dimanche 31 octobre 2010

Betty





Betty« L’être ne s’éveille pas : il arrête de rêver qu’il existe en tant que pensée individuelle et se fond complètement dans le tout. » 
À l'automne 2008, en me promenant seule un soir, je me suis arrêtée tout à coup et j’ai fait un foudroyant constat : au plus profond de moi, je voyais que j’étais incapable de trouver la paix, car je n’étais pas équipée pour cela.

Mon cheminement spirituel, mes efforts et ma recherche d’expériences ne m’avaient amenée nulle part. J’étais totalement dégoûtée. Je me suis dit : 
« Je laisse tout tomber, advienne que pourra, je me fiche de n'être rien et seule. »

Je constatais qu’après de grandes souffrances inutiles, je me retrouvais dans un état neutre, comme dans un désert. Je n'étais ni bien ni mal, je refusais de me laisser atteindre par les pensées, mais je n’avais aucune résistance, je n’essayais pas de les repousser : 
« Vous existez les pensées! Parfait, faites votre travail : moi, je ne me sens plus concernée. » Je ne croyais plus en moi, j'étais glacée, prête à mourir.

Est-ce que l'éveil survient quand il y a une insupportable urgence dans l'appel, quand il y a acharnement? Je ne sais pas. L'année qui a précédé ce séisme, j'avais pourtant un franc désir d'absolu, mais je constate maintenant qu'il y avait une peur qui m'habitait : la grande peur de ne pas exister.

L’amour que je pensais à la base de tout, cet amour que je définissais à l’opposé de la haine alimentait cette peur. Elle s’immisçait partout : dans mes relations amoureuses, dans le dialogue avec mes filles, dans ma vie professionnelle.

Je voyais l’absurdité de ces situations au gré de mes expériences : avoir peur de ces choses qui devaient m’apporter le bonheur n’avait pas de sens. J’avais une réelle motivation à me libérer de cette peur qui engendrait de la douleur et de la souffrance, mais je ne voulais pas abandonner qui j'étais, je voulais continuer d’exister en tant que « moi ».

Après cette soirée où j’ai honnêtement lâché prise, je ne marchandais plus, j'accueillais le moment pour ce qu'il était, le laissant glisser sur moi, quelquefois interprété comme douloureux, quelquefois interprété comme joyeux, mais toujours acceptable, car il existait dans ce monde que je projetais moi-même. J’en ai donc pris l’inévitable et entière responsabilité.

Ce faisant, il ne restait qu’une soif d’inconnu, non identifié, intouchable, inqualifiable, qui s'étendait et créait de l’espace. La vie a répondu.

Mon témoignage est simple, accessible et sans but.

Je me suis créé une invitation à abandonner le monde instable de la forme et j’y ai répondu.

Reconnaître que l'on Est l'essence même de la Vie, c’est vivre en permanence la Paix, comme les fleurs, sans rien attendre, sans rien demander.

La Conscience est intemporelle, non individuelle et ne subit pas de processus évolutif : elle EST! C’est ce que nous sommes tous!





« Dans un total abandon,
 comme une fiancée promise 
à un inconnu, j’ai accueilli 
la non-connaissance! 
Ne pas savoir intellectuellement, 
ne pas comprendre le processus,


ne pas marchander le temps 
Plonger dans le vide. 
La Vie a répondu :
 la Paix est ma demeure! » 
Extraits des rencontres avec Betty  



« C’est se faire violence que de vouloir changer son monde. »

« On met le monde devant soi, et, comme on ne se reconnaît pas, on veut le modifier. »

« Laisse la connaissance te pénétrer à son rythme, comme elle le veut. »

« La Vie est comme une source d'eau vive qui jaillit et ne s'attarde pas aux questionnements. La lassitude et l'espoir appartiennent aux rêveurs. »

« Tout ce qu’on voit, c’est soi. »

« La pensée est commune. Le rêveur prend une partie de la pensée et se l’approprie. On individualise la pensée. »

« On veut percevoir la vie par soi-même. La vie n’a pas besoin de toi (de l’individualité) pour se percevoir. »

« La personnalité a un but; la Vie n'en a pas! Dans la perception directe, il n'y a pas la mémoire donc pas le souvenir d'une perception que j'aurais pu amener dans mes bagages pour m'en servir et désirer l'allonger. »

« Accueillir, c’est reconnaître que ce que vous voyez c’est vous. »

« Ce qu’on magasine dans le monde du rêve ce sont des bouts d’ivresse. »

« La Vie s’exprime quand elle veut et comme elle veut. »

« Le rêve n’est pas désagréable, mais reconnaissable qu’il ne sert à rien. »

« C’est toi, ton propre enseignant. »

« Les expériences dans le monde du rêve ont un début et une fin. L'aboutissement à une expérience est toujours cette sensation de vide, malgré l'interprétation que l'on en fait! »

« On peut rêver le rêve autant qu'on veut. »

« Je n’ai pas de mémoire qui s'accumule et qui sert... à rien! »

« C'est instantané, une relation humaine! Ça n'a pas besoin de préliminaires. »

« Le rendez-vous est avec vous-même, pas avec ce que je suis en train de vous dire. Il n'y a pas de modus operandi. »

« Un aveugle qui ouvre ses yeux, et qui voit, ne va pas les refermer et se dire qu'il n'a rien vu. Si tu regardes et vois tes illusions, tu ne peux plus y croire. »

« L'observateur est une partie de toi que tu projettes pour t'observer. »

« Le mental travaille toujours trop. »

« Tous les rêveurs sont condamnés à se réveiller. »

« Quand on prend l'entière responsabilité de ses illusions, ce n’est pas toujours le fun. »

« Q- participant : « Est-ce que la conscience jouit de ce qui est? » 
R- Betty: « Demande-lui! » »

« Au sujet de l’atteinte de l’éveil : On ne peut pas tirer sur une fleur pour qu'elle pousse. (Louise) »

« Lorsque ça devient insupportable, on projette l’émotion à l'extérieur de soi parce que ça devient trop difficile de l'accepter comme faisant partie soi. »

« On ne rêve que de soi. »

« La seule chose que l'on a à faire c'est de regarder notre mécanisme et l'accueillir. »

« Si on cherche à atteindre un état, une position dans la société, un projet, etc., on crée de la distance entre ce que l'on est dans le moment présent et ce que l’on veut être dans le futur : c'est un but à atteindre. On est alors en conflit. On résiste à ce qui EST! La distance entre les deux est le temps pour y arriver! »

« La pensée a créé une dépendance à elle-même! Tu es attaché à ce qu'elle a créé, car tu acceptes que c'est toi! »

« Tant qu’il y a la croyance en la forme et en une possible relation avec elle, la Grande Joie sera absente. Et ce n’est pas l’être humain qui ressentira cette Joie, car la Joie EST bien avant la forme! »

« Ne te réduis pas à une identité, arrête de croire en ce conditionnement millénaire; c’est un piège, l’individualité! »

« Laisse tomber la croyance que tu dois comprendre, protéger ou contrôler cette belle créature : toi! »

« Tu n'es pas équipé pour dynamiter le mental! C'est impossible! Regarde-le! Mais pour vrai! Sans but, juste le grand rendez-vous….sérieusement! Pas avec un regard de côté! »

« Tu es l'esclave du temps car c'est la demeure de la mémoire! »

« L’être ne s’éveille pas : il arrête de rêver qu’il existe en tant que pensée individuelle et se fond complètement dans le tout. »

« La pensée a sa fonction qui est d'errer partout... 
Alors, qu'elle erre!!! »

« L'Amour ne veut rien, ne demande rien et ne donne rien. Il Est. C'est tout. »

« Dieu était pour moi une partie que j'avais projetée en dehors de moi et avec qui je négociais sérieusement. »

« Voir tout le monde comme un nouveau-né, i.e. avec le regard d'un nouveau-né, sans le bagage de jugements, d'histoires, 
etc. »

« Dieu est un concept. C'est plate pour lui! »

« On ne rêve que de soi. 
Il n'y a pas de distance entre ce qu'on voit et soi. »

« Expérimentez-le. C'est personnel. »

« Y’a rien à ajouter, rien à soustraire :
 c'est complet, englobant! »


Site Betty


 Enregistrement audio d'une rencontre : http://www.leveil.org/Betty/

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