lundi 15 janvier 2018

Rencontre avec Jean Bouchart d'Orval




Rencontre avec Jean Bouchart d'Orval
les 21 et 22 avril 2018 en Gironde



IL Y A...
Entretiens libres avec
Jean Bouchart d’Orval




C’est en effet une même chose percevoir et être...

Τὸ γὰρ αὐτὸ νοεῖν ἐστίν τε καὶ εἶναι...
La Grande Déesse à Parménide (VIe siècle av. J.-C.)


Notre vie entière n’est que constatation: «il y a ceci, il y a cela». 
Ne retenant toujours que «ceci» et «cela», nous nous voyons pris dans une trame virtuelle faite de calculs et d’inquiétudes, négligeant l’immense vérité lumineuse, sûre et libératrice: «il y a». La vraie nature de tous les «ceci» et «cela» est notre inconcevable réalité intime, celle qui nous fait dire «il y a» et sans laquelle ni «ceci» ni «cela» ne saurait être. Constater cette grande vérité est le gond autour duquel peut tourner la porte de notre vie et s’ouvrir sur un espace sans bornes et sans peur. Tout ce qui semblait noué se dénoue alors sans effort, sans intervention.

Entretiens libres avec Jean
Samedi et dimanche 21-22 avril 2018, de 10h00 à 17h00, au 25 chemin de Troquereau sur l'Isle, Lieu-dit Durandeau 33230 Coutras. Participation : 60 par jour (merci de prévoir le règlement en espèces). Ceux qui le souhaitent peuvent apporter des plats de leur choix pour manger sur place.

Infos et réservation : Jean-Marc Martin aubinsahallor@orange.fr

www.jeanbouchartdorval.com




jeudi 4 janvier 2018



Quand on s'éveille enfin à la claire compréhension
Et que l'on sent qu'il n'y a aucune frontière
Qu'il n'y en a jamais eu
On se rend compte qu’on est tout.

Les montagnes, les rivières,

L'herbe, les arbres, le soleil, la lune, les étoiles
Et l'univers enfin
Ne sont autres que nous-memes.

Rien ne nous distingue
Rien ne nous sépare les uns des autres
L'aliénation, la peur, la jalousie, la haine
Sont évanouies.

On sait en pleine lumière
Que rien n'existe en dehors de soi
Que par conséquent rien n'est à craindre.

Etre conscient de cet état
Engendre la compassion,
Les gens et les choses
Ne sont plus sépares de nous
Mais sont au contraire
Comme notre propre corps.

Genpo sensei, moine zen japonais

mercredi 27 décembre 2017

Fernando PESSOA


Je me sens né à chaque instant
  à l'éternelle nouveauté du Monde...
  [...]
  Le Monde ne s'est pas fait pour que nous pensions à lui
  (penser c'est avoir mal aux yeux)
  mais pour que nous le regardions avec un sentiment d'accord...
 ……..
  Aimer, c'est l'innocence éternelle,
  et l'unique innocence est de ne pas penser.
 ……….
  Le seul mystère, c'est qu'il y ait des gens pour penser au mystère.
  ……….
  L'unique signification intime des choses,
  c'est le fait qu'elles n'aient aucune intime signification.
 ……….
  les choses n'ont pas de signification : elles ont une existence.
  Les choses sont l'unique sens occulte des choses.
 ……….
  Passe, oiseau, passe, et apprends-moi à passer !

(Le Gardeur de troupeaux et autres poèmes, trad. Armand Guibert, ,nrf Poésie/Gallimard)

Fernando Pessoa
1888-1935

vendredi 15 décembre 2017

Miroir...




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- 1 -   Quand la pensée brûle ses ailes 

Venant juste de réaliser que la pensée n’atteint jamais qu’elle même !


- 2   Quand la pensée brûle ses ailes 

Accueillant avec un sourire opalescent la merveilleuse nouvelle que le « je »

 qui pense est imaginaire

Rien de plus qu’une supposition   faite pour rire !



                                                                             Stephen Jourdain    

 

 

 

 




 

dimanche 3 décembre 2017

Christine MORENCY



Un autre livre sur l'éveil ? Oui, sauf que celui-ci n'a rien de commun. Il ne propose aucune technique, ne présente aucune théorie ou analyse sur ce particulier non-événement qu'est l'éveil, le retournement sur soi.
Il n'y a pas l'Absolu et quelque chose en plus qui serait à part. La seule place où il est possible de se connaitre c'est ici, au coeur de soi. Il n' y a rien à chercher en dehors, nous sommes cette conscience de soi lumineuse.
« L'absolu est ici » est une véritable plongée au cour d'un témoignage vivant de l'éveil.
Nous sommes beaucoup plus vaste qu'il n'en a l'air... Cette découverte enraye l'idée d'être une personne, défait les croyances saugrenues acquises, remet en question la totalité des concepts crus. 
Christine nous montre la bonne direction : ne rien refuser de ce qui est là, même pas l'ego, mais voir au-delà.
Portée par un élan inné de justesse et d'authenticité pour elle-même, Christine Morency livre son vécu avec une audace hors du commun. Cette façon naturelle et vraie lorsqu'elle parle de son vécu de l'éveil nous porte à oser regarder en nous ce qui fait véritablement ombrage à notre réelle paix.
L'humour dynamise son témoignage et ce livre n'en manque assurément pas, véhiculant ainsi un extraordinaire sentiment de permission inconditionnelle, celui d'être là, tel que nous sommes, authentiquement Soi. 




lundi 30 octobre 2017

Eric Baret




AIMER C’EST ÉCOUTER


Aimer vraiment quelqu’un, c’est un concept. On ne peut pas aimer quelqu’un. C’est un fantasme. La personnalité ne peut pas aimer. Aimer, c’est ce qui est essentiel, ce n’est pas quelque chose que l’on peut faire ou non. Quand on arrête de «faire», il reste l’amour.
On aime quelqu’un quand il correspond à notre fantasme. La personne que vous aimez s’il fait ceci ou cela, vous ne l’aimerez plus. Un amour qui commence et qui finit n’est pas vraiment un amour. Aimer, c’est écouter, c’est être présent. Aimer les enfants, c’est ne pas leur demander quoi que ce soit et tout donner. Un jour ils disparaîtront, ils ne seront plus en contact avec vous. Demandez à votre fils de vous donner des nouvelles, ce n’est pas de l’amour. Le fils fait ce qu’il a besoin de faire; il ne se demande rien à un enfant. Mais aimer quelqu’un sur un plan humain, c’est un fantasme.

L’ego ne peut pas aimer. Il utilise, prétend, se rassure. Quand vous trouvez quelqu’un qui correspond à votre imagination physique, psychologique, intellectuelle, affective, vous dites que vous l’aimez profondément. Quand cette personne fait quelque chose de différent, alors elle devient détestable. On ne peut pas aimer quelqu’un. Sentir une forme d’amour est profondément juste. C’est avant le fantasme de «j’aime quelqu’un». Le sentiment d’amour est profond, essentiel. Mais, par manque de maturité, on pense qu’on aime «quelqu’un». En fait, on aime tout simplement, parce que l’amour est sans direction.

Ce que j’aime, c’est ce qui est présent devant moi. Il n’y a rien d’autre. Qu’est-ce qui pourrait être plus beau, plus extraordinaire, que ce qui se produit dans l’instant si je n’ai pas la prétention que la beauté et la sagesse soient ailleurs? L’amour est ce qu’il est quand on cesse de prétendre aimer quelqu’un. Aimer quelqu’un, vouloir être aimé, c’est une histoire. Qu’est-ce que ça veut dire d’être aimé? Personne ne vous aime, personne ne vous aimera jamais, personne ne vous a jamais aimé, et c’est merveilleux comme ça. Les gens ne peuvent qu’exiger. Si vous correspondez à leurs critères psychologiques, physiques, affectifs, ils vous aiment quand ils vous rencontrent. Si vous ne leur correspondez pas, ils vous détestent. Et alors? Il y a des chiens qui vous aiment et d’autres qui ne vous aiment pas. C’est biologique. Pourquoi s’occuper de ces choses? Qu’est-ce que ça fait d’être aimé? C’est un fantasme. Que se passe-t-il si quelqu’un projette une attraction ou une répulsion sur moi? C’est complètement fantasmatique! À un moment, vous vous rendez compte que vous n’avez pas besoin d’aimer ou d’être aimé. Qu’est-ce qu’il y a? Reste le sentiment d’amour, cette communion que l’on a entre tous les êtres et qui n’est pas directionnelle. Vous vous rendez compte qu’aimer vous appartient.

Ce qui vous rend heureux, c’est d’aimer. Si quelqu’un dit qu’il vous aime profondément, mais vous ne l’aimez pas, ça ne vous apporte rien. En revanche, quand vous aimez cela vous rend heureux. Les choses étaient donc à l’envers: aimer c’est à nous. Quand j’aime mon corps, mon esprit, mon environnement, il y a de la tranquillité. Vouloir être aimé, c’est juste un concept. Quand vous aimez, vous n’aimez pas quelqu’un, vous aimez, c’est tout.
La personne avec qui vous vivez, vous dormez ou vous allez au cinéma, c’est autre chose. Vous ne pouvez pas dormir avec tout le monde, vivre avec tout le monde. Une sélection organique s’impose. Mais l’amour ne se situe pas ici. Ce n’est pas parce que vous dormez avec quelqu’un que vous aimez plus qu’un autre avec qui vous ne dormez pas! Ce n’est pas parce que vous vivez avec une femme que vous l’aimez plus que toutes les autres avec qui vous ne vivez pas. C’est fonctionnel. Il y a des gens que nous aimons profondément et pourtant nous ne vivons pas avec eux. Il n’y a pas de circonstances. Je n’ai pas besoin d’aimer quelqu’un pour vivre avec lui, dormir ou voyager. Cela se produit à un autre niveau.
Mais vous verrez que tôt ou tard «aimer quelqu’un» ne veut rien dire. C’est comme se prendre pour quelqu’un. C’est juste une image. Je peux être stimulé par quelqu’un. Quand mon corps passe à vingt mètres d’un autre corps, une forme d’intensité se manifeste et à dix mètres, ça sera encore plus intense, et quand on se effleure, c’est comme une folie qui arrive: son odeur, la forme de son corps, le son de la voix, la façon de se déplacer, sa douceur ou sa dureté, sa richesse ou sa pauvreté font que je suis touché. Mais pourquoi appeler l’amour tout ça? C’est purement chimique. Selon ce à quoi ressemblait votre père, votre grand-père, si vous étiez battu ou caressé à trois ans, vous aimerez cette forme-ci ou cette forme-là de corps, telle ou telle odeur, telle ou telle façon de bouger. Cette personne vous attire, une autre pas du tout. Cela remonte à très très loin. Le mot «amour» n’a rien à voir là-dedans.

C’est juste quand vous voyez clairement tout cela que vous pouvez vous marier, avoir des enfants sans avoir besoin de jouer. Alors vous vivez fonctionnellement avec quelqu’un, avec tout le respect et l’écoute que cela implique. Mais vous n’êtes pas obligé de croire que vos enfants sont vos enfants, que vos parents sont vos parents, que votre mari soit votre mari. Je le suis aussi, bien sûr, de temps en temps.
Aimer, c’est écouter.

Éric Baret
par Jean Bouchart d'Orval : «La Joie de Bhairava», Fontaine de Médicis, Jardin du Luxembourg



mercredi 12 juillet 2017

Rencontre avec Jean Bouchart d'Orval les 28 et 29 octobre


L'ÉTONNEMENT LUMINEUX
Entretiens libres avec
Jean Bouchart d'Orval


Éveille la plénitude de la vision lumineuse tout comme un amant sa bien- aimée endormie. Illumine le ciel et la terre, fais briller les Aurores pour la gloire, fais briller les Aurores.

pra bodhayā puradhijāra ā sasatīm iva |
pra cak
aya rodasī vāsayoasaḥ śravase vāsayoasa|| gVeda I, 134, 3 


L’homme meurt à petit feu dans une existence dont il ne réalise pas la pauvreté par rapport à la réalité. Ce qui lui semble évident et guide sa vie n’est qu’apparences de surface. Avant et au-delà de toutes les évidences, de toutes les opinions, de tous les espoirs, de toutes les décisions et toutes les démarches ou pratiques, demeure l’étonnement, l’émotion fondamentale qui se réfère à la réalité au-delà même de l’existence et qui seule peut réveiller les morts...

Entretiens libres avec Jean

Samedi et dimanche 28-29 octobre 2017, de 10h00 à 17h00, au 25 chemin de Troquereau sur l'Isle, Lieu-dit Durandeau 33230 Coutras. Participation : 60 par jour (merci de prévoir le règlement en espèces). Ceux qui le souhaitent peuvent apporter des plats de leur choix pour manger sur place.

Infos et réservation : Jean-Marc Martin 05 57 41 14 71 / 06 16 80 20 93 

www.jeanbouchartdorval.com 



lundi 26 juin 2017

Betty

 

Betty s'est éveillée à la Réalité, ce vide vibrant où la personnalité est absente, là où rien ne commence et rien ne meurt. Née au Québec, elle y réside toujours. Betty n'enseigne pas; nul besoin de chercher. Le grand rendez-vous est avec vous-même! Être conscient de ne rien être et de ne rien savoir a foudroyé le désir d'exister de Betty, la laissant dans un perpétuel étonnement! Intemporelle et non individuelle, la Conscience ne subit pas de processus évolutif: Elle EST! C'est ce que nous sommes tous! Et c'est accessible, sans distance, sans délai.

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