jeudi 21 janvier 2010

Rencontre avec Jean Bouchart d'Orval

Rencontre avec Jean Bouchart d’Orval

ÉTANCHER LA SOIF

Quiconque boit de cette eau aura soif à nouveau ; mais qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif.

Jean 4, 13-14

La vie est belle ! Ce qui semble ruiner cette beauté, ce ne sont pas les situations quotidiennes, mais la soif avec laquelle nous les abordons sans cesse. Essayer d’étancher cette soif en poursuivant des projets, en changeant telle ou telle situation ou en voulant attraper quoi que ce soit sera toujours, au mieux, une nouvelle agitation et un ajournement.

L’extinction de la soif n’exige pas une discipline ou des efforts, ni même une action. Cela demande uniquement de constater : constater que tout ce qui « arrive » arrive en nous. Constater que nous ne sommes pas localisés dans l’espace et le temps. Ce constat se déploie dans toutes les situations et les éclaire d’une vive lumière.

Rien à combler, rien à changer, rien à attraper, rien à fuir, mais tout à vivre ! La clé est une attention sans direction.

Entretiens et méditation dans un espace intimiste à la Salle de Yoga Elizabeth Rapaport, 68, Rue Stéhélin, 33200Bordeaux, France, le dimanche 14 mars 10h00. Informations : Jean-Marc Martin : 05 56 44 08 78.

Calendrier des rencontres

Rencontres avec Jean Bouchart d’Orval

10 mars 19h30 : Entretien à Paris, à l'Espace 34, 3, rue d'Arsonval.

(Métro Montparnasse). Informations : Philippe Herbert, 06 67 27 77 12.

12 mars : Entretien public à Lille, France.

Informations : Marie Stoehr, 03 20 92 89 48 / 06 62 17 89 48.

13 mars : Séminaire à Paris, France.

Informations et réservations : Alain Slama, 01 46 37 71 17.

14 mars : Séminaire à Bordeaux, France.

Informations : Jean-Marc Martin : 05 56 44 08 78.

15 mars 20h30 : Entretien public à Toulouse, à La Mane, 9 Avenue de Lagarde, 31130 Balma. Informations : La Mane, 05 34 09 07 75.

17 mars 20h45 : Entretien public au Centre Sources Vives de Montpellier

5bis, enclos Tissié-Sarrus, 34000 Montpellier, France.

Informations : Cathy Boyer, 04 67 58 79 85.

19 mars : Entretien public à Marseille

Informations : Liliane Montalbano, tél. 09 53 73 10 63.

20 mars : Séminaire à Luynes (Aix-en-Provence), France.

Informations : Liliane Montalbano, tél. 09 53 73 10 63.

21 mars à 20h00 : Séminaire à Cannes (Mougins), France.

Informations : Roland Louin : 04 93 08 97 22 / 06 19 03 87 02.

25 mars : Entretien public à Genève, Suisse.

Informations : Ralph Kundig, tél. +41 22 750 00 00.

27 et 28 mars : Séminaire à Genève, Suisse.

Informations et réservations : Ralph Kundig, tél. +41 22 750 00 00.

Pour plus de détails, voir : ICI




mardi 19 janvier 2010

Tao Te King






- 1 -

La voie qui peut être exprimée par la parole n'est pas la Voie éternelle ; le nom qui peut être nommé n'est pas le Nom éternel.
(L'être) sans nom est l'origine du ciel et de la terre ; avec un nom, il est la mère de toutes choses.
C'est pourquoi, lorsqu'on est constamment exempt de passions, on voit son essence spirituelle ; lorsqu'on a constamment des passions, on le voit sous une forme bornée.
Ces deux choses ont une même origine et reçoivent des noms différents. On les appelle toutes deux profondes. Elles sont profondes, doublement profondes. C'est la porte de toutes les choses spirituelles.

- 2 -

Dans le monde, lorsque tous les hommes ont su apprécier la beauté (morale), alors la laideur (du vice) a paru. Lorsque tous les hommes ont su apprécier le bien, alors le mal a paru. C'est pourquoi l'être et le non-être naissent l'un de l'autre.
Le difficile et le facile se produisent mutuellement.
Le long et le court se donnent mutuellement leur forme.
Le haut et le bas montrent mutuellement leur inégalité.
Les tons et la voix s'accordent mutuellement.
L'antériorité et la postériorité sont la conséquence l'une de l'autre.
De là vient que le saint homme fait son occupation du non-agir.
Il fait consister ses instructions dans le silence.
Alors tous les êtres se mettent en mouvement, et il ne leur refuse rien.
Il les produit et ne se les approprie pas.
Il les perfectionne et ne compte pas sur eux.
Ses mérites étant accomplis, il ne s'y attache pas.
Il ne s'attache pas à ses mérites ; c'est pourquoi ils ne le quittent point.

- 11 -

Trente rais se réunissent autour d'un moyeu. C'est de son vide que dépend l'usage du char.
On pétrit de la terre glaise pour faire des vases.
C'est de son vide que dépend l'usage des vases.
On perce des portes et des fenêtres pour faire une maison. C'est de leur vide que dépend l'usage de la maison.
C'est pourquoi l'utilité vient de l'être, l'usage naît du non-être.






dimanche 17 janvier 2010

Stephen Jourdain




Entretiens en plein air avec Stephen Jourdain et Gilles Farcet




PAR ROGER QUESNOY :
(Texte extrait de « Voyage au centre de soi » éditions Accarias, l’Originel)


Stephen Jourdain, qui nous accueille chaleureusement dans sa maison auvergnate, située immédiatement en contrebas du Puy de Dôme, au cœur des volcans, n’a rien d’un ésotériste fumeux (même s’il fume énormément en avalant force tasses de café). Cet ancien agent immobilier de Montparnasse essaie simplement de décrire au plus près ce qu’il vit intimement depuis plus de quarante ans, hors de toute influence religieuse ou philosophique.
Pour ce faire, il emploie un langage à la fois chrétien et païen qu’il incurve et infléchit selon son génie personnel. Ses paradoxes ne sont pas coquetteries d’auteur, ni ses obscurités vanité d’hermétiste.
A ses yeux, le sacré dans toute sa sublimité, se révèle plus « au ras des pâquerettes » que dans les édifices orgueilleux de la dévotion.
La « bonne nouvelle » qu’il délivre exige à la fois un regard d’enfant et une vigilance de tous les instants.
Il est impératif de « veiller », de laisser brûler le « je suis » fondamental sans l’abandonner jamais dans les cendres de ses attributs.
La poésie, nullement confinée dans un bel objet littéraire, sera ainsi vécue dans la rosée adamantine du premier jour de la création. Et des larmes de joie (Deus volens) ruisselleront sur vos joues.
« La poésie, affirme-t-il , est la matrice de la réalité et la réalité est la matrice de la poésie ».
Ajoutons que Stephen Jourdain n’a aucun respect pour les vérités dites « objectives » que l’on range comme des « faits » sur les étagères du savoir. A notre époque consensuelle, mercantile et technique, son cri est libérateur.

***

« Indiana Jones de la traque métaphysique », selon l’excellente expression de Raymond Oillet, Stephen Jourdain nous apprend à naître à nous-même, à ne jamais nous perdre dans un pseudo-réel illusoire ou fictif que nous prenons pour la réalité quotidienne. Il nous enseigne surtout la possibilité d’être inaltérablement en recul par rapport à notre identité, sans pour autant récuser les couleurs de la vie. C’est paradoxalement de cette distance à soi que jaillit la personne humaine dans sa plénitude suprême.

Roger Quesnoy

Site steve


vendredi 15 janvier 2010

WEI WU WEI



« Les doigts pointés vers la lune » est une célèbre maxime du bouddhisme chinois. C’est aussi le fil d’Ariane que déroule dans cet ouvrage, paru à l’origine en anglais, Wei Wu Wei (pseudonyme de Terence Gray, 1895-1987), pour aider les pèlerins en route vers eux-mêmes à traverser le labyrinthe de la quête spirituelle et à ne pas prendre des
« chauves-souris pour des dragons ». Dans l’esprit des grands maîtres éveillés du passé, il renouvelle de façon percutante et profondément originale leur message à l’intention des hommes et des femmes d’aujourd’hui. Toutes les questions centrales, le temps, l’espace, l’ego, la perception, la politique, le corps, le sexe, etc., sont scrutées et reconsidérées selon la perspective de l’Eveil, bouleversant les idées habituelles. Dans la seconde partie de l’ouvrage, vous trouverez des éléments biographiques sur ce personnage haut en couleur, ainsi que sur d’autres Eveillés ou chercheurs proches de lui. Enfin cinq « lettres ouvertes à un Non-Né », pleines de joyeuse insolence, confrontent l’enseignement de Wei Wu Wei avec ceux du chan et du taoïsme, rares courants traditionnels auxquels cet homme libre entre tous se soit référé.

Extraits

L’événement Satori (Eveil, Illumination, Réalisation…) étant la réalisation du fait qu’il n’y a pas de Je, il n’y a pas de Je pour réaliser l’événement Satori. Et puisqu’il n’y a jamais eu de Je, il peut ne jamais s’être produit non plus d’événement Satori pour l’annihiler, car aucun Satori n’a jamais existé dans la Réalité.

***

Un concept est un arrêt du mouvement de la manifestation, c’est ipso facto une chose morte, sans réalité. Ainsi tous les concepts sont-ils morts et non réels. Pour être saisie, la Réalité doit être approchée avant la formation d’un concept et donc en mouvement.

***

Pourquoi choisir ?
Pourquoi ne pas tout simplement faire ce que, de toute façon, vous avez à faire ?
Ne pas choisir, c’est « être présent dans le présent ». Notre vie entière, emprisonnés que nous sommes par l’illusion personnelle, est en fait une suite de choix. Du matin au soir, nous ne faisons rien d’autre que choisir. Si nous cessions de choisir et répondions juste aux circonstances, cela serait agir en accord avec « la nature réelle des choses ». C’est ce que l’intégré fait. Oui, nous choisissons du matin jusqu’au soir, bien qu’il n’y ait aucune chose telle qu’un choix.

***

Il semble y avoir deux types de chercheurs : ceux qui visent à faire de leur ego quelque chose d’autre qu’il n’est, quelque chose de saint, de gai, de généreux (comme si l’on pouvait rendre « non chat » un chat) et, d’autre part, ceux qui comprennent que toutes les tentatives de ce genre sont seulement des gesticulations et de la pure comédie. Ces derniers réalisent aussi qu’il n’y a qu’une seule chose qui puisse être faite, elle consiste à se désidentifier de l’ego en prenant conscience de sa non réalité et en prenant conscience également de notre identité éternelle avec le pur Etre. Autrement dit, il s’agit juste de sortir du rêve éveillé comme nous sortons tous les matins du rêve endormi.


Wei Wu Wei :

D’origine irlandaise, Terence Gray, alias Wei Wu Wei, naît en 1895.
Dans les années 20, il s’intéresse essentiellement à l’Egyptologie et à l’art, et s’investit activement dans la vie culturelle anglaise : producteur de pièces de théâtre, dramaturge, théoricien, éditeur, il a influencé beaucoup d’artistes de l’époque, en particulier à Cambridge où il vit.
Puis il se tourne vers la philosophie et la métaphysique, et entame une série de voyage à travers l’Asie. Un bouleversement intérieur va alors l’amener à rencontrer de nombreux êtres remarquables du point de vue spirituel, tels que Douglas Harding, Robert Linssen, Hubert Benoit, le maître Chan Xu, Krishnamurti, Swami Siddheswarananda, Jean Klein…
Vers l’âge de 60 ans, il s’installe en France avec sa femme et s’occupe d’un vignoble. En 1958, il publie son premier titre sous le pseudonyme de Wei Wu Wei. Huit autres titres suivront, jusqu’en 1974, abordant le bouddhisme chan et le taoïsme dans un style très personnel qui donne une saveur unique à l’ensemble de son œuvre.
Il meurt à Monaco en 1986.




mercredi 13 janvier 2010

Eckhart Tolle



Dans Nouvelle Terre, Eckhart Tolle décrit admirablement le fonctionnement de notre état de conscience actuel, fondé sur l'ego. Ce livre a pour but de susciter une transformation de la conscience, un éveil. Une part essentielle de cet éveil est la reconnaissance de l'ego et de notre attachement aux choses, à notre passé et à nos ennemis. Pour cette nouvelle édition, l’auteur a choisi les passages et les paragraphes essentiels et précieux, ceux auxquels il accorde la plus grande importance.

Ce livre compagnon sera bénéfique à tous ceux qui ont déjà lu Nouvelle Terre peut-être plus d’une fois et qui ont connu une certaine transformation grâce à sa lecture. L’information de ce livre est en pratique sans importance. En fait, vous ne la lisez pas pour apprendre quelque chose de nouveau mais pour aller plus en profondeur, devenir plus présent et, surtout, pour vous sortir de votre mental.
Je souhaite que vous connaissiez la vraie nature de votre pouvoir spirituel, c’est-à-dire, ce que vous êtes dans votre essence même… Et seul l’esprit peut reconnaître l’esprit.

Eckhart Tolle

Extrait :

La pensée n’est qu’un infime aspect de la totalité de la conscience, de la totalité de ce que vous êtes.

Ce qui émerge en ce moment, ce n’est pas un nouveau système de croyances, une nouvelle religion, mythologie ou idéologie spirituelle, puisque nous arrivons au bout non seulement des mythologies, mais également des idéologies et des systèmes de croyances. Le changement se situe au-delà du contenu du mental, au-delà de nos pensées. En fait, au cœur de la nouvelle conscience se trouve la transcendance de la pensée, l’habileté nouvelle- ment trouvée de s’élever au-dessus de la pensée et de réaliser une dimension en soi infiniment plus vaste que la pensée.

Alors, le sens de votre identité ne vient plus de l’in- cessant flot de pensées que vous preniez pour vous dans l’état de l’ancienne conscience. Quelle libération de réa- liser que la «voix dans ma tête» n’est pas ce que je suis!

Mais alors, qui suis-je? Je suis celui qui voit ceci. Je suis celui qui est là avant la pensée. Je suis la présence dans laquelle la pensée, l’émotion ou la perception se produisent.


La cause première du malheur n’est jamais la situation, mais toujours les pensées qui concernent celle-ci.

Soyez donc conscient des pensées qui vous viennent et dissociez-les de la situation qui est toujours neutre, qui est toujours telle qu’elle est. Il y a la situation et il y a mes pensées à son sujet. Au lieu d’inventer des histoires, tenez-vous-en aux faits. Par exemple, si vous dites «Je suis ruiné», c’est une fiction qui vous limite et vous empêche de passer effectivement à l’action. Si vous dites «Il me reste 50 cents dans mon compte en banque», vous énoncez un fait. Affronter les faits redonne tou- jours du pouvoir. Soyez conscient que vos pensées créent dans une large mesure les émotions que vous res- sentez. Établissez le lien entre pensées et émotions. Au lieu d’être vos pensées et vos émotions, soyez la conscience derrière elles.


« Car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu. » La Bible dit aussi : « Il prend les sages dans leur ruse1 ». Et quelle est la sagesse selon ce monde ? Le mouvement de la pensée et le sens tel que définis exclu- sivement par la pensée.

La pensée isole un événement ou une situation en la qualifiant de bonne ou de mauvaise, comme si elle avait une existence propre. Quand on se fie trop à la pensée, la réalité devient fragmentée et c’est cette fragmentation qui est l’illusion, même si elle semble très réelle quand on en est prisonnier. Et pourtant, l’univers est un tout indivisible dans lequel tout est relié, dans lequel rien n’existe de façon isolée. Ce lien profond d’intercon- nexion entre toutes les choses et les événements sous- entend que les étiquettes mentales de «bien» et de «mal» sont en fin de compte illusoires. Ces étiquettes sont le fait d’une perspective limitée et ne sont vraies que de façon temporaire et relative.


Mais il n’y a pas d’événements aléatoires, pas plus qu’il y a des événements ou des objets existant de façon isolée. Les atomes qui constituent notre corps sont nés il y a très longtemps dans les étoiles et les causes du plus infime événement sont virtuellement infinies et reliées au tout de façon insondable.


Si vous vouliez retrouver la cause d’un événement quelconque, il vous faudrait remonter au début de la création. Le cosmos n’est pas de nature chaotique. En fait, le terme «cosmos» veut dire ordre. Mais il ne s’agit pas d’un ordre que le mental humain peut appréhender, bien qu’il puisse parfois en avoir des aperçus.


Quand nous allons dans une forêt qui n’a pas été tou- chée par l’homme, le mental ne voit que désordre et chaos. Il ne peut même plus faire de distinction entre la vie (le bien) et la mort (le mal) puisque la vie pousse par- tout à partir de matières mortes et pourries. C’est seule- ment lorsque nous sommes suffisamment silencieux intérieurement et que le bruit des pensées s’amenuise que nous devenons conscients de l’harmonie qui est cachée derrière ce chaos, conscients du sacré, de l’ordre supérieur qui fait que tout a exactement sa place et ne pourrait être autrement.


Le mental se sent beaucoup plus à l’aise dans un parc aménagé parce que c’est la pensée qui l’a planifié. Il n’a pas poussé organiquement, tout seul. Il y existe un ordre que le mental peut comprendre, alors que dans la forêt, il y a un ordre insaisissable, que le mental qualifie de chaos. Ce dernier se situe au-delà des catégories de bien et de mal du mental. Vous ne pouvez le comprendre par la pensée, mais vous pouvez le sentir quand vous renon- cez à la pensée, quand vous devenez quiet et vigilant et que vous n’essayez plus de comprendre ni d’expliquer. C’est seulement à ce moment-là que vous pouvez deve- nir conscient de l’aspect sacré de la forêt. Dès l’instant où vous sentez cette harmonie cachée, cet aspect sacré, vous réalisez que vous n’en êtes pas séparé. Et quand vous réalisez cela, vous participez consciemment à ce sacré. C’est le propre de la nature que de vous remettre en syntonie avec la totalité de la vie.


Pour la majorité des gens, la réalité est ceci : dès qu’ils perçoivent une chose, ils la nomment, l’interprètent, la comparent à une autre, l’aiment, ne l’aiment pas, la qua- lifient de bonne ou de mauvaise par l’intermédiaire de l’ego. Ces gens sont prisonniers des formes-pensées, de la conscience des objets.


Vous ne pouvez pas vous éveiller spirituellement à moins d’arrêter d’attribuer compulsivement et incons- ciemment des noms à tout, ou à tout le moins de devenir conscient que vous le faites et ainsi de pouvoir l’observer quand vous le faites. C’est grâce à cette constante attri- bution de noms que l’ego se maintient en tant que men- tal non conscientisé. Chaque fois que cette activité cesse, et même quand vous en devenez juste conscient, l’espace intérieur apparaît et le mental ne vous possède plus.


Choisissez un objet qui se trouve près de vous (un stylo, une chaise, une plante) et explorez-le visuellement. Regardez-le avec grand intérêt, presque avec de la curio- sité. Évitez de choisir tout objet ayant une forte conno- tation personnelle et qui vous rappelle le passé (où vous l’avez acheté, qui vous en a fait cadeau, etc.). Évitez éga- lement de choisir un objet avec de l’écriture, entre autres, un livre ou une bouteille. Cela viendrait stimuler vos pensées. Sans vous forcer mais tout en étant détendu et vigilant, accordez votre attention totale à l’objet en question, à chacun de ses détails. Si des pensées survien- nent, ne vous laissez pas prendre par elles. Ce ne sont pas les pensées qui vous intéressent ici, mais l’acte de percevoir comme tel. Réussissez-vous à percevoir sans penser ? Réussissez-vous à regarder sans que la voix dans votre tête y aille de ses commentaires, tire des conclu- sions, compare ou essaie de comprendre quelque chose ? Après deux ou trois minutes, laissez votre regard errer dans toute la pièce ou dans l’endroit où vous êtes, votre attention vigilante venant éclairer tout ce sur quoi elle s’attarde.


Editeur Ariane - Nov. 2009

Adyashanti



Adyashanti : L'illumination c'est quoi ?




Conscience pure…

Dans cet ouvrage inspirant, profond et remarquable, Adyashanti mène le lecteur au-delà du bruit constant du mental et de ses concepts erronés pour qu’il redécouvre un lieu de conscience pure. Cet espace accessible à chacun de nous est empreint de sagesse, de quiétude et de présence. Les enseignements d’Adyashanti sont purs et directs, et ses paroles vous guideront vers la porte de la Vérité, de l’Unité.

«Mes paroles visent à vous ébranler pour vous éveiller, non pas à vous dire comment mieux rêver. Ne croyez pas que l’Éveil soit la fin. Il est la fin d’une quête, de celui qui cherche, et le début d’une vie vécue depuis votre nature essentielle.»


Méditation véritable…

Qu’arriverait-il si vous laissiez tout être exactement tel qu’il est ? Si vous décidiez de profiter de chaque instant de votre vie et d’abandonner votre besoin de contrôle ?
Adyashanti a découvert que lorsque vous laissez tomber toutes les techniques, le concept même de vous en tant que méditant, vous ouvre la voie vers l’art de la méditation véritable.


«On nous enseigne que l’Éveil est difficile, que de s’éveiller de l’illusion de la séparation nécessite des années. En fait, il s’agit de s’éveiller du rêve de la séparation et de passer à la vérité de l’Unité. D’aller du mental contrôlant à la méditation véritable… est en soi une transition révolutionnaire.»

Editeur : Ariane


mardi 12 janvier 2010

Prochaines rencontres à Bordeaux





David Ciussi les 23 et 24 janvier (infos ci-dessous)

Jean Bouchart d'Orval le 14 mars (journée)

Hélène Naudy le 19 mars (soirée)

Sébastien Fargue les 24 et 25 avril (journées)
Retraite du 24 au 29 août (environs de Bordeaux - lieu à préciser)



lundi 11 janvier 2010

Rencontre avec David Ciussi




RENCONTRE AVEC DAVID CIUSSI à Bordeaux

( Cap ferret) les 23 et 24 janvier 2010


« Bien-venus » dans ce lieu de tradition et de connaissance consciente qu’est

un atelier. C’est un « accélérateur de particules » où les niveaux les plus

subtils sont découverts par une saisie fulgurante de « la liberté qui se

libère », promptitude sans avant ni après. C’est la reconnaissance réciproque

de la nature même de la légèreté au coeur de notre individualité. A ce niveau

d’intelligence, la relation consciente se révèle et s’harmonise avec les lois les

plus pures de l’intelligence créatrice.

Ces accélérations sont possibles à condition de « conscientiser » nos

résistances qui se déguisent en explications logiques données par la

connaissance pensante. Le jeu des questions-réponses, les mises en situation,

l’observation de nos réactions, nous amènent à prendre du recul et à mieux

observer ces pièges émotionnels et mentaux qui nous coupent du présent

vivant. Penser est une chose, en être conscient en est une autre.


Consultant en sciences humaines domaines dʼinterventions : Philosophie, pédagogie et relations humaines) et

psycho -gérontologue. David CIUSSI enseigne dans différentes universités (faculté de Médecine, I.U.T.) et dispense

de la formation continue dans les hôpitaux et maisons de retraite. Pédagogue de lʼEssentiel, Il a écrit plusieurs livres

et est chroniqueur dans différentes revues et journaux nationaux et internationaux.


Lieu de la rencontre : chez Sarah Quérandeau

tel. 05 56 60 85 28 - 8 allée gentil d’Armagnac 33 Piraillan


PROGRAMME des samedi et dimanche

10h30-12h30 Entretien-conférence

13h00-14h30 Repas pris chez Sarah. Amenez vos plats pour un partage……

14h30-18h3O Entretien-conférence


Pour vous inscrire: : Mireille Bouissière

05 65 10 84 30 ou 06 61 41 39 49 mireille.bouissiere@orange.fr

David Ciussi : david.ciussi@orange.fr tel. 04 93 81 39 05 – 06 76 28 21 86


Participation financière :

les deux jours : 100 euros - couple : 190 e

Un jour : 60 euros - couple : 120 euros


Site : David Ciussi


dimanche 3 janvier 2010

Être soi-même



Denis Marquet

Être soi-même


Qui sommes-nous ? Cette question, cette quête, ce mystère est celui de notre humanité. Pour vivre en société, nous avons dû apporter à cette interrogation des réponses, dont la synthèse constitue notre moi. Mais cette identité, nous l’avons intériorisée à partir du regard des autres sur nous, particulièrement le regard des parents et des figures majeures de l’enfance, et aussi des récits que, très tôt, « on » a raconté à notre sujet. Ce « moi » que nous croyons être est donc conditionné, un personnage fictif ; fabriqué en réaction aux contraintes de nos premiers environnements. La caractéristique principale de ce personnage auquel nous sommes identifié est d’être défini. Nous sommes capable d’en donner une description, car il est dans une large mesure identique à lui-même : il y a un noyau dur en nous, qui est, croyons-nous, véritablement nous, et qui n’est pas susceptible de changer. C’est notre identité (du latin idem, le même), qui nous permet de nous sentir en sécurité, notamment parce que, étant prévisible, nous sécurisons les autres. Ce que nous avons été, nous le sommes et le serons. Mais il y a des moments où nous nous surprenons nous-même : ce que nous faisons ou disons ne nous ressemble pas. Ce peut être pour le pire. Tel, habituellement calme et posé, est soudain emporté dans un terrible accès de violence ; tel autre, père et mari aimant, disparaît et change de vie... C’est le moi qui explose, sous la poussée de forces longtemps refoulées du champ de l’identité. Révélation subie, non préparée, douloureuse et parfois destructrice. Mais ce peut être aussi pour le meilleur. N’avons-nous pas tous connu ces « moments de grâce » où naît le geste juste, la parole authentique, l’acte fécond ? Une rencontre amoureuse, et dans une spontanéité qui nous déconcerte, nous laissons se dire des paroles neuves, qui nous révèlent à nous-même en même temps qu’à l’aimé(e)... La détresse d’un ami, et voilà les mots justes qui sortent de notre bouche, et disent des vérités qu’il nous semble découvrir en les disant... Et ces circonstances historiques exceptionnelles, lorsqu’il faut être un héros ou un lâche, et que dans l’action nous découvrons en nous-même des forces et des capacités que nous ne soupçonnions pas. Plus tard, c’est l’étonnement : comment ai-je été capable de cela ? Il est des moments où nous sommes plus que nous-même.

« Je est un autre », disait Rimbaud, décrivant là ce moment étrange où je laisse passer à travers moi des choses qui n’appartiennent pas à la définition de moi-même. Inspiration : parce que j’ai su lâcher le savoir sur moi-même, et jusqu’à la notion de mon identité, je laisse s’exprimer la spontanéité créatrice de mon être profond. Alors, je me découvre autre que ce que je croyais être. Je fais connaissance avec moi-même. La connaissance de soi, c’est ne plus rien savoir sur soi, et soudain se laisser surprendre par soi-même. C’est ne plus être le même, ce moi trop bien connu. On n’est vraiment soi-même qu’en s’étonnant de soi.





Belle année 2010


En empathie...




jeudi 17 décembre 2009

lundi 14 décembre 2009

3ème Millénaire




N° 94 Hiver 2009 - Parution décembre

Crise et conscience


La crise économique et sociale peut-elle être vue positivement ?

La question peut choquer, incongrue, inacceptable, scandaleuse,...

Mais la « crise », au fond, n'est-elle pas la manifestation de nos conflits psychologiques, de nos désirs insatisfaits et insatiables, de nos angoisses et de nos peurs sous-jacentes... Tout cela à l'échelle de la mondialisation ! Cette crise peut-elle alors devenir un révélateur de l'ego mondialisé...

Parmi de très nombreux témoignages, nous savons que l'« éveil »* est précédé par une crise intérieure. La crise mondiale annoncerait-elle l'« éveil spirituel » de l'humanité ? ... Elle en offre, en tout cas, une incontestable possibilité, tout en demeurant un drame pour beaucoup d'individus et de sociétés voir un « tournant » de civilisation annoncé, par certains visionnaires, dès les débuts du XXe siècle. Comment, sur la scène du monde, ce drame peut-il alors devenir une réelle catharsis pour chacun d'entre nous ? C'est-à-dire le catalyseur d'un « changement créateur ».

* Voir deux récents numéros, 90 et 91, Éveil, Illumination... Y a t-il une pédagogie ?

Site 3ème Millénaire


samedi 5 décembre 2009

Petite histoire de Nasrudin...



ENSEIGNER LA RÉALITÉ...

Les élèves interrogent Nasreddin Hodja, leur instituteur :

- Maître, quel homme a plus de valeur : celui qui conquiert un empire par la force, celui qui peut le conquérir, mais qui se l'interdit ou celui qui empêche un autre de s'emparer d'un tel empire ?

Perplexe, Hodja répond :

- Je n'en sais rien. Mais je sais quelle est la tâche la plus difficile au monde.

- Laquelle ? demandent les élèves.

- Vous apprendre à voir les choses comme elles sont réellement...






Alain Galatis






Cela qui rêve
de Alain Galatis

« Cher ami ! Puis-je me permettre : est-il difficile d’envisager que, peut-être, tu ne tiens pas un livre entre les mains ? Que, peut-être, le lieu où tu te trouves n’existe pas ? Oui, assurément.

Est-il triste d’envisager que, peut-être, tu n’es pas toi-même la personne que tu penses être ? Oui, c’est douloureux.

Mais regarde ! Si nous arrêtons de définir ce qui est. Si nous cessons de vouloir dire le monde. Nous soulevons le coin du voile.»


Editeur Les Deux Océans
parution : 2009




Alain Galatis





Nos pensées traduisent le réel et nous installent dans un univers clos et fictif.

Comment pouvons-nous sortir de ce monde clos ?

L'auteur propose un cheminement qui, par la compréhension et l'attention portées au fonctionnement de la pensée, nous permet de déjouer les pièges de celle-ci et d'être ainsi capables de rencontrer la réalité. Le réel est indicible mais chacun, nous pouvons en faire l'expérience.

Un livre limpide et intelligent.

"Ce remarquable petit livre est une aide précieuse à la vigilance que nous impose le défi de la pensée incapable de saisir le réel".

Nouvelles Clés

"Un essai poétique, philosophique et rigoureux... Une voix limpide et fraternelle".

24 heures