Affichage des articles dont le libellé est Betty. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Betty. Afficher tous les articles

vendredi 10 mai 2019

Betty


Rencontre avec Betty en Gironde les 13 et 14 juillet 2019
à Libourne en Gironde
Infos et inscriptions par mail
aubinsahallor@orange.fr


La Grande Joie 

Il y a eu ce moment où la grâce s’est installée.

Elle prend toute la place. Cette présence ne demande rien, ne qualifie rien, se meut d’elle-même et ne retient rien, elle est donc fraîche à chaque instant.

Elle est la grande joie.

Être conscient de ne rien être et de ne rien savoir a foudroyé ce désir d’exister, me laissant dans un perpétuel étonnement!

Je suis un nouveau-né qui constate que la conscience s’expérimente de si merveilleuses façons : le cycle des saisons, l’air chargé de lumière et d’humidité, les oiseaux qui valsent dans cet espace nommé ciel, les individus qui rêvent d’exister mais ne sont séparés de rien.

Dans le tout vibrent la connaissance, la non-connaissance et l’absence de cette idée de connaître et de ne pas connaître.

J’ai cessé de m’identifier à la pensée. Je la vois pour ce qu’elle est, point final. Cette pensée qui est un attribut du cerveau et qui habite dans le cerveau du corps humain. Cette machine qui s’attribue des titres selon ce que la société a décidé : voici un bohème, un intellectuel, un chercheur spirituel. Et c’est accepté, car ça semble réel dans le monde de la pensée : Je sais veut dire quoi? Sembler avoir fait le tour de la connaissance? Non! C’est croire encore un peu plus que la pensée va nous propulser hors de la pensée et régler une fois pour toute cet appel à accumuler des connaissances! Ce rôle que vous donnez à la pensée est une illusion. La pensée est sans vie car elle est déjà morte dans le temps et survit dans la mémoire. Elle écrase l’élan de vie, les bourgeons gorgés de possibilités, l’innocente sensibilité.

La Vie, elle, renaît à chaque instant; sa beauté est en mouvement et ne peut être comprise par la pensée. C’est un espace vierge où la pensée ne pénètre pas. La pensée travaille dans l’arrêt et l’analyse, la Vie est le mouvement et ne demande rien.

La pensée, en voulant la saisir et se l’approprier, est découpée en petits morceaux voilant ainsi sa beauté. La pensée s’est attribué une fonction : exister et le prouver à tout prix ! Quand la réalité dite physique n’est pas suffisante, la pensée se cherche des alliés à sa source même : la mémoire! La mémoire individuelle, collective, universelle, galactique et extra-terrestre. N’importe quoi pour arriver à se prouver qu’elle existe… et qu’elle a raison.

On ne rêve que de soi dans le monde de la pensée! Est-ce nécessaire de s’identifier à cet attribut du corps? Pas plus nécessaire que de s’identifier aux ongles de ses doigts!

Il faut la voir pour ce qu’elle est : la pensée n’est qu’un mécanisme délirant qui fabrique des images, des buts, des dieux, des croyances, et vous lui donnez vie avec l’énergie de la Source. Cette Source qui est là, bien avant la pensée, et vous attend. Vous lui soutirez des brins de Vie pour alimenter votre désir d’exister individuellement! C’est épuisant et à l’opposé de votre vraie nature. Quand le rêve sera reconnu, la Vie tel un alchimiste vous transformera et vous constaterez : « Je suis Cela, je suis la Vie qui s‘expérimente et s’exprime si parfaitement! » et votre joie sera sans fin!

La pensée est regardée pour ce qu’elle est. Elle passe de plus en plus comme une photo ancienne, puis comme un négatif, puis comme une petite brume. Laissez-vous un peu tranquille avec cette histoire de pensée.

Quand on se rend compte un jour dans une grande souffrance, qui est une bénédiction, qu’on ne peut plus contrôler ça, que tout mouvement de la pensée est inutile, et que vouloir devenir quelqu’un ou quelque chose est inscrit dans le temps, que penser comprendre est un piège puéril, on est foudroyé sur place : le délire cesse, le silence s’installe. La Vie prend le relais et elle est au rendez-vous!

L’être ne s’éveille pas : il arrête de rêver qu’il existe en tant que pensée individuelle et se fond complètement dans le tout.

La Vie est si parfaite.

La grande joie est le retour à la Source.

Profonde gratitude
Betty 

Site Betty    



 Enregistrement audio d'une rencontre : Cliclic



lundi 26 juin 2017

Betty

 

Betty s'est éveillée à la Réalité, ce vide vibrant où la personnalité est absente, là où rien ne commence et rien ne meurt. Née au Québec, elle y réside toujours. Betty n'enseigne pas; nul besoin de chercher. Le grand rendez-vous est avec vous-même! Être conscient de ne rien être et de ne rien savoir a foudroyé le désir d'exister de Betty, la laissant dans un perpétuel étonnement! Intemporelle et non individuelle, la Conscience ne subit pas de processus évolutif: Elle EST! C'est ce que nous sommes tous! Et c'est accessible, sans distance, sans délai.

mercredi 11 janvier 2017

Bonnes nouvelles des étoiles !!



Bonnes nouvelles de la venue en Gironde de :

Jean Bouchart d'Orval les 22 et 23 avril 

Betty les 17 et 18 juin

Informations à venir

dimanche 16 octobre 2016

Betty




Ce dvd, réalisé par la revue 3e millénaire et l'association Être Présence, présente un entretien réalisé à Paris avec Betty en mai 2011. Des extraits d'un autre entretien sont également présentés en bonus. La durée de ce document est de 2 heures.
Il n'y a rien à tuer en soi ! Il n'y a absolument rien à combattre en soi ! Juste à regarder. 
Commander : 3ème Millénaire
Ce dvd présente un entretien réalisé à Paris avec Betty en mai 2011. Des extraits d'un autre entretien sont également présentés en bonus. Durée : 2h.  - 15,90 € port compris

Rencontre avec Betty


Ce dvd présente un entretien réalisé à Paris avec Betty en mai 2011. Des extraits d'un autre entretien sont également présentés en bonus.
Réalisé par la revue 3e millénaire et l'association Être Présence, ce document exceptionnel de 2 heures nous fait partager une rencontre avec Betty dont voici un extrait :

“ Il n'y a rien à tuer en soi ! Il n'y a absolument rien à combattre en soi ! Juste à regarder. on ne change pas cette machine-là. 
Cette machine-là, elle existe, elle a le droit d'exister, point final. Si vous êtes en guerre vous allez alimenter le rêve et vous allez tourner dans la cage de votre hamster sans arrêt. Il n'y a rien à tuer. Il n'y a rien à changer. on ne calme pas les émotions, on ne raffine pas les sens. on n'essaie pas d'étrangler l'ego. C'est une quête qui n'existe pas. On regarde comment ça fonctionne. Il faut être vigilant et regarder. Observer comment on agit, ce que l'on ressent. Observer qui ressent quelque chose. 
Le corps a des sensations. L'individu les capture et dit “c'est moi”. On s'identifie au corps et le corps c'est les sens, les émotions et le mental. 
On est totalement identifié à ces trois piliers-là du rêve. Alors il n'y a rien à changer. vous voulez changer quelque chose en avant de vous : tout ce que vous faites, c'est brouiller le miroir qui est là. Si vous le brouillez, vous voyez embrouillé et la confusion se perpétue... à l'intérieur de la tête, c'est la tour de Babel. Les sens, les émotions et le mental ne parlent pas le même langage et on veut comprendre les associations entre l'un et l'autre, alors c'est la confusion. (...) 
Tout ce que tu perçois est déjà passé. alors il est où le mouvement de faire quelque chose ? Regarder est bien suffisant.(...) 
J'avais la croyance que si je ne faisais rien il ne se passerait rien et c'était une grande croyance que j'avais ! J'avais l'impression que ce monde-là ne fonctionnerait pas si moi je n'intervenais pas. (...) et je me disais : “la vie ne fait pas son job, je vais l'aider un peu parce qu'elle ne donne pas ses preuves.
” 
Donc, regarde juste ce que tu es en train de faire. Les bilans que tu es en train de faire, comment le mental parle tout le temps, comment tu crois les sensations du corps... Juste savoir ça. C'est simple ça. Ça te suit partout. Tu penses que tu vas le trouver plus en Inde, alors que c'est là ! 
Ça va être juste déguisé. C'est tout ! 
C'est toujours là, devant toi.
 ”

Betty a porté sa vie durant la question de son existence sur Terre, jusqu'à son éveil spontané. Elle n'a, en effet, suivi aucune voie spirituelle spécifique, aucun maître, aucune religion ou philosophie. 
Elle a juste essayé d'expérimenter ce qui est vrai dans ce qu'elle lisait ou chez ceux qu'elle rencontrait. 
L'éveil fut un bouleversement, une coupure drastique où chaque instant est complet en lui-même, sans relation avec ce qui l'a précédé ou ce qui le suivra, laissant place à un monde toujours frais, neuf et vivant. 
Betty vit au Québec et rencontre les personnes que la vie met sur son chemin. 

Son site web : 
www.lagrandejoie.com




jeudi 5 novembre 2015

Betty en Gironde février 2016


RENDEZ-VOUS AU CŒUR DE LA VULNÉRABILITÉ
Au cœur de mon témoignage a jailli, une invitation à la libération du rêve d’individualité par un regard attentif et maintenu dans l’instant des processus mentaux, émotionnels et sensoriels. C’est une invitation à vous engager à pratiquer une attention vigilante, qui requiert simultanément l’implication de la totalité de votre être : intellect, cœur et corps. Cette attention amène une vision globale dans l'instant de ce que vous croyez être votre vie et qui n’est qu’une construction mentale, un rêve.
Ce regard nouveau, faisant fi de votre habitude mentale d’accumuler du savoir, vous éclairera et vous guidera pas à pas dans votre travail d’exploration. Il est si facile d’être récupéré par la compulsion de vouloir modifier ce qui se présente dans l’instant afin de l’adapter et le réinterpréter. S’interroger sur la validité du moi est la seule véritable remise en question. Désirez-vous encore travailler à améliorer ce personnage fictif? À le sauver? À lui donner de la force, du courage? Ou à le rendre intéressant et aimable ?
La remise en question que je vous propose lors de cette semaine de rencontres est fondamentale : c’est le « moi » qui est remis en question : c’est-à-dire l’égo, l’identité personnelle, le rêveur que j’appelle aussi : le personnage que l’on croit être. Cette remise en question peut paraitre choquante! La réalité de ce « personnage » que l’on tente de comprendre et d’améliorer tout au long de notre vie est rarement mise en doute. Avez-vous l’impression de vous chercher et de ne jamais vous trouver? Vous sentez-vous coupé de la vie? Avez-vous l’impression d’avoir des émotions qui stagnent à l’intérieur de vous? L’identification à ce personnage imaginaire, le « moi » vous laisse comme impressions : la souffrance, la frustration, la défaite, sans écarter la joie, le bien- être et l'extase. Ce qui en résulte est confusion et frustration, car on ne peut maintenir ou se délester d'aucun de ces états. En fait, ce personnage n’existe pas, alors comment peut-il avoir du pouvoir sur sa vie?
L'erreur du rêveur est qu’il se croit réel. Il prend le rêve pour la réalité. C’est tout ! La vie ou la conscience s’est individualisée en millions de regards, dont l’expression, est de rêver et d’exister. Nous sommes cet œil vivant indivisible, hors de l’espace et du temps, qui se regarde rêver d’individualité, ce regard qui n’a ni début ni fin, pas d’histoire personnelle, pas d’opinions, pas d’émotions. Ce regard vivant, mouvant, conscient d’être conscient est ce nous sommes fondamentalement.
Sans les émotions fossiles, lucide du fonctionnement du mental réactif, et conscient de l’identification au corps, le personnage ne peut que constater qu’il n’existe pas. Il ne reste personne même pas un personnage qui le constate... Seulement la vie qui inspire et expire dans un parfait équilibre. Cette révélation du caractère illusoire du rêve vous dévoilera aussi la nature illusoire du temps, de l’espace et d’un monde séparé; c’est la fin de l’identification au rêve d’individualité.
page1image25144
THÈMES ABORDÉS DURANT LA RENCONTRE

1) Voir : Voie directe pour constater l’irréalité de qui on croit être.
Nous ne sommes pas conditionnés à « voir », à regarder dans le quotidien notre propre fonctionnement. Nous sommes plutôt conditionnés à décrire ce que nous voyons, à l’analyser, à le commenter et à chercher à l'améliorer. Voir, c’est reconnaitre les faits et constater que nous interprétons ces faits. Nous les interprétons et les fuyons, car nous avons souvent peur de vivre ce qui est là, devant nous. En fait, nous avons l'impression que ce fonctionnement est souffrant et nous le prenons pour la réalité.
Nous avons peur de regarder « ce qui est », alors nous imaginons ce que devrait être notre réalité. Nous inventons un monde idéal ou l’amour et la paix règnent; un monde sécuritaire qui se révèle cependant impermanent.
Voir est être conscient du mouvement de l’attention. L'attention est comme un colibri qui butine de fleur en fleur. Elle vous fait passer successivement du souvenir d'hier, à la tomate dans votre assiette, au son du piano, à la vue du chien, à la personne qui passe dans la rue. Et l’attention revient à nouveau à la tomate!
L’attention est un processus corporel inconscient et naturel. Elle est la réponse à la captation sensorielle : la conscience de ce qui est dans cet instant. Dans cette attention neutre, sans intention, défile la beauté du monde. Une beauté fraiche sans référence individuelle qui s’exprime à travers les sens du corps. Qu’il y ait exclamation, sentiment, ravissement, rien n’est altéré par l’histoire émotionnelle du personnage que l’on croit être. L’être humain dans son état naturel est en perception sensorielle directe.
Le personnage, préoccupé par ses dossiers personnels, ses blessures et à ses frustrations ne perçoit que son interprétation du mouvement des sens. L’attention est de percevoir consciemment la totalité de la vie sans le centre de l’intérêt personnel. Il n'y a donc pas de résistance ou de désir changer quoi que ce soit.
page2image17432 page2image17592 page2image17752
INVITATION : L’énergie pour voir est disponible naturellement. Regardez comment elle vous sert pour alimenter votre flot continuel de commentaires et de jugements. Regardez comme elle est utilisée pour espérer un changement dans votre vie ou manifester un désaccord avec ce qui est. Tout simplement regarder ce fonctionnement, voilà l'invitation!

2) L’honnêteté : Faire face à ce qui est
Rester avec ce qui est, apparait comme un travail laborieux, souffrant et désagréable. Il n’en est rien. C’est un processus naturel. Être conscient et présent à une émotion ou à une pensée ne requiert qu’une attention passive, désintéressée. Laisser se déployer ce mouvement ne requiert aucune compétence.
L’effort c’est d’analyser cette émotion, la forcer à s’exprimer par différentes techniques, la fuir, la transformer ou y résister. L'effort n'est pas de faire face à ce qui est, mais de résister à ce qui est. Sans cette résistance, il se crée un espace suffisant pour permettre l’expression complète de cette émotion, du début à la fin. C’est la seule façon de traverser enfin la souffrance.
INVITATION : Je vous invite à prendre conscience honnêtement de vos refuges, c’est à dire des mécanismes de fuite que vous utilisez pour ne pas rester avec l’évènement qui déroule dans l'instant.

3) La relation avec le corps
Le corps a des humeurs, des pulsions, des instincts. Le corps est en mouvement et en perpétuel changement : il s’adapte et coule avec le courant. Comme le personnage a peur du changement, il prétend qu’il est le corps et interprète son fonctionnement.
INVITATION : Regarder le corps vivre et regarder l'interprétation que le personnage fait du corps et comment il crée des règles pour cet organisme simple et immensément sensitif. Regardez le corps et les résistances du personnage. Regardez l’âge du corps, sa couleur, le visage, les cheveux, les yeux, la grandeur, le poids. Regardez sa démarche, ses doigts, ses jambes. Regardez-le et voyez défiler la litanie des commentaires et des jugements. Êtes-vous satisfait? Qu’en est-il de la santé du corps? Êtes-vous angoissé à l’idée de la maladie physique et mentale? Avez-vous l’impression que le corps vous représente? Donnez-vous de l’importance au regard de l’autre? Voulez-vous le changer?

4) Les émotions
Quand je parle des émotions, je parle de la résistance à une émotion récurrente et de la résistance aux nouvelles émotions. Je pourrais parler « d’émotion-fossile » parce que c'est une énergie fossilisée en nous qui nous empêche d’être. Pour le personnage, elle sert de fondation à l'édification du « moi ». Pourquoi notre machine émotionnelle fonctionne-t-elle de cette façon? Pour que l'on s'écarte des situations à risques? Mais quel est le risque? Sommes-nous réellement en danger? L'émotion n'est pas problématique, elle est un mouvement avec un début et une fin. C'est la résistance à l'émotion qui est le problème. Cette résistance est due à la croyance que l'émotion a le pouvoir de nous détruire, de nous anéantir et de nous faire mal.
INVITATION : Êtes-vous en survie? Êtes-vous prisonniers et dépendants des émotions passées? Prenez-vous votre vécu émotionnel pour une référence vivante afin d’affronter le futur? Fuyez-vous constamment vos émotions pour aller vous bercer ailleurs? Regardez les réflexes, les promesses du mental réactif pour vous empêcher de vivre vos émotions...

5) La vulnérabilité
Quand je parle de vulnérabilité, jaillit instantanément, dans votre esprit, l’image d’une personne incapable de prendre une décision pour se tirer d’affaire. La référence mentale est l’image d’une personne faible (sans-abri, réfugié, personne âgée, etc.). En somme, des personnes incapables de réagir face au danger.
Les émotions-fossiles font surgir la réactivité du mental qui est une machine qui cherche à nous maintenir dans une zone de confort temporaire et puéril.
Voir vous fera alors constater que les repères sécurisants, les fonctionnements habituels, les stimuli sensoriels ne répondent plus. Cet état est interprété comme une démotivation par le personnage, une absence de désir.

INVITATION : Le personnage résiste à cet état de vulnérabilité qu’il interprète comme une grande fragilité émotionnelle. Est-ce possible de voir que la vulnérabilité est en fait une extrême sensitivité qui ouvre la porte à la fraicheur de l’instant?

6) La mémoire
Qu'est-ce que la mémoire? La mémoire est le souvenir du passé, le souvenir des évènements et le souvenir des apprentissages. Il est intéressant de constater que la mémoire semble se diviser en deux :
  • ▪  La mémoire liée aux évènements temporels
    Elle est reliée à l'apprentissage corporel et elle répertorie les évènements qui se succèdent dans le temps sans interprétation. Exemples: je sais faire du vélo; je connais l'histoire d'Haïti; je suis mécanicien; je me rappelle les évènements de mon enfance; j’ai enregistré dans ma mémoire des faits.
  • ▪  La mémoire émotionnelle
    Elle est la mémoire du personnage que l’on croit être. C'est une mémoire sélective. Elle est gérée par un censeur intérieur, celui qui définit si l’émotion est acceptable ou inacceptable. On peut aussi l'appeler le protecteur de la vulnérabilité. Le censeur gère la mémoire émotionnelle dans le seul but de sécuriser le personnage perdu dans son monde inventé. Il perpétue le rêve d'individualité.
INVITATION : Regardez comment la mémoire émotionnelle est individuelle et a tendance à amplifier certains évènements et à en oublier d'autres. Elle transforme et adapte la réalité dans le seul but de créer et conserver une zone de confort permanent. Peut-on se fier à la mémoire émotionnelle?


mardi 24 mars 2015

Betty



LA VIE NE SE TROMPE PAS…..


Betty s'est éveillée à la Réalité, 
ce vide vibrant où la personnalité est absente, là où rien ne commence et rien ne meurt. Née au Québec, elle y réside toujours. Betty n'enseigne pas; nul besoin de chercher. Le grand rendez-vous est avec vous-même! Être conscient de ne rien être et de ne rien savoir a foudroyé le désir d'exister de Betty, la laissant dans un perpétuel étonnement! Intemporelle et non individuelle, la Conscience ne subit pas de processus évolutif: Elle EST! C'est ce que nous sommes tous! Et c'est accessible, sans distance, sans délai.

http://www.lagrandejoie.com

mercredi 5 novembre 2014

mardi 11 mars 2014

Betty



ON NE RÊVE QUE DE SOI

Mais qui est le soi?
Existe-t-il réellement?
Comment le voir sans le laisser vous rembobiner dans le rêve à nouveau?

Le soi dont on parle ici est le rêveur, le personnage que lʼon croit être. Ce personnage vous semble être un individu réel qui évalue, veut se perfectionner, sʼaméliorer et même sʼilluminer. Il est celui que vous appelez : moi. Il veut se réaliser dans le futur, car il croit au temps dʼapprentissage par lʼaccumulation de connaissances. Il vit dans le temps. Mais quʼest ce que le temps ? Le temps est le mouvement imaginaire de ce personnage. Ce personnage est une erreur de perception, un personnage fictif, un amalgame de souvenirs, de théories et dʼhabitudes. Regardez honnêtement ce qui définit votre je, sur quoi repose votre identité. La personne que vous avez cru être dans le passé, que vous croyez être maintenant et que vous prévoyez devenir dans le futur nʼest jamais stable, jamais identifiable. Quand vous proclamez : Moi, je sais que…

De qui parlez vous? A partir de quel point de vue ?


Le lâcher prise

Le lâcher prise est la reconnaissance, lʼévidence que la vie nʼa pas besoin du rêveur pour être, pour sʼexprimer au travers du corps. Lâcher prise partiellement est vouloir garder vivant ce personnage. Si ce lâcher prise est partiel, il est conditionnel et relève dʼune décision mentale qui garde le contrôle.
Sʼinterroger sur la validité de soi est la seule vraie remise en question, la seule véritable interrogation et elle créera un doute fondamental au cœur même de ce personnage fictif. Se pourrait-il que je nʼexiste pas et que le «je » ne sois quʼune illusion ? Quʼil nʼy ait pas dʼêtre lumineux à lʼintérieur de vous qui attend juste dʼêtre éveillé ?
Se pourrait-il que je sois seulement lʼidée que je me suis faite de moi même? Lʼhonnêteté vis à vis de cette question va déterminer votre disponibilité véritable à voir la Réalité une fois pour toute, va créer une ouverture qui donnera le recul nécessaire pour voir ce personnage en action. Cet ultime lâcher prise vous laissera seul, positionné sur le seuil de la grande machine à rêver, libre pour Voir qui est ce personnage que vous imaginez être.
Ce lâcher prise déstabilisera lʼégo, lʼindividu, le rêveur, le chercheur qui croit contrôler sa vie et celle des autres. Désirez-vous encore travailler à améliorer ce personnage fictif ? A le sauver ? A lui donner de la force, du courage ? A le consoler de ses peines imaginaires ? A lʼamener sur un chemin imaginaire vers une libération remplie dʼamour et de réconfort ?


Voir

Lʼart de voir est un don commun à lʼhumanité. Il vous appartient fondamentalement. Perdu dans le tourbillon de votre désir de devenir, de vous investir dans une personnalité mécanique, vous avez oublié la véritable nature de lʼêtre humain.
Quand je parle de voir, je ne parle pas, de reprendre à nouveau le chemin dʼune nouvelle quête spirituelle qui bonifierait votre personnage imaginaire. Je parle de développez une attention lucide, dans lʼinstant. Assoyez vous à lʼintérieur de vous sur un petit banc, soyez immobile et ouvrez les yeux de lʼintérieur.
Lʼœil intérieur est un regard de braise qui voit que le mental réactif vous impose son rythme duel. Un regard lucide, qui voit la valse des émotions, un regard qui voit le premier trait de chaque esquisse des scénarios du mental réactif. Regardez comment vous fonctionnez. Regardez cette compulsion à vous laisser aspirer par le rêve dʼindividualité. Regardez bien en face ce personnage, regardez le sʼémouvoir, quêter des sensations, les traduire, regardez le réagir, avoir une opinion personnelle, se débattre pour avoir raison et vous découvrirez les rouages de cette machine à rêver.
Le personnage prétendra que voir lucidement dans lʼinstant est hasardeux même dangereux pour lui. Il a bien raison. Il vous enverra des messages dʼinstabilité. Il veut chercher des solutions dans ses connaissances, dans le passé; voir le maintient dans le moment présent. Il ne sait plus comment fonctionner. Laissez le sʼinquiéter et regardez cette machine en action. Porter son attention et la maintenir dans lʼinstant, dénature ce personnage, le maintient hors de son milieu de survie imaginaire.


Qui regarde ?

Cʼest le personnage qui regarde car il a la capacité de se voir rétroactivement et son regard est teinté de ce quʼil croit être. Il se dédoublera à lʼinfini et nʼabdiquera pas facilement. Il se verra à travers le filtre de ses émotions, de ses sensations corporelles et de ses convictions mentales.
Tout ce que ce personnage croit être, contribuera subtilement à le repêcher et le relancer dans sa bouillie mentale. La vigilance est essentielle pour cette remise en question perpétuelle. Une vigilance constante à remettre son attention dans lʼinstant. Le rêveur est conditionné à CROIRE (réagir avec sa mémoire) et non pas à VOIR directement et lucidement lʼévénement qui se déroule dans lʼinstant. Cet évènement qui se déroule dans lʼinstant est le miroir du personnage que vous croyez être. Vous croyez que voir dans lʼinstant vous demandera beaucoup plus dʼénergie que rêver ? Et si vous vous trompiez ? Rêver cʼest être mort et persister à affirmer dans le temps : je vis !
Voir vous donnera lʼimpression de vous réveiller le matin en étant conscient simultanément du retour à la réalité et des sensations éprouvées par le personnage dans votre rêve diurne. Vous vous identifierez à lʼun et à lʼautre successivement jusquʼau réveil complet. Vous aurez lʼimpression de vous réveiller dʼun rêve, doucement à votre rythme. Voir nʼest pas un atterrissage dʼurgence en catastrophe, mais bien ouvrir les yeux doucement et constater : je rêvais. Ne vous inventez pas de scénarios spectaculaires; cʼest beaucoup plus simple et naturel que vous le croyez.

  • Quʼest ce que lʼinstant
et pourquoi se repositionner dans lʼinstant ?

Dans le rêve, on ne voit que ce qui est mort, passé, daté; jamais le Vivant. Le rêveur vit dans un univers figé, inanimé. Il vagabonde dans le temps, flâne dans sa mémoire pour évaluer pour la millième fois les connaissances quʼil croit avoir accumulées. Ces connaissances, il les garde en prévision dʼun désastre ou dʼun moment de grâce, afin de réagir face à lʼinconnu. Remettez votre horloge à 0 constamment et maintenez la à 0 autant que possible. Ce temps accumulé, cette mémoire qui semble être la matrice de votre vie, nʼexiste que dans le rêve. Constatez la tangente quʼessaie de prendre le personnage à chaque tentative de remise à zéro, constatez comment le mental se rebiffe et essaie de recycler le scénario sur le chemin du progrès vers la libération à travers la mémoire. Maintenir lʼattention dans lʼinstant désencombre le mental réactif, lʼempêche de puiser dans la mémoire pour construire de nouveaux scénarios.
Êtes-vous vraiment disponible pour accueillir le fait que vous ne saurez jamais à lʼavance ce qui arrivera dans la prochaine seconde? Le fait que lʼidée dʼune porte imaginaire pour quitter le rêve nʼexiste pas plus que le rêve? Il nʼy a personne à éveiller, personne à consulter, personne à épargner ; il nʼy a personne.


Dʼou viennent les questions et à quoi servent t-elles ?

Toutes les questions viennent du cœur de la machine à rêver. Comme cette machine est illusoire, comment les questions qui sʼy forment pourraient-elles être valables ? Le personnage se pose des questions existentielles auxquelles il ne trouve jamais de réponses. Ces questions pourraient toutes se résumer en une seule question : est-ce que jʼexiste vraiment ? La recherche spirituelle est la course folle pour trouver la réponse à cette question. Comment le personnage pourrait-il trouver une réponse à cette question, puisque le rêve dʼindividualité est un rêve et non la réalité.
En remettant continuellement en cause lʼorigine de ces questions, en arrêtant dʼévaluer si elles peuvent vous servir personnellement, en arrêtant de choisir une version et pas une autre, le mouvement compulsif de la machine à rêver va ralentir, perdre de sa force et finalement disparaître. Privé de lʼénergie que produit votre volonté personnelle de choisir et dʼévaluer, elle va manquer de carburant.
Les questions nʼexistent que dans le temps. Maintenir votre personnage dans lʼinstant est le forcer à se dévoiler. Voulez-vous voir comment il fonctionne? Regardez le réagir dans lʼinstant. Il a peur, semble en déséquilibre ? Il a peur de mourir ? Il a bien raison et en le maintenant dans lʼinstant, vous lʼobliger à se manifester, ainsi vous le verrez clairement et constaterez lʼampleur de cette illusion.


Le rêve est un mécanisme désincarné, sans âme, répétitif, une machine qui repose sur 3 grands piliers :

Le mental du rêveur - Les émotions - Lʼidentification au corps.


  1. 1)Le mental du rêveur. Ce que jʼappelle le mental du rêveur est le mental réactif qui est un phénomène inconscient de réactivation dʼévènements passés qui sont engrangés dans la mémoire, et nous amène à réagir à un nouvel événement semblable. Ce mécanisme mental est une excroissance du mental fonctionnel du corps qui a lui pour caractéristique dʼagir instantanément et fraichement face à tout événement. Le mental réactif sʼest accaparé le mental fonctionnel du corps et en module les caractéristiques de fraicheur et dʼinstantanéité pour les adapter au rêve dʼindividualité. Il se prend pour un penseur, un agissant, vous. Pour survivre, il sʼest établit dans le temps, qui est sa demeure. Il a récupéré lʼinstinct de survie du corps et lʼa adapté à son désir de continuité, vous laissant ainsi lʼimpression de devoir vous sauver de la mort. Cette erreur de perception vous amène à croire quʼà la mort du corps, cʼest vous qui allez mourir. Dans le rêve, on ne voit quʼavec les yeux du mental réactif, ce regard qui est éclairé par la lueur de notre personnage.


  1. 2)Une identification au corps. Le personnage qui rêve, interprète le fonctionnement du corps comme étant son propre fonctionnement. Le corps est un capteur de sens impersonnel qui ne fonctionne que dans lʼinstant. Le rêveur considère la dualité comme étant la seule façon de fonctionner. Il croit avoir le choix entre les deux facettes de la dualité. Il pense devoir choisir pour son propre bien-être. Interpréter les sensations du corps, cʼest les cristalliser en émotions refoulées. Cʼest faire du corps un contenant, un dépotoir personnel.


  1. 3)Les émotions. Elles sont un système de communication entre le mental réactif et le corps. Les émotions sont un langage inventé, qui sert à garder vivant le personnage que lʼon croit être. En refusant dʼaccueillir les émotions telles quelles sont, le rêveur contribue à alourdir cette identification. Pourquoi les émotions remontent-elles toujours à la surface, pourquoi reviennent-elles ? Le mental réactif a fait du corps un contenant. Un contenant dans lequel il entrepose les émotions. Les émotions sont la colle qui garde entier le rêveur. Mais le corps dans un mouvement naturel, expulse l'émotion à l'extérieur. Le corps nʼa pas dʼalliance avec le mental réactif et nʼen aura jamais. Il n'est pas un récipient pour conserver l'histoire du rêveur.

Les émotions ne sont pas les sensations du corps mais lʼinterprétation quʼen fait le mental réactif. Les sensations du corps nʼont rien de personnelles, elles sont corporelles.
Le personnage semble avoir un instinct de survie qui le pousse à réagir à la moindre émotion. Soyez conscient de ce mécanisme et du scénario quʼil vous propose au moindre inconfort. Ce scénario temporairement apaisant perpétue le rêve. Que vous propose ce scénario? Le croirez-vous à nouveau, ou verrez vous le mouvement sécuritaire robotique du mental dʼun personnage que vous croyez être ? Il vous masque la possibilité de voir ce que lʼinstant pourrait vous dévoiler. Ce mouvement est la petite voix qui parle dans la tête. Regardez lucidement le corps. Est-il vraiment à vous ? Lʼavez-vous créé, lʼempêcherez-vous de mourir? Arrêterez-vous le processus de son vieillissement ? Combien de temps ? Contrôlez-vous le sang qui coule dans ses veines ? Les battements de son cœur ? Et même si cela vous est possible momentanément, à quoi cela peut-il bien vous servir ?
Le corps vit dans lʼinstant, le rêveur survit dans le temps; lʼentente possible entre le rêveur et le corps nʼexiste pas et nʼexistera jamais. Ni le mental réactif, ni les sensations, ni les émotions ne pourront changer cela.
Nul besoin dʼessayer de discuter avec le rêveur pour voir ce mécanisme. Nul besoin dʼessayer de le comprendre, de lui demander son avis. Il nʼexiste aucune alliance possible avec lui. Il ne vous donnera pas accès à une solution privilégiée. Cʼest une machine : regardez-la comme telle ; comme si vous regardiez une marionnette dans un théâtre de guignols, avec curiosité mais en ne vous sentant pas concerné personnellement. Demandez-vous : mais comme cela peut-il fonctionner aussi bien pour me donner lʼimpression que cette figurine est moi ?

Regardez-vous avec une saine curiosité croire en ce système illusoire. Surprenez-vous à chercher à nouveau la pierre angulaire sur laquelle vous avez bâti ce rêveur pour vous raffiner, vous soulager, vous éveiller, vous libérer? Vous avez un but qui maintient le rêve de changement, dʼamélioration, de contrôle et de pouvoir personnel du personnage. Vous voilà reparti à nouveau dans une autre interprétation qui vous amènera à une autre image fictive de vous-même. Vous croyiez-vous en voie de libération? Mais qui veut la libération, et pour qui et pourquoi? Vous ressentez lʼéchec, lʼincapacité à voir? Cette réflexion fait partie du monde du rêve! Cʼest votre personnage qui parle et il est partial. Reculer et regarder à nouveau. La voix qui parle dans votre tête est le mental réactif du rêveur. Le mental fonctionnel ne parle pas dans votre tête, il agit dans lʼinstant.

 La vie ne discute pas; elle est.

Tant que vous percevez et interprétez votre état, il faut reculer encore et voir le mécanisme de récupération du personnage en marche, encore et encore. Rester vigilant en se ramenant sans cesse vers le point zéro, cʼest cela le vrai travail de méditation.

Comment fonctionne ce personnage qui rêve? Il se bâtit autour dʼexpériences non résolues, généralement survenues dans lʼenfance. Les émotions qui en découlent, cristallisées dans le temps, sont en attente de solutions. Comme le rêveur veut demeurer dans le corps, il se sert des émotions pour se cimenter à sa demeure imaginaire. Quand une émotion surgit, le mental réactif trouve une solution temporaire pour sécuriser le rêveur. Les différentes approches thérapeutiques visent justement à transformer lʼémotion, ou à lʼaméliorer. Regarder lʼémotion bien en face, sans autre but que de la voir, permet à celle-ci de se déployer et allège graduellement la sensation dʼenfermement dans le corps.

Le corps retrouve ainsi la fraîcheur et la spontanéité de son fonctionnement naturel.

Site Betty : cliclic




mercredi 29 janvier 2014

Betty



Bordeaux  Nombre de places limitées, merci de réserver.
Rencontre en soirée
Vendredi 7 mars - de 20h à 22h

Rencontre de week-end
Samedi et dimanche 8 et 9 mars - de 10h à 12h et 14h à 16h
Lieu : Salle de yoga Elisabeth Rapaport, 68 av. Stehelin, 33 BORDEAUX CAUDERAN
Information et réservations : Jean-Marc Martin jeanmarcmartin@me.com -  06 16 80 20 93

Participation : Soirée vendredi 10 €  - Une journée : 50 €  - Samedi et Dimanche 90 €

  Interview 

"L'arrêt du rêve de l'individualité"
1ère partie




2ème partie



Site Betty : cliclic

Un livre de Betty  
aux éditions Accarias L'Originel


Editions Accarias L'Originel : cliclic




samedi 28 avril 2012

Betty





« L’être ne s’éveille pas : il arrête de rêver qu’il existe en tant que pensée individuelle et se fond complètement dans le tout. »

À l'automne 2008, en me promenant seule un soir, je me suis arrêtée tout à coup et j’ai fait un foudroyan
t constat : au plus profond de moi, je voyais que j’étais incapable de trouver la paix, car je n’étais pas équipée pour cela.

Mon cheminement spirituel, mes efforts et ma recherche d’expériences ne m’avaient amenée nulle part. J’étais totalement dégoûtée. Je me suis dit : « Je laisse tout tomber, advienne que pourra, je me fiche de n'être rien et seule. »

Je constatais qu’après de grandes souffrances inutiles, je me retrouvais dans un état neutre, comme dans un désert. Je n'étais ni bien ni mal, je refusais de me laisser atteindre par les pensées, mais je n’avais aucune résistance, je n’essayais pas de les repousser : « Vous existez les pensées! Parfait, faites votre travail : moi, je ne me sens plus concernée. » Je ne croyais plus en moi, 
j'étais glacée, prête à mourir.

Est-ce que l'éveil survient quand il y a une insupportable urgence dans l'appel, quand il y a acharnement? Je ne sais pas. L'année qui a précédé ce séisme, j'avais pourtant un franc désir d'absolu, mais je constate maintenant qu'il y avait une peur qui m'habitait : 
la grande peur de ne pas exister.

L’amour que je pensais à la base de tout, cet amour que je définissais à l’opposé de la haine alimentait cette peur. Elle s’immisçait partout : dans mes relations amoureuses, dans le dialogue avec mes filles, dans ma vie professionnelle.

Je voyais l’absurdité de ces situations au gré de mes expériences : avoir peur de ces choses qui devaient m’apporter le bonheur n’avait pas de sens. J’avais une réelle motivation à me libérer de cette peur qui engendrait de la douleur et de la souffrance, mais je ne voulais pas abandonner qui j'étais, je voulais continuer d’exister en tant que « moi ».

Après cette soirée où j’ai honnêtement lâché prise, je ne marchandais plus, j'accueillais le moment pour ce qu'il était, le laissant glisser sur moi, quelquefois interprété comme douloureux, quelquefois interprété comme joyeux, mais toujours acceptable, car il existait dans ce monde que je projetais moi-même.
 J’en ai donc pris l’inévitable et entière responsabilité.

Ce faisant, il ne restait qu’une soif d’inconnu, non identifié, intouchable, inqualifiable, qui s'étendait et créait de l’espace.
 La vie a répondu.

Mon témoignage est simple, accessible et sans but.

Je me suis créé une invitation à abandonner le monde instable 
de la forme et j’y ai répondu.

Reconnaître que l'on Est l'essence même de la Vie, c’est vivre en permanence la Paix, comme les fleurs, sans rien attendre, 
sans rien demander.

La Conscience est intemporelle, non individuelle et ne subit pas de processus évolutif : elle EST! C’est ce que nous sommes tous!


« Dans un total abandon,

comme une fiancée promise

à un inconnu, j’ai accueilli

la non-connaissance!

Ne pas savoir intellectuellement,

ne pas comprendre le processus,



ne pas marchander le temps !

Plonger dans le vide.

La Vie a répondu :

la Paix est ma demeure! »



Betty

site Betty : cliclic


 

dimanche 11 mars 2012

Betty



La mascarade


Chercher ou ne pas chercher?
Vouloir ou ne pas vouloir?
Suis-je un Je, un petit moi ou un grand soi?
Aimer ou ne pas aimer?
Je regarde par le cœur, la tête, les yeux, le pied!
Alouette!
Suis-je libéré du Je?
Suis-je le rêveur?
Qui rêve?
Qui voit le rêveur?
Suis-je l’ego?
Comment le dresser ou m’en débarrasser?

Le désir de conclure est permanent chez le chercheur :
« Maintenant j’ai compris!
Je proclame que je suis sans le Je.
Je vis dans la non dualité.
Je suis le vide.
Le vide a pris la place du moi.
J’ai eu une ouverture d’éveil, hier, à 10h15.
J’ai eu une confirmation dans mon rêve cette nuit.
Je comprends enfin, et mon corps a intérêt 
à me donner des signaux correspondants.
J’ai trouvé la vérité et maintenant je vais l’expliquer aux autres,
Ces ignorants perdus qui errent dans l’univers,
À la recherche de leur réalisation.
Je vais les aider. »

« Mais, écoutez-moi quelqu’un! » supplie le chercheur de vérité, dont l'activité mentale est en perpétuelle ébullition. Il a la sensation de progresser à grands pas! Il semble sincère dans sa démarche. Il veut trouver la libération, ce concept qu’il a inventé pour se tenir occupé, et ça le tient occupé au point de l’hypnotiser solidement. Que cherche-t-il véritablement dans ce déluge de questionnements? À valider ses idées? À les comparer? À trouver un trésor? À trouver un enseignant qui approuvera enfin ses nouveaux concepts spirituels pour qu’il puisse s’autoproclamer libéré? L’enseignant n’existe pas plus que le disciple! Il n’y a personne à libérer : Il n’y a personne!

Voir est l’abandon total de cette idée burlesque d’évolution personnelle, non pas une négociation de plus.

Le corps n’appartient pas au rêveur. Il est un organisme calme, paisible et éphémère. Il ne veut rien, ne cherche rien. Pourquoi voulez-vous qu’il ait un but? Pour devenir un héros de votre monde? Laissez tomber les armes n’est pas continuer à évaluer des concepts, mais voir l’origine de ce délire. 
Le rêveur est un évaluateur mental, 
et le mental est comme un animal affamé. 
Donnez-lui de la nourriture et il restera dans les parages, à mendier. 
Tous les qualificatifs pour définir la Vérité 
sont du carburant pour la machine à rêve!

Quand « on ne rêve que de soi » s’est installé, 
voir a pris toute la place. 
Je ne faisais que constater en quoi croyait la personne
 que je m’imaginais être.

Tout naît, tout meurt dans l’instant! Et moi, je cherchais, dans un charnier d’ombres, à garder la Vie vivante. Le constat est tombé à la vitesse de l’éclair: on ne rêve que de soi! J’étais seule dans ce monde inventé. En accueillant cette grande solitude, j’ai tremblé profondément, et l’humanité au complet a ressenti ce séisme, car l’humanité, c’est moi! J’ai pris la responsabilité totale de regarder ce monde auquel je croyais, et j’ai constaté que je n’arrêtais pas de m’imaginer être un personnage à qui je collais des attributs. 
C’était un rêve enfantin, 
un besoin compulsif d’être toujours quelqu’un d’autre.
La défaite était totale et irrévocable. Immobile, j’ai regardé la grande mascarade : les ruines de l’humanité, ces symboles qu’avait accumulé ma mémoire, et qui flottaient dans le temps.
Je ne marchandais plus avec la vie! Je voyais que mon rêve était raffiné à l’extrême : des vies religieuses, de grandes souffrances mystiques, des allers retours dans le corps, une incompréhension profonde. Mon rêve représentait la bêtise humaine déclinée de mille façons : réalisations artistiques, enseignements, confusion, violence inutile, extase inventée et misère aussi. Qu’était cette course folle pour entretenir des relations avec les autres apparitions, qui me semblaient des personnes distinctes dans mon monde?
La Source est un faisceau lumineux qui dessine l’instant en traversant un véhicule sensoriel : le corps impersonnel. Ce trait lumineux naît et meurt dans ce même instant. Aussitôt exprimé, il disparaît; il est irréel. Je cherchais à évaluer, à comprendre et à rejoindre l’ombre de ce trait éphémère, alors que je me croyais enfermée dans un petit véhicule d’argile.
Je croyais habiter le corps. J’avais inventé un moyen de communiquer avec lui et j’interprétais son fonctionnement simple comme étant le résultat d’un apprentissage personnel. Je l’avais pris en otage, j’en avais fait mon animal domestique, et il obéissait! Je l’encodais de mes désirs et de mes peurs. Lorsque j’ai vraiment regardé le corps pour la première fois, j’ai constaté qu’il était incapable de désobéir. Il réagissait à mes demandes conscientes ou inconscientes. Je le faisais  pleurer, rager, conclure, frôler la folie. Puis, en regardant ma main, une question a jailli : serais-tu un mirage, toi, le corps? Serais-tu l’otage de mon rêve? Les plaisirs, la joie, la paix que je ressentais dans la vie dépendaient tout le temps des sens du corps et étaient toujours momentanés. Ma quête existentielle était donc uniquement une quête sensorielle, corporelle ! De ce haut-le-cœur monumental a jailli l’Immobilité, la Solitude, l’art de voir, la méditation. Le grand Silence s’est déployé tel un papillon naissant dont le cocon s’est brisé, 
car l’ouverture était assez grande pour qu’il ouvre ses ailes.
Le Silence n’est pas un lieu à atteindre, une cure de stimulation sensorielle pour un chercheur en quête de réalisation. Le Silence n’est pas une salle d’exposition pour afficher ses dernières découvertes ni une nouvelle possibilité de prestation pour un comédien en manque de rôles.

Le Silence c’est l’absence de toi!


 Betty  - site -