dimanche 27 janvier 2013

Stephen Jourdain






Entretiens réalisés par Charles Antoni.

Lors de nos rencontres, Steve Jourdain répondait à mes questions par de longs monologues, en une langue ciselée, précise, quasi poétique. L'écouter était des plus captivant, les phrases semblaient sortir d'elles-mêmes en un flot ininterrompu, sans aucun effort. Peu importait le lieu où il se trouvait, en ville, au bord de la mer, au volant de sa  voiture, il pouvait aborder n'importe quel sujet, cela s'écoulait spontanément en un mouvement naturel.

Les propos de Steve étaient d'une fulgurance à vous couper le souffle. Il avait, au fur et à mesure du temps, élaboré son propre langage, et ce qui était certain c'est qu'il n'avait copié personne. Une grammaire inédite émanait directement, comme il aimait à le souligner lui-même, de cette chose qui lui était tombée sur la tête à l'âge de seize ans. Son intelligence créatrice semblait jouer en maître de ballet avec les concepts les plus affûtés, coupant sans vergogne la tête à toutes nos croyances. Nous étions en pleine verticalité.

Charles Antoni


Stephen Jourdain commence sa production littéraire à partir d'une expérience d'éveil spirituel qu'il dit avoir eue à l'âge de 16 ans. Jean Paulhan lui propose de publier ses textes au début des années 1960 à La Nouvelle Revue française. Bien que son orientation littéraire le classe parmi les auteurs de spiritualité contemporaine (proche de la non-dualité occidentale), il a toujours affiché une distance par rapport à cette catégorie.

Déjà publié à L'Originel :
  • Le Miracle d'être, entretiens avec Charles Antoni - 2012.
  • « Massacre » in  Revue L'Originel N° 1 Corse, Terre de Traditions - 1993
  • « Émerveillé, je fais tourner lentement le prisme du rêve corse » in Revue L’Originel N° 1 - 1993
Site : L'Originel





dimanche 20 janvier 2013

Daniel Morin




Sortie fin janvier 2013
Ed. Accarias l'Originel

Pour Daniel Morin, l'être humain vit en permanence dans l'illusion de pouvoir se projeter dans un futur où il maîtrise l'ensemble de ses décisions, ce qui engendre une dualité de la personnalité (une entité séparée) et une insatisfaction chronique. Il réhabilite ici l'ordinaire et le quotidien en privilégiant une humanité réelle et immédiate et non projetée.


Un petit extrait vidéo d'une conférence en 1997



lundi 14 janvier 2013

Douglas Harding





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jeudi 3 janvier 2013

Jeff Foster





Je croyais
(et "croire" est ici le mot clé)
être éveillé
et que les autres ne l'était pas.
Quelle ironie.

Je croyais
que l'éveil n'existait pas
et que tous les enseignement spirituels
étaient dualistes et faux.
La "Non-dualité" était le seul enseignement véritable.
Quelle arrogance.

Je croyais
qu'il n'y avait "personne ici" à pouvoir jamais s'éveiller.
"Rien à faire et nulle part où aller" était mon nouveau mantra non-spirituel.
Quelle idée simpliste.

Je croyais
qu'il n'y avait ni temps ni espace
et aucune possibilité de changer quoi que ce soit
Quel nihilisme.

Je croyais
qu'il n'y avait pas de "Je"
qui puisse croire ou non tout cela.
Quelle drôlerie!
(Et quelle innocence.)

S'éveiller ne signifie pas s'installer dans un système de croyances rigide 
et le régurgiter constamment à qui veut l'entendre.

S'éveiller signifie voir clairement au-delà des croyances
Cela signifie aller sans craintes à la rencontre de la vie, sans protections
Cela signifie plonger dans l'acceptation profonde inhérente au moment présent
Cela signifie abandonner toutes nos idées de nous-mêmes
Y compris l'idée d'être "arrivé" de quelque manière que ce soit.

Nous ne sommes jamais arrivés
et nous ne sommes jamais que Maintenant.
C'est la grandeur tranchante de l'éveil.

Il est facile de tomber. Je suis moi-même tombé plusieurs fois.
 J'ai vu d'autres tomber. 
Et je les vois tomber maintenant.

Il y a une grande humilité dans le fait de réaliser
que nous n'avons jamais rien su quoi que ce soit.

Et que l'éveil n'a jamais été à propos de "moi".


Jeff Foster  30.12.12

Source : clicclic



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