e la consultation

Renseignements et inscriptions : MOUSSEY Jean-Claude

04 72 16 02 09 — 06 06 47 07 72 njc.moussey@free.fr


jeudi 5 novembre 2009

Hélène Naudy



Vous propose de la retrouver pour une soirée intitulée
PERCEPTION et DISCERNEMENT

Vendredi 13 Novembre 2009 à 20h30
Salle de yoga: ELISABETH RAPAPORT
68 Rue STEHELIN
33220 Bordeaux- Caudéran
Entrée : 10€
Téléphonez au 06 16 80 20 93 pour code accès résidence

Consultation individuelle : Dimanche 15 Novembre.
9h à11h / 11h15 à 13h15 / 13h30 à 15h30 / 15h45 à 17h45
70€ la consultation.
Chez : Martin Jean-Marc .45 Rue Condillac. Bordeaux

Renseignements et inscriptions : MOUSSEY Jean-Claude
04-72-16-02-09 — 06-06-47-07-72 – njc.moussey@free.fr


mardi 13 octobre 2009

Hélène Naudy


La charrue, le boeuf et l'éveil


Une pédagogie de l’éveil ?


Voilà un sujet à polémiques qui risque de faire grincer bien des dents. Les esprits s’échauffent, nous parlons D’EVEIL…… ! ! !

L’Eveil ? L’ego doit mourir ? Comment vais-je m’y prendre pour qu’il meure ? Ou du moins, comment vais-je m’y prendre pour ne plus être identifié ? Je laisse ce combat à ceux qui prétendent que l’ego et le mental sont nos ennemis ; croyance qui n’est certes pas le fruit d’une compréhension mais d’un manque de discernement. Car me semble-t-il, si nous les considérons comme tels, le problème ne vient pas d’eux mais bien plutôt de notre rapport à eux. Le mental, l’ego sont souvent des termes que nous employons sans vraiment être au clair avec la définition que nous en avons mais par contre en ayant sur eux des idées bien arrêtées. Alors l’ego va-t-il mourir et quand ? Quand vais-je moi aussi avoir droit à ce fichu éveil ? En fait, quels sont nos espoirs et pourquoi ?


QU’EST L’EVEIL ?
Peut-on le définir ? Etant donné que la définition que j’en donnerai sera dépendante de mon vécu et de mon entendement, j’utiliserai le conditionnel. L’éveil serait cet instant de non-retour vers l’ignorance. De quelle ignorance suis-je en train de parler ? De celle dans laquelle nous baignons sans en avoir conscience qui est notre identification à des images. Images au sens large tant elles touchent tout ce envers quoi nous nous identifions : images corporelles, énergétiques, spirituelles, rôles, concepts, jugements, points de vues, préjugés, états psychologiques. L’éveil répond de manière radicale et vivante à la question : qui suis-je lorsque je ne suis plus identifié à des images ?


L’EVEIL SERAIT-IL UN PROBLEME OU SERAIT-CE NOTRE RAPPORT A LUI QUI SERAIT PROBLEMATIQUE ?


Il va sans dire que notre rapport à l’éveil est particulièrement houleux et grandement problématique.

Tout d’abord, a-t-on le droit de critiquer notre colossal monde conceptuel en lien avec l’éveil ? Une question qui coûte cher. Allons-nous nous mouiller ? Autre question concernant notre rapport à l’éveil : pouvons-nous traiter de ce sujet si nous ne sommes pas un « éveillé » ? Et les propos des « éveillés » à ce sujet sont-ils plus sensés ou plus pertinents ou plus dignes de confiance, que ceux d’un « non-éveillé » ? On pourrait penser que ces questions sont superficielles, et … c’est effectivement bien le cas… mais notre rapport à l’éveil ne l’est-il pas lui aussi ?

Mais avant de poursuivre, n’ai-je pas oublié un préambule essentiel : de quoi avons-nous besoin, de questions ou de réponses ? Respectons-nous et suivons de près notre nécessité intérieure et là où nous en sommes de notre compréhension.

Concernant cette dernière, je vais, précisant celle qui vit en moi.
L’éveil ? C’est un mot qui me détourne de mon intelligence. Je le prends trop au sérieux. Je voudrais m’en faire un ami, mais lui m’échappe cruellement, moi qui ai tant fait d’efforts pour le conquérir, moi qui l’ai courtisé depuis tant d’années. Pourquoi mon rapport à l’éveil me détourne-t-il de moi-même ? Parce que je le vis par procuration, parce que je focalise toute mon énergie pour savoir comment je vais pouvoir y arriver, sans m’interroger sur cette focalisation et ce qu’elle sous-tend. Je suis prise de démangeaisons comparatives : être plus ou moins proche de l’éveil. Mais cela m’éveille-t-il à ma propre intelligence ? Je veux du miracle, de la magie. Mais au fait, suis-je en train de penser qu’un « éveillé » est nécessairement intelligent ?

L’éveil ? Mais d’abord qui souhaite parvenir à l’éveil ? L’ « éveillé » est la plupart du temps incompris par ses semblables, il perçoit ce que les autres ne perçoivent pas, il voit ce que les autres ne voient pas, il percute, il fait mal, il dérange, il est adulé puis fort logiquement rejeté, méprisé… Il n’est même pas dans des sentiments de supériorité ni d’infériorité, quant au pouvoir, à la manipulation, ils l’ont abandonné. Il ne joue plus aux gentils et aux méchants. Il ne joue plus à la victime. Il ne prétend plus être quelqu’un. Il ne sait pas qui il est. La seule phrase affirmative qu’il répète et qui n’est comprise par personne, c’est le : « je suis » sans rien après. Et l’autre qui n’a pas encore reçu un prix particulier de l’entendement : « seul le réel m’habite ». Pour dire qu’en matière d’indices, on est mal barré. « Je suis » sans rien après, « seul le réel m’habite ».

Je vais donc profiter de ces instants où l’éveil n’a pas encore croisé mon chemin. Je vais pouvoir m’illusionner, croire qu’un jour j’arriverai à avoir confiance en moi, être romantique, avoir des idées, me proclamer victime, me sentir supérieur, dénigrer mon prochain, être identifiée à mes rôles divers et variés.

Ce que je veux exprimer en ces termes équivoques, c’est cette compréhension : ce que je vis, je dois le vivre puisque je le vis. Je n’ai pas d’autres choix. Alors, ai-je l’idée que je devrais vivre autre chose ? Quel est mon rapport à ce vécu ? Il n’y a pas d’autres questions.

Notre rapport à l’éveil ? Mais nous sommes attachés à ce mot, nous n’en démordons pas, nous sommes collés à lui, nous sommes identifiés à l’idée que nous en avons, c’est pour cette raison que ce sujet est souvent le lieu de bien des conflits. Et encore une fois, étant identifiés à l’idée que nous en avons, nous ne sommes pas avec nous-même mais en relation avec un concept. Nous ne sommes pas en train de ressentir ce qui se vit en nous, nous brandissons notre idée et nous demandons qui a raison ?

Et pourtant… Pourquoi sommes-nous attirés par l’éveil ? Qu’est-ce qui nous pousse à aller vers cette « non-voie » directe et radicale ? Que cherchons-nous ? Désirons-nous guérir, être mieux ? Désirons-nous être au-dessus de notre condition humaine ? Etre sage ? Désirons-nous écouter ? Sommes-nous attiré par le réel ? Qu’est-ce qui nous interpelle chez un « éveillé » ? Sa transparence ? Le mental a des idées sur l’éveil, quelles sont-elles ? Et si nous ne les découvrons pas par nous-même, qui le fera à notre place ? Pensons-nous que l’éveil est synonyme d’absence de réflexions ? Mais alors tous les « éveillés » seraient des abrutis ? Enfin si nous sommes dans le questionnement, il est bien évident que nous ne faisons pas partie de ces éveillés à qui l’éveil leur est tombé dessus sans savoir ce qui leur arrivait. Et si cette phrase nous incommode, irons-nous voir pour quelles raisons ?

LES « EVEILLES » SERAIT-IL SUJET A POLEMIQUE OU SERAIT-CE NOTRE RAPPORT A EUX QUI SERAIT PROBLEMATIQUE ?
Voyons, si je me place dans la peau d’un éveillé qui a été frappé sans préparation par cette « catastrophe » (comme le nomme U.G.), comment considérerai-je les techniques en rapport avec ce milieu spirituel, que penserai-je de l’utilité de l’introspection ou d’une pédagogie en lien avec l’éveil ?
Maintenant, si je me place dans la peau d’un éveillé qui durant de longues années a écouté, a appris à ressentir sans projeter, à analyser, à désapprendre, quel sera mon enseignement ?

Après ? Je poursuis et questionne encore. Si tel enseignant dit que la remise en question est une perte de temps, ou qu’il n’y a besoin d’aucune préparation pour « atteindre » l’éveil, à qui s’adresse-t-il ? A lui-même ? Ces propos ne proviennent-ils pas de son vécu ? Ou interpelle-t-il véritablement celui qu’il a en face de lui ?
Eveillé ou pas, ce que l’on exprime est fonction de ce que l’on a vécu et de ce que l’on a remis en question. Les éveillés n’ont pas forcément raison, ils n’ont pas forcément tord non plus. Alors peut-être que l’expression d’Untel conviendra à certains d’entre nous, mais elle ne fera pas l’unanimité parce que notre manière d’appréhender cette « non-voie », comme tout autre sujet qui nécessite une réflexion, nous appartient en propre. Parce que certains sont plus intellectuels, d’autres plus visuels, d’autres plus auditifs, d’autres plus enfantins, d’autres plus manuels et d’autres ont besoin d’écrire un livre pour éclairer leur propre entendement. Nous pouvons nous sentir en affinité, être proche de l’expression de l’un d’eux, mais après c’est à nous de nous interroger sur ce qui nous convient le mieux. Cela, nous ne pouvons en faire l’économie.

Autre remarque qui me semble de grande importance, tant que nous ne remettrons pas en question notre maître, celui-ci restera notre référent, notre père (notre mère), celui qui détient l’autorité. Savoir que le feu brûle est une chose, mais avoir expérimenté soi-même la brûlure en est une autre. S’en remettre à l’autorité de l’autre a pour conséquence de s’en remettre à des concepts. Si nous désirons comprendre dans le vivant ce que signifie être soi, nous ne pouvons procéder autrement que de remettre en question les propos de notre enseignant afin de les vérifier par nous-même. Sinon nous serons dépendant d’un autre et de la compréhension de cet autre. Dans tous les cas, il me semble intéressant de s’interroger sur ce qui crée intérieurement un besoin de dépendance et notamment ici le besoin de dépendance à un « éveillé ». Je précise ici : il ne s’agit pas de ne plus être dépendant, il s’agit de voir le mécanisme en nous-même qui crée cette dépendance.

« N'acceptez plus aucune connaissance, quelle qu'elle soit. L'entrepôt déborde de concepts et d'idées.» 1

Pourtant, la présence des éveillés, le même silence, la même disponibilité intérieure, la même transparence, la même absence.

UNE PEDAGOGIE DE L’EVEIL ?


… Une pédagogie de l’éveil ? ? ?
Toute pensée nous interrogeant sur ce sujet ne nous mènera nulle part.
Qui s’interroge sur la pédagogie de l’éveil s’inquiète de savoir si oui ou non il arriva à ce non-état.

« Le fait même d'avoir un but [dépasser le moi] vous permet de continuer, mais vous n'arrivez nulle part. Seulement l'espoir est là qu'un jour, grâce à je ne sais quel miracle, grâce à une aide providentielle, vous arriverez au but. Cet espoir vous permet de continuer, bien qu'en fait vous n'alliez nulle part. À un moment, vous allez comprendre que tout ce que vous pouvez faire ne mène à rien. Alors vous allez changer, essayer ceci, cela, quelque chose d'autre. Mais tentez une approche, voyez que rien n'en sort, et vous verrez que c'est vrai de toutes les autres. Croyez-moi, il faut voir cela très clairement, sans l'ombre d'un doute. » 2

Il s’inquiétera, il espérera une réponse et une seule. Il espérera même que chacun de ces « éveillés » se mettront d’accord à ce sujet afin qu’il puisse y arriver sans encombre. Il en fera un concept de plus : « Il faut apprendre à désapprendre pour arriver à l’éveil. », « Si tu as le moindre désir… Aïe… Evite les rapports sexuels sinon… Aïe…. Si tu ne pratiques pas la méditation contemplative….. Aïe, aïe, aïe». Et les notions de maturité arrivent au galop. Nous sommes pris d’un concours, nous sommes sur le départ d’un marathon, l’arrivée étant l’éveil. Entre le départ et l’arrivée, la solution a notre problème.
Tiens ! Mais au fait, quel est le problème ?

LE PROBLEME EST QUE NOUS NOUS REFUSONS TEL QUE NOUS SOMMES MAINTENANT, LA, TOUT DE SUITE. NOUS VOUDRIONS ETRE DIFFERENT.

Autant une pédagogie qui s’intéresserait à la connaissance de soi et à l’introspection me semble pertinente, autant celle de l’éveil m’interroge sur les motivations plus ou moins cachées de ce questionnement. L’éveil n’a pas besoin de moi, parce qu’il est hors volonté, parce que parler de pédagogie de l’éveil c’est encore avoir le désir d’y arriver. Par quel miracle atteindre l’éveil puisque celui-ci est hors-mental, hors acquisition, hors compétence, hors volonté ? Et puisque la réponse est par aucun, en quoi le questionnement sur une pédagogie de l’éveil peut-elle m’interroger véritablement ? Ah tiens, elle peut m’interroger sur mon impuissance – ou sur son contraire : ma volonté, mon besoin de contrôler -, sur mon tic qui est celui d’espérer, sur cet autre qui est celui d’avoir un but, en d’autres termes sur celui d’être dans l’avoir.

L’éveil ? Mais il faut l’oublier ou alors si nous sommes trop à cran, il faut acheter plusieurs tableaux noirs, les accrocher sur les murs de notre chambre, de notre salon, de nos WC et y inscrire en grosses lettres : INACCESSIBLE AU MENTAL. Maintenant, si j’ai encore l’espoir d’y arriver, c’est merveilleux.

Sans parler même d’éveil, le réel est exigent, limite proche de la folie. Qui désire perdre toutes ses références, tous ses repères, toutes ses idées reçues ? L’éveil ? Soit il nous tombe dessus, soit il nous tombe dessus. Saisir ce que nous sommes nécessite d’être amoureux du réel. Etre soi nécessite d’apprendre à s’écouter sincèrement. Etre un esprit contemplatif.

Pourtant, et pourquoi pas une pédagogie de l’éveil ? L’éveil survient à celui qui n’attend plus rien, à celui qui est installé dans la disponibilité et/ou qui est frappé de désespoir et d’abandon.
Désespoir ? Les situations de la vie l’ont profondément atteint et interrogé, il a saisi ce que signifie le verbe « désapprendre », il a appris à observer, à regarder, à ressentir sans implication personnelle, il n’a plus d’idées.
Abandon ? Non pas aux autres, mais abandon de ses points de vues, jugements, rôles, états psychologiques et autres, abandon aussi de ses désirs. Abandon ne veut pas dire qu’il n’y a pas de désir, cela veut dire que s’il y a désir, le désir est constaté et s’il doit être vécu il le sera. Abandon ne veut pas dire non plus qu’il n’y a plus d’états psychologiques, ceux-ci sont vus et vécus s’ils doivent l’être. Il n’y a rien qui empêche qu’ils se manifestent à la conscience. Cela ne veut pas dire non plus qu’il n’y ait pas d’actions, celles-ci sont impulsées par l’écoute, le bon sens, le devoir.
Mais il est vrai que ces deux mots, désespoir et abandon, sont très souvent mal interprétés, certains d’entre nous pensent qu’être atteint de désespoir, c’est être désespéré, d’autres que l’abandon, c’est être pris de mollesse, être plaintif et ne plus agir, d’autres encore, plus psychologues, que ne plus avoir de désir c’est avoir peur de désirer de peur que notre désir soit refusé ou inaccessible. Ce désespoir et cet abandon ne sont pas synonymes d’absence d’actions et d’état dépressif subi. Effectivement il y a dépression, mais celle-ci est pleinement vécue, dépression dans le sens où l’on reste en soi-même, au fond de soi, dans le lieu de la désillusion et de l’observation neutre de point de vue. Etre un esprit contemplatif.

« Jusqu'où et jusqu'à quand allons-nous fuir ?
Et à quoi pouvons-nous réellement échapper ? » 3

Voir lorsqu’il y a espoirs, désirs, concepts et préjugés. Voir lorsqu’on juge nos espoirs, nos désirs, nos concepts et le fait d’avoir des préjugés. Voir ouvertement. Constater. Oui, cela est si simple à écrire, si simple à comprendre et pourtant si difficile pour notre mental lorsqu’il se trouve aux prises avec l’un d’eux. Mais voir, constater ne sont pas un but, cela doit être un appel, une passion disponible. Voir notre croyance en un but, en un summum.
Peut-être suis-je en train de faire une erreur, mais j’aurai tendance à penser que les lecteurs du 3ème Millénaire sont tous des chercheurs. Alors cherchons, investissons-nous comme il nous est possible de le faire, comme nous l’entendons et partons dans l’étude de nous-même, même si cette étude pourrait sembler être faussée, même si nous devons errer, tout ce que nous vivons est essentiel, tout. Si je dois des années durant suivre un gourou sans vraiment me remettre en question, c’est que cela doit être ainsi. Si nous nous sentons appelés par tel enseignant alors allons à sa rencontre. Si nous préférons faire du yoga deux heures par jour, alors pratiquons cet art. Si nous avons besoin de faire une psychanalyse, entreprenons cette démarche. Si nous préférons penser que l’éveil va nous tomber dessus sans rien faire, alors suivons notre idée. Que pouvons-nous faire d’autre que ce que nous sommes en train de faire ? Que pouvons-nous penser d’autre que ce que nous sommes en train de penser ? Si pour certains la remise en question est une perte de temps, pour d’autres elle est cruciale. Qui allons-nous écouter ? L’autre ou ce que nous dicte notre entendement ? Pouvons-nous forcer la compréhension ?

« Quand on ne cherche plus à éviter la souffrance, la violence, l'injustice, il y a autre chose qui se passe: quelque chose s'ouvre. Il y a la beauté qui apparaît, la tranquillité. Mais il faut d'abord quitter l'image que les choses devraient être autrement, qu'il y a quoi que ce soit à changer- c'est cela la violence- quoi que ce soit dont il faille se libérer, même se libérer de l'image. » 3

Ce dont je me rends compte, c’est que sans mon entendement, sans mon intelligence, sans ma remise en question, je vais à coup sûr rester dans l’ignorance et l’illusion de croire savoir qui je suis et de prétendre à une certaine connaissance. Je vais m’enfermer dans des concepts.
Alors, je pars sans plus tarder en moi-même, parce que le réel m’interpelle et m’anime, et vais m’interrogeant lorsque la vie me projette dans ce que mon mental nomme un inconfort. Ah, je suis allée trop vite, je dois faire machine arrière : inconfort pour qui ? Oui, je le répète tant cela n’est pas « entendable » : pour mon mental qui espère être heureux définitivement. Ainsi je m’interroge, je regarde ce qui réagit en moi lorsque l’autre me critique, lorsque j’ai « échoué », lorsque mon ami vient de me trahir, lorsque je ne suis pas comprise. Je REGARDE à la loupe et je vois cette psychologie qui me caractérise, moi en tant que personne. Je prends note de chaque trouble, de chaque dépression, du bonheur qui n’interroge pas lorsqu’il est là. Du bonheur qui endort parce que le mental a son compte. Je vois combien je suis dépendante de mon mental, de mes émotions. Je vois mon mental qui juge cette dépendance et cherche à l’éliminer et s’inscrit à tous les stages de développement personnel. Je vois ce jugement et cette volonté sans vouloir les modifier. Tiens, je vois. Tiens, je savoure d’être dans la vision.
Je vois que je suis touchée et je savoure d’être dans la perception. Je ressens la caresse de mon bien-aimé et je savoure cette perception.
Je vois mes idéaux : la paix sur terre, mieux communiquer, être des parents responsables, manger équilibrer, être mince, avoir des amis, et je savoure cette vision.
Tiens, je suis un esprit contemplatif.
Le monde continue de tourner, mes émotions d’émerger, mes croyances de tomber, je suis un esprit contemplatif.

« Donnez tout votre cœur et toute votre intelligence à ce qui se présente d'instant en instant. »4

1, Sri Nisargadatta Maharaj
2 U.G. Krishnamurti
3, Eric Baret
4 Jean Klein

article paru dans 3ème Millénaire n° 90










lundi 17 août 2009

Hélène Naudy


RENCONTRE
AVEC
HELENE NAUDY


Psychothérapeute Analytique et Corporelle
A suivi l’enseignement de Jean KLEIN et d’Eric BARET
Participe à la revue 3eme MILLENAIRE , un livre sortira fin 2010


SITE : www.ecoutelevent.fr



Renseignements et inscriptions : MOUSSEY Jean-Claude
04-72-16-02-09 — 06-06-47-07-72
njc.moussey@free.fr

RENCONTRE à Bordeaux
Vendredi 13 Novembre à 20h30 : 10 €

ATELIER GROUPE
Samedi 14 - Dimanche 15 novembre
9h/12h - 14h/18h : 250 €
L’individuel aura une grande place.
Limité à 8 participants.
Un entretien téléphonique avec jean Claude Moussey
est nécessaire avant toute inscription

Salle de yoga: ELISABETH RAPAPORT
68 Rue STEHELIN
33220 Bordeaux- Caudéran

vendredi 15 mai 2009

Rencontre avec Hélène Naudy


PERCEVOIR, SANS JUGER, SANS LUTTER, SANS FUIR
Une approche par le ressenti et le discernement


RENCONTRE
AVEC
HELENE NAUDY

Psychothérapeute Analytique et Corporelle
A suivi l’enseignement de Jean KLEIN et d’Eric BARET
Participe à la revue 3eme MILLENAIRE , un livre sortira fin 2009

SITE : www.ecoutelevent.fr

RENCONTRE ATELIER Vendredi 5 juin, 20h30 : 10 €

4 ATELIERS GROUPE
Samedi 6 - Dimanche 7, 9h/12h - 14h/17h : 100 €

Association AMBR’UNS, www.ambruns.fr.gd
Espace Benoît Mary
25, RUE DES FOSSES DE TRION 69005 LYON

ATELIERS INDIVIDUELS
Lundi 8 au Jeudi 11 : 1/2 journée 9h/12h, 70 €
1 journée : 9h/17h, 120 €

Chez J-C MOUSSEY 125 BIS, RUE PIERRE VALDO 69005 LYON


Renseignements et inscriptions : MOUSSEY Jean-Claude
04-72-16-02-09 — 06-06-47-07-72
njc.moussey@free.fr






mercredi 1 avril 2009

Hélène Naudy



HOMMAGE A LA PEUR



La peur.
Hum, l’enfant est née avec. Son corps imprégné.
Elle a été sa compagne.
Non, son ennemie. Je craignais de plus en plus d’avoir peur.
D’être à nouveau paralysée par ma propre négation qu’alors je ne pouvais nommer comme telle.
La peur.
Terrée là, dans mon ventre, se réveillant au moindre oubli de moi-même…
Comme je me suis oubliée…
Et les questions revenaient, revenaient, tant elles restaient sans réponse :
« A quoi tout cela sert-il ? »
« Qu’est-ce que je fous ici ? »
« Pourquoi vivre si l’on souffre chaque seconde de ne pas savoir, de ne pas comprendre, de ne pas saisir ce qu’est le réel. »
« Bordel, où est le réel ? Qu’est-il ? »
La perception était telle que le monde subtil n’était pas différent du monde matériel. Ils étaient perçus pareillement. Et je pressentais bien que mon entourage ne considérait que le monde tangible. Etais-je folle ? Avais-je des hallucinations ? Où se situait le réel ?
Voilà la grande peur qui me terrorisait.
Ce que je percevais était systématiquement mis en doute. Même l’arbre que je voyais, jusqu’à la table sur laquelle nous servions le repas. Qu’est le réel ? La question revenait, restait sans réponse.
Peut-être que ce mur je peux le traverser ? Si je ne suis pas réelle, si mon corps n’est qu’atomes. Et ces atomes, pourquoi sont-ils unis les uns aux autres ? Pourquoi forment-ils un corps ? Pourquoi de même les atomes de cet arbre sont-ils unis les uns aux autres et forment-ils cet arbre ? Pour quelle nécessité ? Tout cela est si inutile ? Bien avant même l’hypocrisie, la convoitise, la jalousie, l’esprit de compétition entre les hommes, bien avant la haine et les critiques, tout cela est si inutile. Et puis, réellement, qui suis-je ? Car je ne suis pas dupe. Je sais que je ne suis pas ce corps, ce mental, cette personnalité. Je le sais. D’où le sais-je ? Je ne sais pas mais je le sais.

A part cela, rien, je ne comprenais rien.
Je ne voyais aucune réponse sérieuse, je dirai même scientifique.

A seize ans, Jean Klein me donnera des éléments de réponse. Oui, des éléments parce qu’elles seront uniquement intellectuelles et aucunement vécues. Pour cela, j’attendrai mes vingt-huit ans. Là, je devrai regarder de près cette peur viscérale. Je devrai ? Oui, car je ne me permettrai plus de passer à côté, de faire celle qui sait.

Le savoir intellectuel (non-dualiste comme psychologique) bien qu’il m’ait permis de ne pas aller au suicide, ne me permettra pas d’être en paix. Oh, j'en aurai bien conscience : il n’était qu’une béquille pour ne pas sombrer dans un abîme que je ne pouvais ni ressentir ni regarder en face alors agée de seize ans.
Alors oui, les peurs se manifesteront, non pas à nouveau, car elles ne me quitteront pas, mais là, elles se manifesteront et je les laisserai se manifester. Je ne résisterai plus.
Des angoisses insoutenables, à ne plus savoir où je pouvais m’asseoir, où je pouvais me poser, aucun endroit extérieur où je pouvais ne serait-ce que superficiellement me sentir en paix , car aucun endroit intérieur où je sentais même un soupçon de paix.
Malgré le fait que je voyais cette peur, elle était encore trop monstrueuse, gigantesque. Un titan.
Des allées et venues, immersion, repliement compulsif, anesthésie du mental, neurones tétanisés, membres inertes, aucune notion de réalité. Où est le réel ? Qu’est-il ?
Pffffffffff
sais pas.
Allées et venues… Combien ? Là non plus, je ne sais pas. Peu importe.

Pourtant, pourtant
je pressentais qu’il m’était possible…

Dans un instant vide d’intentionnalité, je me souvins : être là avec ce qui se présente…

Je voyais : le mental avait peur. Il ne pouvait pas mourir (je me suis demandée, en relisant ce passage, si je ne m’étais pas trompée de verbe : ne pouvait-il pas ou ne voulait-il pas mourir ? Mais c’est bien cela : il ne pouvait pas mourir), malgré son désir intense d’être en paix et de se fondre dans le non mental je suis. Etre avec… Dans l’instant, je me rendais compte que tout cela restait conceptuel, intellectuel, oui, toujours mental : plus la peur était grande, plus le mental se cramponnait. Il tenait. J’étais dans une impasse, bloquée par mon désir d’en finir avec cette peur.

Soudain, le regard s’éclaira par cette compréhension vivante : "bloquée dans mon désir d’en finir avec cette peur."

Là, je venais de me rendre compte que par ce désir d’en finir je refusais cette peur.

Oui, je la refusais. Cela je le notais. Et après ? Je ne savais pas, n’avais aucune intuition de comment me sortir de cet endroit.
… Ah, je voulais encore m’en sortir. Mais oui, c’était tellement à vif. La peur envahissait mon corps et mon regard au point d’avoir la nette impression que le visage allait exploser.

Par une impulsion venue de je ne sais où, je me levai, mis mes chaussures, mon manteau et partis me promener. Je marchai dans le parc d’à côté. C'était l'automne, je m'en souviens. Je regardai les arbres, l’herbe.

Les arbres.

… ça se rappela à moi : ressentir

Etre avec ce « je ne sais pas » sans surimposer une idée qui le masquerait : se familiariser avec lui, sans désir de faire disparaître cette peur qui me taraudait. Sans surimposer. Sans surimposer. A nouveau, je me rendis compte : c’est bien mon refus qui me coupe de cette peur, refus provoquant cette surimposition inconsciente : « Je veux éliminer ce trouble à tout prix ».

Là, à cet instant précis, les concepts s'envolèrent, imprégnée du
« Je ne sais pas » est l’ouverture à la disponibilité.

Je le sentais là, sur le vif.

Je le sentais là : cette disponibilité se rappelait à moi sans relâche.

La peur revint. Immédiate, brutale, toujours aussi vive, titanesque.

Cette fois-ci, je ne dialoguai pas, je n’essayai pas de comprendre. j’écoutais la peur… Sa vibration, vidée de toute idée mentale. Dans le ventre, la tête, les yeux, ça se propageait dans le corps, ça séparait le cerveau droit du cerveau gauche, ça séparait les cellules les unes des autres qui s’entrechoquaient et conditionnaient le mouvement de panique. Une pensée vint, fulgurante : « La peur désunit ». Une pensée qui laissait libre, surgissant de la vision non encombrée, sans projet, sans résidu. « La peur désunit », non pas conceptuellement, non, non. Perçu. Perçu. Quelque chose qui surgit et meurt dans l’instant.

Je devins regard, sans centre, sans lieu qui désire mémoriser la saveur de ce surgissement.

Je devins perception… Disponibilité, discernement, lucidité et abandon dans le même instant.

Soudain je vis : il n’y a plus de séparation entre moi et la peur. Il n’y a plus de séparation parce qu’il n’y a plus de refus.

La peur se dissolu. Je, ne faisait rien.
« Je » ? Il n’y a personne.
Et pourtant, et si totalement présente.

Seulement une paix immense et silencieuse.

La vie même. Là.
La vie même en corps, en discernement, en absolue présence.
Là, je pouvais dire, parce que perçu : Je suis.
Sans plus de question, parce que la réponse était totalement incompréhensible pour le mental et absolument vécue comme totale : la vie est. Je suis.

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