samedi 31 octobre 2009

Jean Bouchart d'Orval



Jean Bouchart d'Orval à Bordeaux
le 3 novembre 20 h

salle de yoga Elizabeth Rapaport
68 rue Stéhelin Bordeaux-Caudéran

renseignements : Jean-Marc 06 16 80 20 93
La soirée 15 € réduit (demandeurs d'emploi - étudiants) 10 € -

Le Dénouement

La fameuse crise qui affecte notre monde n’est pas de nature autre que spirituelle et elle ne peut connaître son dénouement de la manière proposée par les économistes, les politiciens et les journalistes… Dès l’origine, la trame de nos vies s’est tissée à partir du ravissement étonné, véritable parfum de l’existence. Au fil des événements traumatiques quelque chose en nous s’est noué, cristallisé. Ce qui était jeu et pure joie est devenu souvent travail et lourdeur. Or, toute velléité de résoudre une situation objective afin de retrouver la paix ne fait que resserrer les nœuds. Nous avons perdu de vue que dans les nœuds de la vie il n’y a rien d’autre que la vie, la Lumière consciente. Prendre conscience de cela amorce le seul vrai dénouement.




lundi 26 octobre 2009

La liane des Dieux



Isabelle Clerc ne se contente pas de parcourir le monde à pied ou à cheval. Chez cette poétesse hors pair, le voyage géographique se double toujours d’un voyage spirituel. En 1998, elle publie un formidable ouvrage sur le yajé, La liane des Dieux, dans lequel elle relate avec beaucoup de poésie son initiation à la plante sacrée de l’Amazonie. Dans cet ouvrage savoureux, « la narratrice se jette, corps et âme, dans l’inconnu d’une aventure qui la traverse et la dépasse » écrit Michel Camus. Elle se rend en Colombie pour rejoindre son amie Béatrix, avec laquelle elle fréquenta l’université parisienne. Grâce à celle-ci, la narratrice rencontre Dionisio, « le passeur d’un monde à l’autre », puis le chaman Don Angel, qui lui offrira la chance salvatrice d’ingérer le breuvage sacré « ayahuasca », « la liane des morts ». Après Burroughs et Ginsberg, Isabelle Clerc réintroduit la plante sacrée des Incas dans la littérature, mais cette fois, pour la célébrer dans la Poésie et dans l’Amour. Son récit, qui témoigne d’une expérience fondamentale, est une merveilleuse invitation au voyage. « Dans la démesure de la forêt vierge amazonienne, écrit Camus, inviolable dans son essence, elle en oublie sa culture européenne, sa formation d’ethnologue et son métier de journaliste. Devenue transpersonnelle , elle est ailleurs, du côté de la vraie vie, du côté de l’infiniment Autre qu’elle découvre au fond sans fond de soi. » Isabelle Clerc ne perd jamais de vue cette « liane directrice » qui la relie au Divin et l’oriente vers la réalisation de soi. Elle sait trop bien maintenant que le yajé est « le cordon ombilical qui reconnecte le corps à l’univers ». Dans ce formidable ouvrage initiatique, la saveur des mots n’a d’égal que l’intensité de l’expérience : « J’ai écrit ce livre, dit-elle, pour remercier ce qui m’a été donné dans la forêt. » A l’instar du breuvage visionnaire, ce récit a le pouvoir de révéler l’esprit, d’épanouir l’âme, de transporter le lecteur sur une rive nouvelle dont peut-être, il ignorait même l’existence. Grâce à ce récit, le lecteur prend fermement conscience que le Bonheur, finalement, n’est pas qu’un mythe, mais une réalité qui nous tend la main.



Eckhart Tolle


"Nous sommes plus grands que nos pensées"



samedi 24 octobre 2009

vendredi 16 octobre 2009

Sébastien Fargue



à Bordeaux le vendredi 16 octobre 20h
Salle de yoga Elizabeth Rapaport
68 avenue de Stehélin Bordeaux-Caudéran

Atelier les 17 et 18 octobre
Renseignements : Jean-Marc 06 16 80 20 93


En pratiquant la présence, nous apprenons à percevoir ce qui est dans notre champ de conscience avec honnêteté et sans jugement. Au contact de cette attention à la fois accueillante et lucide, les fixations et les illusions perdent tout simplement leur pouvoir de fascination.
Nous redécouvrons notre véritable nature, et sommes alors consciemment reliés à la vie.
Nous prenons conscience qu’il n’y a qu’un seul mouvement unifié, et non plusieurs parties distinctes en lutte pour elles-mêmes.
Nous comprenons que nous ne sommes pas une personne autonome, mais le mouvement de la Vie elle-même.
Ainsi, nous retrouvons la légitimité et la liberté d’être tel que l’on est

Site Sébastien Fargue : ici




mardi 13 octobre 2009

Hélène Naudy


La charrue, le boeuf et l'éveil


Une pédagogie de l’éveil ?


Voilà un sujet à polémiques qui risque de faire grincer bien des dents. Les esprits s’échauffent, nous parlons D’EVEIL…… ! ! !

L’Eveil ? L’ego doit mourir ? Comment vais-je m’y prendre pour qu’il meure ? Ou du moins, comment vais-je m’y prendre pour ne plus être identifié ? Je laisse ce combat à ceux qui prétendent que l’ego et le mental sont nos ennemis ; croyance qui n’est certes pas le fruit d’une compréhension mais d’un manque de discernement. Car me semble-t-il, si nous les considérons comme tels, le problème ne vient pas d’eux mais bien plutôt de notre rapport à eux. Le mental, l’ego sont souvent des termes que nous employons sans vraiment être au clair avec la définition que nous en avons mais par contre en ayant sur eux des idées bien arrêtées. Alors l’ego va-t-il mourir et quand ? Quand vais-je moi aussi avoir droit à ce fichu éveil ? En fait, quels sont nos espoirs et pourquoi ?


QU’EST L’EVEIL ?
Peut-on le définir ? Etant donné que la définition que j’en donnerai sera dépendante de mon vécu et de mon entendement, j’utiliserai le conditionnel. L’éveil serait cet instant de non-retour vers l’ignorance. De quelle ignorance suis-je en train de parler ? De celle dans laquelle nous baignons sans en avoir conscience qui est notre identification à des images. Images au sens large tant elles touchent tout ce envers quoi nous nous identifions : images corporelles, énergétiques, spirituelles, rôles, concepts, jugements, points de vues, préjugés, états psychologiques. L’éveil répond de manière radicale et vivante à la question : qui suis-je lorsque je ne suis plus identifié à des images ?


L’EVEIL SERAIT-IL UN PROBLEME OU SERAIT-CE NOTRE RAPPORT A LUI QUI SERAIT PROBLEMATIQUE ?


Il va sans dire que notre rapport à l’éveil est particulièrement houleux et grandement problématique.

Tout d’abord, a-t-on le droit de critiquer notre colossal monde conceptuel en lien avec l’éveil ? Une question qui coûte cher. Allons-nous nous mouiller ? Autre question concernant notre rapport à l’éveil : pouvons-nous traiter de ce sujet si nous ne sommes pas un « éveillé » ? Et les propos des « éveillés » à ce sujet sont-ils plus sensés ou plus pertinents ou plus dignes de confiance, que ceux d’un « non-éveillé » ? On pourrait penser que ces questions sont superficielles, et … c’est effectivement bien le cas… mais notre rapport à l’éveil ne l’est-il pas lui aussi ?

Mais avant de poursuivre, n’ai-je pas oublié un préambule essentiel : de quoi avons-nous besoin, de questions ou de réponses ? Respectons-nous et suivons de près notre nécessité intérieure et là où nous en sommes de notre compréhension.

Concernant cette dernière, je vais, précisant celle qui vit en moi.
L’éveil ? C’est un mot qui me détourne de mon intelligence. Je le prends trop au sérieux. Je voudrais m’en faire un ami, mais lui m’échappe cruellement, moi qui ai tant fait d’efforts pour le conquérir, moi qui l’ai courtisé depuis tant d’années. Pourquoi mon rapport à l’éveil me détourne-t-il de moi-même ? Parce que je le vis par procuration, parce que je focalise toute mon énergie pour savoir comment je vais pouvoir y arriver, sans m’interroger sur cette focalisation et ce qu’elle sous-tend. Je suis prise de démangeaisons comparatives : être plus ou moins proche de l’éveil. Mais cela m’éveille-t-il à ma propre intelligence ? Je veux du miracle, de la magie. Mais au fait, suis-je en train de penser qu’un « éveillé » est nécessairement intelligent ?

L’éveil ? Mais d’abord qui souhaite parvenir à l’éveil ? L’ « éveillé » est la plupart du temps incompris par ses semblables, il perçoit ce que les autres ne perçoivent pas, il voit ce que les autres ne voient pas, il percute, il fait mal, il dérange, il est adulé puis fort logiquement rejeté, méprisé… Il n’est même pas dans des sentiments de supériorité ni d’infériorité, quant au pouvoir, à la manipulation, ils l’ont abandonné. Il ne joue plus aux gentils et aux méchants. Il ne joue plus à la victime. Il ne prétend plus être quelqu’un. Il ne sait pas qui il est. La seule phrase affirmative qu’il répète et qui n’est comprise par personne, c’est le : « je suis » sans rien après. Et l’autre qui n’a pas encore reçu un prix particulier de l’entendement : « seul le réel m’habite ». Pour dire qu’en matière d’indices, on est mal barré. « Je suis » sans rien après, « seul le réel m’habite ».

Je vais donc profiter de ces instants où l’éveil n’a pas encore croisé mon chemin. Je vais pouvoir m’illusionner, croire qu’un jour j’arriverai à avoir confiance en moi, être romantique, avoir des idées, me proclamer victime, me sentir supérieur, dénigrer mon prochain, être identifiée à mes rôles divers et variés.

Ce que je veux exprimer en ces termes équivoques, c’est cette compréhension : ce que je vis, je dois le vivre puisque je le vis. Je n’ai pas d’autres choix. Alors, ai-je l’idée que je devrais vivre autre chose ? Quel est mon rapport à ce vécu ? Il n’y a pas d’autres questions.

Notre rapport à l’éveil ? Mais nous sommes attachés à ce mot, nous n’en démordons pas, nous sommes collés à lui, nous sommes identifiés à l’idée que nous en avons, c’est pour cette raison que ce sujet est souvent le lieu de bien des conflits. Et encore une fois, étant identifiés à l’idée que nous en avons, nous ne sommes pas avec nous-même mais en relation avec un concept. Nous ne sommes pas en train de ressentir ce qui se vit en nous, nous brandissons notre idée et nous demandons qui a raison ?

Et pourtant… Pourquoi sommes-nous attirés par l’éveil ? Qu’est-ce qui nous pousse à aller vers cette « non-voie » directe et radicale ? Que cherchons-nous ? Désirons-nous guérir, être mieux ? Désirons-nous être au-dessus de notre condition humaine ? Etre sage ? Désirons-nous écouter ? Sommes-nous attiré par le réel ? Qu’est-ce qui nous interpelle chez un « éveillé » ? Sa transparence ? Le mental a des idées sur l’éveil, quelles sont-elles ? Et si nous ne les découvrons pas par nous-même, qui le fera à notre place ? Pensons-nous que l’éveil est synonyme d’absence de réflexions ? Mais alors tous les « éveillés » seraient des abrutis ? Enfin si nous sommes dans le questionnement, il est bien évident que nous ne faisons pas partie de ces éveillés à qui l’éveil leur est tombé dessus sans savoir ce qui leur arrivait. Et si cette phrase nous incommode, irons-nous voir pour quelles raisons ?

LES « EVEILLES » SERAIT-IL SUJET A POLEMIQUE OU SERAIT-CE NOTRE RAPPORT A EUX QUI SERAIT PROBLEMATIQUE ?
Voyons, si je me place dans la peau d’un éveillé qui a été frappé sans préparation par cette « catastrophe » (comme le nomme U.G.), comment considérerai-je les techniques en rapport avec ce milieu spirituel, que penserai-je de l’utilité de l’introspection ou d’une pédagogie en lien avec l’éveil ?
Maintenant, si je me place dans la peau d’un éveillé qui durant de longues années a écouté, a appris à ressentir sans projeter, à analyser, à désapprendre, quel sera mon enseignement ?

Après ? Je poursuis et questionne encore. Si tel enseignant dit que la remise en question est une perte de temps, ou qu’il n’y a besoin d’aucune préparation pour « atteindre » l’éveil, à qui s’adresse-t-il ? A lui-même ? Ces propos ne proviennent-ils pas de son vécu ? Ou interpelle-t-il véritablement celui qu’il a en face de lui ?
Eveillé ou pas, ce que l’on exprime est fonction de ce que l’on a vécu et de ce que l’on a remis en question. Les éveillés n’ont pas forcément raison, ils n’ont pas forcément tord non plus. Alors peut-être que l’expression d’Untel conviendra à certains d’entre nous, mais elle ne fera pas l’unanimité parce que notre manière d’appréhender cette « non-voie », comme tout autre sujet qui nécessite une réflexion, nous appartient en propre. Parce que certains sont plus intellectuels, d’autres plus visuels, d’autres plus auditifs, d’autres plus enfantins, d’autres plus manuels et d’autres ont besoin d’écrire un livre pour éclairer leur propre entendement. Nous pouvons nous sentir en affinité, être proche de l’expression de l’un d’eux, mais après c’est à nous de nous interroger sur ce qui nous convient le mieux. Cela, nous ne pouvons en faire l’économie.

Autre remarque qui me semble de grande importance, tant que nous ne remettrons pas en question notre maître, celui-ci restera notre référent, notre père (notre mère), celui qui détient l’autorité. Savoir que le feu brûle est une chose, mais avoir expérimenté soi-même la brûlure en est une autre. S’en remettre à l’autorité de l’autre a pour conséquence de s’en remettre à des concepts. Si nous désirons comprendre dans le vivant ce que signifie être soi, nous ne pouvons procéder autrement que de remettre en question les propos de notre enseignant afin de les vérifier par nous-même. Sinon nous serons dépendant d’un autre et de la compréhension de cet autre. Dans tous les cas, il me semble intéressant de s’interroger sur ce qui crée intérieurement un besoin de dépendance et notamment ici le besoin de dépendance à un « éveillé ». Je précise ici : il ne s’agit pas de ne plus être dépendant, il s’agit de voir le mécanisme en nous-même qui crée cette dépendance.

« N'acceptez plus aucune connaissance, quelle qu'elle soit. L'entrepôt déborde de concepts et d'idées.» 1

Pourtant, la présence des éveillés, le même silence, la même disponibilité intérieure, la même transparence, la même absence.

UNE PEDAGOGIE DE L’EVEIL ?


… Une pédagogie de l’éveil ? ? ?
Toute pensée nous interrogeant sur ce sujet ne nous mènera nulle part.
Qui s’interroge sur la pédagogie de l’éveil s’inquiète de savoir si oui ou non il arriva à ce non-état.

« Le fait même d'avoir un but [dépasser le moi] vous permet de continuer, mais vous n'arrivez nulle part. Seulement l'espoir est là qu'un jour, grâce à je ne sais quel miracle, grâce à une aide providentielle, vous arriverez au but. Cet espoir vous permet de continuer, bien qu'en fait vous n'alliez nulle part. À un moment, vous allez comprendre que tout ce que vous pouvez faire ne mène à rien. Alors vous allez changer, essayer ceci, cela, quelque chose d'autre. Mais tentez une approche, voyez que rien n'en sort, et vous verrez que c'est vrai de toutes les autres. Croyez-moi, il faut voir cela très clairement, sans l'ombre d'un doute. » 2

Il s’inquiétera, il espérera une réponse et une seule. Il espérera même que chacun de ces « éveillés » se mettront d’accord à ce sujet afin qu’il puisse y arriver sans encombre. Il en fera un concept de plus : « Il faut apprendre à désapprendre pour arriver à l’éveil. », « Si tu as le moindre désir… Aïe… Evite les rapports sexuels sinon… Aïe…. Si tu ne pratiques pas la méditation contemplative….. Aïe, aïe, aïe». Et les notions de maturité arrivent au galop. Nous sommes pris d’un concours, nous sommes sur le départ d’un marathon, l’arrivée étant l’éveil. Entre le départ et l’arrivée, la solution a notre problème.
Tiens ! Mais au fait, quel est le problème ?

LE PROBLEME EST QUE NOUS NOUS REFUSONS TEL QUE NOUS SOMMES MAINTENANT, LA, TOUT DE SUITE. NOUS VOUDRIONS ETRE DIFFERENT.

Autant une pédagogie qui s’intéresserait à la connaissance de soi et à l’introspection me semble pertinente, autant celle de l’éveil m’interroge sur les motivations plus ou moins cachées de ce questionnement. L’éveil n’a pas besoin de moi, parce qu’il est hors volonté, parce que parler de pédagogie de l’éveil c’est encore avoir le désir d’y arriver. Par quel miracle atteindre l’éveil puisque celui-ci est hors-mental, hors acquisition, hors compétence, hors volonté ? Et puisque la réponse est par aucun, en quoi le questionnement sur une pédagogie de l’éveil peut-elle m’interroger véritablement ? Ah tiens, elle peut m’interroger sur mon impuissance – ou sur son contraire : ma volonté, mon besoin de contrôler -, sur mon tic qui est celui d’espérer, sur cet autre qui est celui d’avoir un but, en d’autres termes sur celui d’être dans l’avoir.

L’éveil ? Mais il faut l’oublier ou alors si nous sommes trop à cran, il faut acheter plusieurs tableaux noirs, les accrocher sur les murs de notre chambre, de notre salon, de nos WC et y inscrire en grosses lettres : INACCESSIBLE AU MENTAL. Maintenant, si j’ai encore l’espoir d’y arriver, c’est merveilleux.

Sans parler même d’éveil, le réel est exigent, limite proche de la folie. Qui désire perdre toutes ses références, tous ses repères, toutes ses idées reçues ? L’éveil ? Soit il nous tombe dessus, soit il nous tombe dessus. Saisir ce que nous sommes nécessite d’être amoureux du réel. Etre soi nécessite d’apprendre à s’écouter sincèrement. Etre un esprit contemplatif.

Pourtant, et pourquoi pas une pédagogie de l’éveil ? L’éveil survient à celui qui n’attend plus rien, à celui qui est installé dans la disponibilité et/ou qui est frappé de désespoir et d’abandon.
Désespoir ? Les situations de la vie l’ont profondément atteint et interrogé, il a saisi ce que signifie le verbe « désapprendre », il a appris à observer, à regarder, à ressentir sans implication personnelle, il n’a plus d’idées.
Abandon ? Non pas aux autres, mais abandon de ses points de vues, jugements, rôles, états psychologiques et autres, abandon aussi de ses désirs. Abandon ne veut pas dire qu’il n’y a pas de désir, cela veut dire que s’il y a désir, le désir est constaté et s’il doit être vécu il le sera. Abandon ne veut pas dire non plus qu’il n’y a plus d’états psychologiques, ceux-ci sont vus et vécus s’ils doivent l’être. Il n’y a rien qui empêche qu’ils se manifestent à la conscience. Cela ne veut pas dire non plus qu’il n’y ait pas d’actions, celles-ci sont impulsées par l’écoute, le bon sens, le devoir.
Mais il est vrai que ces deux mots, désespoir et abandon, sont très souvent mal interprétés, certains d’entre nous pensent qu’être atteint de désespoir, c’est être désespéré, d’autres que l’abandon, c’est être pris de mollesse, être plaintif et ne plus agir, d’autres encore, plus psychologues, que ne plus avoir de désir c’est avoir peur de désirer de peur que notre désir soit refusé ou inaccessible. Ce désespoir et cet abandon ne sont pas synonymes d’absence d’actions et d’état dépressif subi. Effectivement il y a dépression, mais celle-ci est pleinement vécue, dépression dans le sens où l’on reste en soi-même, au fond de soi, dans le lieu de la désillusion et de l’observation neutre de point de vue. Etre un esprit contemplatif.

« Jusqu'où et jusqu'à quand allons-nous fuir ?
Et à quoi pouvons-nous réellement échapper ? » 3

Voir lorsqu’il y a espoirs, désirs, concepts et préjugés. Voir lorsqu’on juge nos espoirs, nos désirs, nos concepts et le fait d’avoir des préjugés. Voir ouvertement. Constater. Oui, cela est si simple à écrire, si simple à comprendre et pourtant si difficile pour notre mental lorsqu’il se trouve aux prises avec l’un d’eux. Mais voir, constater ne sont pas un but, cela doit être un appel, une passion disponible. Voir notre croyance en un but, en un summum.
Peut-être suis-je en train de faire une erreur, mais j’aurai tendance à penser que les lecteurs du 3ème Millénaire sont tous des chercheurs. Alors cherchons, investissons-nous comme il nous est possible de le faire, comme nous l’entendons et partons dans l’étude de nous-même, même si cette étude pourrait sembler être faussée, même si nous devons errer, tout ce que nous vivons est essentiel, tout. Si je dois des années durant suivre un gourou sans vraiment me remettre en question, c’est que cela doit être ainsi. Si nous nous sentons appelés par tel enseignant alors allons à sa rencontre. Si nous préférons faire du yoga deux heures par jour, alors pratiquons cet art. Si nous avons besoin de faire une psychanalyse, entreprenons cette démarche. Si nous préférons penser que l’éveil va nous tomber dessus sans rien faire, alors suivons notre idée. Que pouvons-nous faire d’autre que ce que nous sommes en train de faire ? Que pouvons-nous penser d’autre que ce que nous sommes en train de penser ? Si pour certains la remise en question est une perte de temps, pour d’autres elle est cruciale. Qui allons-nous écouter ? L’autre ou ce que nous dicte notre entendement ? Pouvons-nous forcer la compréhension ?

« Quand on ne cherche plus à éviter la souffrance, la violence, l'injustice, il y a autre chose qui se passe: quelque chose s'ouvre. Il y a la beauté qui apparaît, la tranquillité. Mais il faut d'abord quitter l'image que les choses devraient être autrement, qu'il y a quoi que ce soit à changer- c'est cela la violence- quoi que ce soit dont il faille se libérer, même se libérer de l'image. » 3

Ce dont je me rends compte, c’est que sans mon entendement, sans mon intelligence, sans ma remise en question, je vais à coup sûr rester dans l’ignorance et l’illusion de croire savoir qui je suis et de prétendre à une certaine connaissance. Je vais m’enfermer dans des concepts.
Alors, je pars sans plus tarder en moi-même, parce que le réel m’interpelle et m’anime, et vais m’interrogeant lorsque la vie me projette dans ce que mon mental nomme un inconfort. Ah, je suis allée trop vite, je dois faire machine arrière : inconfort pour qui ? Oui, je le répète tant cela n’est pas « entendable » : pour mon mental qui espère être heureux définitivement. Ainsi je m’interroge, je regarde ce qui réagit en moi lorsque l’autre me critique, lorsque j’ai « échoué », lorsque mon ami vient de me trahir, lorsque je ne suis pas comprise. Je REGARDE à la loupe et je vois cette psychologie qui me caractérise, moi en tant que personne. Je prends note de chaque trouble, de chaque dépression, du bonheur qui n’interroge pas lorsqu’il est là. Du bonheur qui endort parce que le mental a son compte. Je vois combien je suis dépendante de mon mental, de mes émotions. Je vois mon mental qui juge cette dépendance et cherche à l’éliminer et s’inscrit à tous les stages de développement personnel. Je vois ce jugement et cette volonté sans vouloir les modifier. Tiens, je vois. Tiens, je savoure d’être dans la vision.
Je vois que je suis touchée et je savoure d’être dans la perception. Je ressens la caresse de mon bien-aimé et je savoure cette perception.
Je vois mes idéaux : la paix sur terre, mieux communiquer, être des parents responsables, manger équilibrer, être mince, avoir des amis, et je savoure cette vision.
Tiens, je suis un esprit contemplatif.
Le monde continue de tourner, mes émotions d’émerger, mes croyances de tomber, je suis un esprit contemplatif.

« Donnez tout votre cœur et toute votre intelligence à ce qui se présente d'instant en instant. »4

1, Sri Nisargadatta Maharaj
2 U.G. Krishnamurti
3, Eric Baret
4 Jean Klein

article paru dans 3ème Millénaire n° 90










mardi 6 octobre 2009

3 ème Millénaire





N°93    -   Automne 2009


La méditation peut-elle être un mode de vie ?


La méditation est le plus souvent associée à une méthode ou une pratique de relaxation : relâchement des tensions corporelles, relaxation de l'esprit, " oubli de soi ", ... Si une réelle détente découle de la méditation, ce n'en est ni le moyen ni la fin.

À l'unanimité des voies spirituelles, la méditation, comme nous l'avions présentée lors d'un précédent numéro*, n'a pas pour vocation d'être une technique de plus au service de l'ego. Elle découle de la connaissance de soi, grâce à la lucidité ou la vigilance intérieures, qui est une attention libre de toute intention. Enoncée ainsi, l'approche peut paraître inaccessible, elle est surtout fondamentale car elle implique une observation honnête de nous-même... Au point même de ne pas savoir, ou de ne plus savoir comment faire ou comment s'y prendre ! Ce dernier point étant, le plus souvent, la clef d'un "éveil", d'un "satori" ou d'une "grâce".
Car la méditation, qui est au cœur de la vie éveillée, est bien plus simple autant que bien plus extraordinaire qu'une méthode accompagnée de ses recettes.

* 3e millénaire n° 67, "Prière et Méditation, vers un sens de la profondeur au-delà des techniques", épuisé depuis plusieurs années, devient disponible en format pdf, à partir du site internet : revue3emillenaire.com


lundi 28 septembre 2009

Ateliers de Présence avec Sébastien Fargue




Rencontre à Bordeaux

le vendredi 16 octobre

suivie de deux jours d'ateliers
les 17 et 18 octobre 2009

Salle de yoga Elizabeth Rapaort
Av. Stehélin Bordeaux-Caudéran





Ateliers de Présence avec Sébastien Fargue

Un espace de rencontre et de partage de la présence, où la découverte et l'approfondissement de notre nature éveillée sont facilités.
Nous pratiquons la présence à ce qui est, à l'intérieur et à l'extérieur.
Echanges, témoignages, questions-réponses et silences rythment notre vécu du moment présent.

La simple observation de ce qui émerge dans l'expérience présente, en est simultanément l'accueil.
Pensées, sentiments, émotions, énergies et sensations sont des créations naturelles qui méritent leur place au sein de la vie.
Nous découvrons que la lourdeur n'est pas dans ce qui arrive, mais dans notre relation à ce qui arrive.
Ce qui arrive trouve-t-il une place en moi, pour être ce qu'il est ?

En devenant disciples de ce qui arrive, nous apprenons et grandissons chaque jour.

Rien à rejeter, rien à saisir, l'intelligence universelle fait sont œuvre au travers de nous et de toute chose.
Nos vies, dans l'action et la contemplation, se révèlent être son expression.
La réalisation que nous sommes Cela, de tout temps, nous libère des luttes pour ou contre la vie.

C'est la réalité de l'amour qui s'éveille et grandit.


Vendredi 16 octobre à 20h : Rencontre 10 € Tarif réduit 5€
Samedi 17 et dimanche 18 octobre de 10h à 18h : Ateliers (50 € par jour ou 90 € pour 2 jours - tarif réduit 30 et 60 €)



Site Sébastien : ici




mercredi 23 septembre 2009

Amma en France




Amma –
grande figure de l’action humanitaire et leader spirituel mondialement reconnue - 
de retour en France !

Paris, le 4 septembre 2009. Aujourd’hui célèbre à travers le monde pour son engagement humanitaire et pour son message spirituel, Mata Amritanandamayi, surnommée affectueusement Amma, reviendra à l’automne en France, à Paris (25-27 oct. – hall St-Martin de Pontoise) et à Toulon (2-4 nov. - Zénith). Cette visite, dans le cadre d’un voyage qui la conduira aux quatre coins d’Europe, devrait attirer, comme les années précédentes des milliers de gens qui se pressent pour la rencontrer et recevoir le darshan, l’étreinte. Cette étreinte, selon de nombreux témoignages, touche le cœur et donne un sentiment de plénitude et de paix.

Par ce geste simple et fort, Amma exprime son amour de l’humanité, sans se soucier de l’identité de ceux qui se présentent devant elle, refusant ainsi toute forme de discrimination. Cette attitude désintéressée a encouragé des dizaines de milliers de personnes à suivre son exemple et à s’engager dans la construction d’un monde meilleur. Amma est à l’origine d’un vaste réseau d’oeuvres caritatives, qui mobilise des bénévoles partout dans le monde, réseau organisé au sein d’une ONG internationale (le Mata Amritanandamayi Math ou MAM) ayant un statut consultatif auprès de l’ONU.

Cette année, le MAM a concentré son travail autour d’une question dramatique à l’heure actuelle en Inde : l’aide auprès des fermiers endettés, poussés au suicide par désespoir. L’ONG a offert des formations à plus de 5000 veuves (leur permettant ainsi de monter de petites activités et d’obtenir des revenus pour faire vivre leur famille) et a financé la scolarité de 100 000 enfants issus de ces familles en grande difficulté.

Le voyage d’Amma en Europe sera l’occasion également de faire le point sur les programmes mis en place par le MAM suite au Tsunami qui a frappé durement l’Inde du Sud et le Sri Lanka il y a presque 5 ans, en décembre 2004. Dans son pays, Amma est considérée comme un Mahatma (une « Grande Âme »), titre jadis attribué à Gandhi. Amma a reçu de nombreux prix pour saluer son œuvre, notamment le prestigieux prix Gandhi-King pour la Non-violence (qui aussi été décerné à Kofi Annan et à Nelson Mandela). De plus, Amma est régulièrement invitée à l’ONU pour donner des discours en faveur de la paix et du dialogue interreligieux.  

Pour plus de détails sur la venue d’Amma, RDV sur le site : http://www.amma-europe.org/. 


mardi 22 septembre 2009

Une nouvelle épidémie....

Plus vite que la grippe H1N1, une nouvelle épidémie se propage à une allure vertigineuse...



Une épidémie mondiale est en train de se propager à une allure vertigineuse.L’OMB (Organisation Mondiale du Bien-Etre) prévoit que des milliards d’individus seront contaminés dans les dix ans à venir.
Voici les symptômes de cette terrible maladie :
1 - Tendance à se laisser guider par son intuition personnelle plutôt que d’agir sous la pression des peurs, idées reçues et conditionnements du passé.
2 - Manque total d’intérêt pour juger les autres, se juger soi-même et s’intéresser à tout ce qui engendre des conflits.
3 - Perte complète de la capacité à se faire du souci (ceci représente l’un des symptômes les plus graves)
4 - Plaisir constant à apprécier les choses et les êtres tels qu’ils sont, ce qui entraîne la disparition de l’habitude de vouloir changer les autres.
5 - Désir intense de se transformer soi-même pour gérer positivement ses pensées, ses émotions, son corps physique, sa vie matérielle et son environnement afin de développer sans cesse ses potentiels de santé, de créativité et d’amour.
6 - Attaques répétées de sourire, ce sourire qui dit « merci » et donne un sentiment d’unité et d’harmonie avec tout ce qui vit.
7 - Ouverture sans cesse croissante à l’esprit d’enfance, à la simplicité, au rire et à la gaieté.
8 - Moments de plus en plus fréquents de communication consciente avec son Ame, Non-duelle… Ëtre, ce qui donne un sentiment très agréable de plénitude et de bonheur.
9 - Plaisir de se comporter en guérisseur qui apporte joie et lumière plutôt qu’en critique ou en indifférent
10 - Capacité à vivre seul, en couple, en famille et en société dans la fluidité et l’égalité, sans jouer ni les victimes, ni les bourreaux, ni les sauveurs.
11 - Sentiment de se sentir responsable et heureux d’offrir au monde ses rêves d’un futur abondant, harmonieux et pacifique.
12 - Acceptation totale de sa présence sur terre et volonté de choisir à chaque instant, le beau, le bon, le vrai et le vivant.
Si vous voulez continuer à vivre dans la peur, la dépendance, les conflits, la maladie et le conformisme, évitez tout contact
avec des personnes présentant ces symptômes.
Cette maladie est extrêmement contagieuse !
Si vous présentez déjà des symptômes, sachez que votre état est probablement irréversible.
Les traitements médicaux peuvent faire disparaître momentanément quelques symptômes mais ne peuvent s’opposer à la progression inéluctable du mal.
Aucun vaccin anti-bonheur n’existe.
Comme cette maladie du bonheur provoque une perte de la peur de mourir, qui est l’un des piliers centraux des croyances de la société matérialiste moderne, des troubles sociaux risquent de se produire, tels des grèves de l’esprit belliqueux et du besoin d’avoir raison, rassemblements de gens heureux pour chanter, danser et célébrer la vie, des cercles de partage et de guérison, des crises de fou-rire et des séances de défoulement émotionnel collectives.

http://blog.syti.net/index.php?article=214

samedi 19 septembre 2009

Other worlds





Comment traduire l'inconnaissable en termes du connu.
Pourquoi le réalisateur de Dobermann et Darshan veut faire un documentaire sur le shamanisme shipibo ?
Après mon film Dobermann où j'avais pu exprimer, avec une joie de sale môme, mon anticonformisme viscéral, je sentis qu'il était temps que j'aborde enfin le sujet de la réalité de mon existence jusque-là joyeusement chaotique, et de ma place dans l'univers...

Mais par où commencer ?

Verrouillé par nos sens, on ne peut voir qu'une dimension de la réalité. Avec nos yeux, nous ne percevons qu'une faible partie de la réflexion du spectre de la lumière sur la matière. Il en est de même avec le reste de nos sens. J'ai toujours eu la conviction qu'il existe d'autres dimensions, que notre cerveau et notre système nerveux sont un filtre pour notre conscience.
Un filtre nécessaire pour appréhender le monde matériel, mais un filtre trop souvent source de doctrines culturelles, morales et scientifiques qui nous envoient une image réductrice de l'Univers. Donc la question restait pour moi en suspens... est-il possible un instant de déchirer le voile ?


Shamanisme

Mis à part le bouddhisme, et la tradition dzogtchen du Tibet qui parle de techniques terriblement contraignantes pour approcher l'Invisible, je ne trouvais pas dans les religions d'approches satisfaisantes. Je me suis alors plongé dans les écrits des mystiques. C'est ainsi que j'ai croisé le chemin du shamanisme. Au travers de lectures, j'ai pu découvrir la vie de ces hommes, les shamans qui à l'aide de plantes, de méditations, de chants et de rites voyagent dans l'Invisible.
A la différence de ce que j'avais lu auparavant, les shamans n'apportaient pas de réponses, ils ne faisaient que rapporter leurs constatations et, sur la base de leurs propres expériences, établissaient leur système de croyances. Leur rôle : guider les âmes dans leurs quêtes personnelles.
Même si pour la plupart des occidentaux, les shamans sont considérés avec condescendance, amusement voir peur, comme des sorciers qui utilisent des drogues puissantes, qui entrent en transe, et qui vivent en dehors de la réalité...
Je suis parti à leur rencontre au Mexique dans la sierra des indiens huichols, reconnus pour leur shamanisme actif dont les sources remontent à plusieurs millénaires. Là, j'ai côtoyé des shamans et partagé leur rite du peyotl. De cette première expérience, je suis revenu troublé mais insatisfait. Aucun lien personnel ne s'était tissé entre nous. Alors je suis reparti, cette fois dans la jungle péruvienne où existe un shamanisme très puissant associé à la plante sacrée l' Ayahuasca : " la liane de l'âme ". Après plusieurs rencontres et expériences avec des curanderos (guérisseurs) et des brujos (sorciers), j'ai rencontré " Questembetsa ", un shaman Shipibo-conibo, qui m'a fait vivre le shamanisme de l'intérieur.


Les Shipibo-Conibos

Les Shipibo-Conibos sont 45 000 et vivent en communauté le long du fleuve Amazone au Pérou. "Quetsembetsa" est le guide spirituel de tous les Shipibos-conibos. Un Maître shaman qui forme les shamans de son peuple. Grâce à lui, nous avons pu filmer une cérémonie au solstice d'été, qui a duré trois jours et trois nuits. C'est une fête traditionnelle qui n'a jamais été captée par une caméra et pour cause elle n'a pas eu lieu depuis 70 ans et n'a été vue que par très peu de " non indiens ". Grâce a des caméras à vision nocturne, nous avons pu enregistrer les images de moments uniques.
Sous la protection de "Quetsembetsa", j'ai vécu durant ces cérémonies une expérience qu'on pourrait définir comme une NDE, une expérience de " mort imminente contrôlée ". Pour moi, c'était une expérience de conscience très forte où je suis passé de l'autre côté, derrière le miroir. Mon initiation avait commencé, elle dure depuis plus d'une année. C'est ce parcours initiatique, le soin que j'ai reçu, qui me permet de pouvoir parler du shamanisme.



Une technologie de la conscience.

La pensée conceptuelle est un outil limité, lorsqu'il s'agit d'aborder réellement le travail sur la conscience. En effet, la conscience humaine a une tendance naturelle à s'identifier à la pensée, la limitant de ce fait. Les shamans eux utilisent une technologie, un agent extérieur, les plantes sacrées, de puissants psychotropes, qui permettent à l'individu guidé par eux de " décoller " la conscience de la pensée. L'inconscient se dévoile progressivement. Au cours de l'expérience une autre réalité apparaît, observée par l'œil de la conscience.
S'agit-il de se souvenir de qui nous sommes ou simplement de le découvrir ?
Sans mot, cette réalité s'exprime parfois dans la terreur, les larmes et la souffrance, parfois avec beauté, avec des larmes d'amour devant la magie. Elle vient de l'intérieur de l'Etre, sous forme d'images archétypales. La réalité est individuellement déterminée par l'histoire personnelle et la culture de chacun.
La mythologie nous rassemble tous et les visions puisent à cette source. Chacun de nous est un univers infini, dont les anges et les démons sont les pensées, les émotions, la mémoire, le corps. Mon voyage au fond de la jungle s'est poursuivi par la rencontre avec des scientifiques travaillant à " l'Aton Institut " en Norvège un laboratoire travaillant sur la conscience, la physique quantique, la chimie moléculaire des plantes sacrées, et les civilisations du passé.


Plantes sacrées ? Drogues ?

Le Psychotrope est une Drogue : le mot est synonyme de déchéance dans notre culture, mais dans les civilisations du passé, chez les Incas ou les Egyptiens, ces plantes psychotropes étaient considérées comme des outils de connaissance, les plantes magiques, les " plantes maîtres ".
Les scientifiques témoignent, et expliquent à l'aide de modélisation, que la clé se trouve dans l'ADN, la programmation génétique, la glande pinéale, le fameux troisième œil situé entre les deux hémisphères du cerveau. Les molécules de ces plantes sont pour eux de la nanotechnologie moléculaire activatrice de conscience. Les anges et les démons sont le contact archétypale avec l'encodage positif et négatif de notre ADN. Aujourd'hui les hommes qui savent utiliser ces plantes sont les shamans. Pour eux, ces plantes sont des outils mis a la disposition de l'homme par l'Univers pour lui permettre d'entrer par l'Invisible en relation avec lui.


Les directions à venir du film.

Le film sera le témoignage d'une aventure personnelle et subjective, mais n'oubliera pas de montrer aussi les dangers du shamanisme, celui de se perdre dans la lumière ou dans l'ombre de ses émotions fraîchement éveillées ; celui de mal interpréter le ressenti ou les visions au risque d'amener jusqu'à la schizophrénie si le travail n'est pas fait avec des shamans compétents ou si on ne l'aborde pas avec une grande discipline et une diète stricte. Le film montrera surtout le pouvoir thérapeutique de ces shamans et de leurs plantes, une forme ancestrale de psychanalyse, une psychothérapie de l'être ayant 4000 ans d'expérimentations. Le film laissera aussi la parole aux shamans, et montrera que leurs cultures et leurs croyances découlent de leur connaissance de l'Invisible. Des images de synthèse reproduiront la puissance des visions récurrentes et le spectacle, la vision poétique, l'humour et la terreur que j'ai ressentis en les éprouvant.
Le film poursuivra son enquête par des entretiens avec des thérapeutes, des ethnologues, des spécialistes de la chimie moléculaire du cerveau. Et pour tenter de cerner l'interaction invisible du travail du shaman vis-à-vis d'un " novice ", nous enregistrerons les ondes cérébrales entre Questembetsa et moi durant une cérémonie, ce printemps, afin d'étudier leurs résonances et permettre de les matérialiser.
Enfin, les entretiens commencés en décembre 1999 d'occidentaux suivant une thérapie seront poursuivis afin de confronter les interviews sur maintenant plus d'une année. Mon expérience personnelle s'exprimera dans le parallèle de témoignage sélectif entre science occidentale et thérapie indienne.
Le but, à l'heure ou l'Occident reconnaît timidement que le bouddhisme tibétain a développé une connaissance de l'esprit, est de faire ressentir au spectateur que ces indiens méconnus ont développé eux aussi depuis des milliers d'années au travers de leur propre science de l'esprit, une véritable technologie cognitive.
Ces hommes sont pour moi des guerriers engagés dans la voie de la conscience car pour un shaman, le plus grand allié et le pire ennemi de chaque homme ne font qu'un : lui-même. 
Pour conclure, je garantis que ce film ne sera pas une homélie " new age " sur la culture de ces indiens. Les autres mondes ne sont pas tous des mondes de lumière.

Jan Kounen

site



samedi 12 septembre 2009

Rencontre avec Nina



Rencontre avec Nina



à la source bleue

le 26 septembre 2009








Au Gabon comme dans un grand nombre de sociétés il existe des rites de passages de l'adolescence à l'adulte, c'est lors de mon initiation au bwiti par l'iboga, que j'ai fait pour la première fois l'expérience de l'absolu.

Celle-ci est fonction de votre maturité et non d' un effort, cependant, à l'issu de ce voyage tous les anciens me dirent que je ne pourrais pas revivre cette expérience au quotidien, sauf après ma mort. Curieux je demandais pourquoi pas maintenant ? Parce que c'est ainsi, voici la réponse que j'obtins.

Insatisfait, j'ai commencé à chercher un moyen pour vivre cette expérience quotidiennement, voici le début de ma quête. Mon acharnement fut tel que ma conscience s'éveilla au bout de deux ans et demi, avec le temps, je comprends que ce qui est arrivé devait arriver, tout simplement.


"Je ne suis pas celui qui sent, entend, voit, goûte, parle, pourtant je sais que je suis ." Niina


"Dans une grande manifestation de colère, je me suis oublié un bref instant, je fus celui qui est ." Niina


Que s'est-il véritablement produit ? Un « non-événement », car en réalité on ne fait pas de découverte, simplement une meilleure compréhension de sa nature véritable, comprendre qu'il n'y a rien sur quoi l'Etre puisse s'appuyer, que l'intérieur et l'extérieur de ce corps n'ont pas de contenu : « il n'y a rien ».

Depuis cela, ma vie continue son cours, je suis éducateur sportif dans un club à Toulouse, conscient que je suis.

Au final, rien n'est vrai ou faux, comprendre simplement que le relatif et l'absolu alternent inlassablement, cet état de conscience ne peut-être vu. De la même manière que, nul ne peut voir le vent, mais ses manifestations qui ne sont pas le vent, il en est de même pour l'éveil.

Site Nina

jeudi 10 septembre 2009

Amma



Amma en France


Amma sera en France cet automne comme chaque année depuis près de 20 ans.
Les dates : Paris 25, 26 et 27 octobre et Toulon 2,3 et 4 novembre.

mardi 1 septembre 2009

Chamanisme et silence intérieur



CHAMANISME ET SILENCE INTERIEUR SE TAIRE POUR COMPRENDRE

Un homme avait remarqué la vivacité et le dynamisme des écureuils. Il décida de mettre cela à profit et en captura un, le mit dans une cage cylindrique avec un axe horizontal auquel il fixa un petit moulin puis attendit. L'écureuil qui voulait sortir de là se mit à marcher dans la cage pour en trouver la sortie. La marche était longue, la sortie devait être loin. Pendant ce temps, la cage se mit à tourner et le moulin fonctionna. L'homme était content, son sel était moulu gratuitement et sans effort de sa part. Cela ne lui coûtait que quelques noisettes par jour.

Pendant ce temps, l'écureuil marchait et marchait, cherchant toujours à sortir. Il allait marcher ainsi toute sa vie, circulairement sans bouger de place. Les êtres humains sont à l'image de cet écureuil, leur corps a besoin d'agir et de travailler car leur cœur est avide de beaucoup de choses, ils cherchent l'argent, le bonheur, l'amour, la réussite, la notoriété et, pour un certain nombre d'entre eux dont l'esprit ressemble encore plus à cet écureuil, ils cherchent à comprendre le monde, ils cherchent Dieu. Ils tournent, tournent, c'est plus fort qu'eux, l'existence est tellement mystérieuse, tellement fascinante, tellement insondable ! Elle doit bien avoir un sens, une sortie, alors ils cherchent et cherchent encore et font seulement tourner la cage. Ils n'ont pas compris la seule chose à comprendre : c'est qu'il n'y a rien à comprendre, à expliquer, le monde est gratuit, il n'a pas d'autre raison d'être que d'être et le désir de comprendre qui meut la conscience sert seulement à le faire tourner sur lui-même.

Toute explication n'est qu'une description locale d'une chaîne circulaire immense et sans fin de causalité qui revient sur elle-même et cependant… !
Et cependant il y a un moyen d'appréhender cet univers dans sa totalité gratuite : en cessant de chercher, en se taisant… La cage cessera de tourner et l'homme, voyant que l'écureuil ne joue plus le jeu et lui devient par conséquent inutile, ouvrira la porte et le petit écureuil pourra sortir. Il verra alors enfin sa prison du dehors, dans sa parfaite circularité et, libre, il s'en ira.


PAUL DEGRYSE

LE DIT DES CHAMANES

Aphorismes et paradoxes
pour un temps nouveau



Les chamanes reviennent ! qui sont-ils ? des guérisseurs du corps et de l’âme… des magiciens de la perception… des experts de l’énergie de la nature…des explorateurs de l’autre monde….
Est-il étonnant que leur façon de penser et de raisonner soit différente de la nôtre ?
En réalité, loin de la modernité mais tout près de la terre et du ciel, ils ne sont jamais partis… simplement plus discrets mais aussi ignorés du monde moderne, ils ont toujours été là mais « l’homo industrialis » , celui des mégapoles des fumées et du bruit, hypnotisé par le scientisme et à genoux devant ses productions matérielles,se croyant hors de la nature, ,ne pouvait que tourner le dos à cette sagesse qu’il croyait dépassée et voici que la nature le rappelle à l’ordre !
Il redécouvre ainsi que le chamanisme est aussi une philosophie, sans doute la plus ancienne de notre planète mais aussi la plus concrète car élaborée dans les premiers temps d’un éveil spirituel des hommes fondé sur une vision énergétique du divin inséparable des forces en jeu dans la vie quotidienne.
Cela n’empêche pas les chamanes, comme les sages taoïstes, d’être aussi parfois des humoristes qui jouent avec les mots pour nous intriguer et finalement nous inviter à penser autrement, pour voir le monde autrement.
À travers la logique paradoxale et par petites touches souvent très imagées ils nous entraînent, pour notre plus grand plaisir, dans une remise en question de notre simplisme philosophique et, qui sait, pour nous inviter à explorer d’autres chemins de vie.


Ed. Accarias L'Originel