samedi 28 mai 2011

Betty





La fin de la discussion

Le même rêve de vivre revenait de vie en vie,
maintenant ainsi l’illusion du temps.
Et là, je vois pour la première fois!
Mon champ de vision est un miroir
au grand complet!

Je suis immobile. J’ouvre les yeux, je vois.
Je regarde le reflet dans le miroir. Mon monde se déroule sous mes yeux.
Les murs blancs, les jolis tableaux, la maison, les fleurs coupées et savamment regroupées dans un vase de cristal. Je vois les petites ouvertures dans le mur, qui me laissent entrevoir une lumière qui me semble moins artificielle : l’extérieur avec le sol humide en dessous, le ciel sans fin au-dessus.
Je vois des oiseaux noirs qui volent en groupe sur un écran pourpre rempli de nuages aux mille formes mouvantes.

Je vois des personnages qui me parlent et à qui je parle.
J’entends un bruit répétitif : le téléphone sonne. « Veux-tu venir souper avec moi? Je ne me sens pas bien. » Un ami veut parler de sa solitude après une rupture amoureuse.

C’est moi partout : ma recherche de stabilité, mon désir de voir la beauté, mon inconfort dans mes relations.

Je vois sur le mur un miroir, ma tête est recouverte d’un diadème d’argent et de perles colorées qui irradient sur mon visage. Je crois que c’est le plus beau des bijoux, mais il pèse lourd.
Serait-ce un masque? encore un masque?
Mes cheveux sont longs et soyeux. J’essaie de me reconnaître. Est-ce bien qui je pense être? Je crois à cette forme-Betty plus qu’à une autre? Qui suis-je?

Le corps ressent un choc, un déséquilibre...
Le visage change tour à tour, en même temps que les sensations :
Je vois un conquérant sauvage : je ressens ma propre brutalité.
Je vois une prêtresse égyptienne : je ressens ma beauté.
Je vois un philosophe perse : je ressens mon intelligence.
Je vois un chaman : je ressens la puissance de mon pouvoir.
Je vois des couples parfaits : je ressens l'apaisement de l’amour.
Je vois des suicides inutiles : je ressens le désespoir humain.
Je vois des défaites cuisantes : je ressens la rage de perdre.
Je vois un missionnaire bienfaisant : je ressens la satisfaction d’aider.
Je vois Dieu : je ressens la complétude.

Je vois le recommencement, le perpétuel recommencement.
Je vois l’intelligence, la peur, le pouvoir, l’ambition, la spiritualité, la beauté, la violence sous une autre forme, juste modifiée, mais avec toujours ce désir d’exister.

Je suis pétrifiée! Qui joue à exister? Le rêveur se voit rêver.

Dans une répétition sans fin d’efforts désespérés, d’arrogance, d’ambitions, je naviguais à contre courant! Je voulais retenir la Vie, je voulais qu’elle me serve moi.


C’EST QUOI CETTE PARADE?
C’EST QUI?
C’EST TOUJOURS MOI PARTOUT!

Ce moi qui veut plus de pouvoir, plus de sexe, plus d’argent, plus de dieux, plus de connaissances, plus de notoriété, plus de joie, plus de satisfactions sensorielles! Le moi veut être reconnu. Il veut briller dans son monde. Il se déguise constamment, et ne se reconnaît pas! Il flirte avec lui-même et avec son monde!

J’ai inventé dans ce monde une grande illusion pour m’y maintenir : l'analyse. Je crois fermement que l’accumulation de vies, de connaissances, de réflexions seront le fondement de ma recherche. Je ne reconnais pas que c’est toujours moi devant moi! Je suis en bataille avec le moment présent, car JE veux exister. Je veux voir ma réalité, mon rêve! J’ai besoin du temps! J’accumule les expériences, je les garde à l’intérieur de moi et je les vois comme un trésor qui nourrira ce mouvement que j’ai accepté : l’analyse.

L’analyse semble régler vos problèmes, adoucir votre vie, vous rendre plus intelligent, vous conduire à la libération, vous rendre calme et spirituel.
C’est un tatouage du corps humain! un réflexe du corps!
C’est votre soldat de plomb.

Voir que je me trompais tout le temps en analysant et en interprétant ce que je vivais et ressentais a foudroyé l’analyseur! Tout ce que j’avais stocké depuis le début de l’humanité ne servait donc plus à rien! L’inutile quête!

J’ai arrêté de nier les faits : je me trompais en pensant que c’était impossible de laisser tomber ce vieux conditionnement. J’étais attachée à ce conditionnement. Je voyais qu’analyser était inutile. Donc, ce que je gardais à analyser à l’intérieur de moi a glissé hors du corps, tout simplement.

La Vérité est de seconde en seconde, et non pas cachée dans une boîte de souvenirs. Et si je mourais à cette précieuse idée d’exister? Ici et maintenant, pas de délai!

J’ai vu la fin des ambitions : spirituelles, matérielles, intellectuelles, relationnelles. Je ne croyais plus au pouvoir de l’analyse : je n’ai donc pas discuté! Basta!
Advienne que pourra!

J’ai accueilli le néant, le vide! Il ne me restait rien pour me sauver. Je n’avais plus d’attachement à mon histoire personnelle. Le corps s’est libéré de moi. La Vie a pris le relais, et une Intelligence vive s’est installée à sa manière.
Que fera-t-elle?

Cette absence de Betty ne sait jamais. La Vie est la beauté même qui s’exprime, intelligemment équilibrée, dans toutes les formes : dans le chat qui attaque un jouet-souris, dans le cycle des saisons, dans la tempête de neige comme dans le soleil ardent, dans les grandes forêts luxuriantes comme dans les déserts arides. La nature vous dévoile votre vraie nature. Laissez la Vie s’exprimer : vous êtes la Vie au grand complet.

Les nuages vous racontent que la Vie est en mouvement, le chat vous parle de l'instinct, les saisons vous dévoilent le mouvement du balancier, les tempêtes et la chaleur du soleil sont les reflets de vos émotions. 
La Vie sait ce qu’elle fait! Il y a juste à regarder.

Sur mon écran de rêveur, je ne voyais que ce que je voulais être : ma guerre, ma paix, ma beauté, ma laideur, mes jouets-souris, mes saisons du corps, mon animal domestique, mes tempêtes, mes amours et mes soleils ardents. Je ne percevais que moi; je prétendais aimer et savoir.

Regardez maintenant. Ce que vous voyez est une bénédiction, la perfection même! Votre monde est là, devant vos yeux. Il est là, car il est la seule possibilité. Ne cherchez pas ailleurs. Votre rêve n’est qu’un panneau indicateur pour que cette chose illusoire, le je, constate :

« Cette chose se trompe! Je ne suis pas la mémoire activée par la pensée qui veut prendre la forme d’un individu. La Vie est ce que Je suis : indivisible, intemporelle. »

Profonde gratitude pour la foudre qui a accompagné ce regard véritable

Betty 

Site Betty


jeudi 19 mai 2011

Betty



Betty à Paris


« Tout ce que l'on voit, c’est soi ! Nous sommes l’espace où tout se passe. Et ce qui est impermanent est illusion, c'est-à-dire tout le monde. Accueille-le entièrement, sans résistance ! Le rêveur a oublié, juste oublié, qu’il est la Source, cette Grande Joie. »  
Betty  
Les 18, 19, 26 et 27 mai, en soirée à 19h30 
Les 22, 28 et 29 mai en journée de 10h30 à 16h30
Renseignements : Être Présence
Site Betty





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vendredi 6 mai 2011

Yolande


Yolande -  Extrait Californie 




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Site Yolande


dimanche 1 mai 2011

Bob Adamson

Les rencontres de la non-dualité :

 Bob Adamson le Marin


Bob AdamsonBob Adamson a voyagé en Inde dès 1970 et il a découvert, en Nisargadatta Maharaj, l’ami spirituel qui l’a aidé à parvenir à la Réalisation. Cet ouvrage est la transcription des échanges qui ont lieu désormais toutes les semaines chez l’auteur à Melbourne en Australie, avec les personnes en quêtes d’eux-mêmes qui se réunissent autour de lui . La nature de son enseignement embrasse l’Advaita Vedanta (Non-Dualité), le Shivaïsme du Cachemire ou le Dzogchen qui est la plus haute forme du Bouddhisme."Vous imposez des limites à votre véritable nature d’être infini, puis vous vous désolez de n’être qu’une créature limitée, vous commencez, alors, des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes. Mais si votre pratique même implique l’existence de ces limites, comment pourraient-elles vous permettre de les transcender ?"
Ramana Maharshi.
Quel est le problème maintenant, si vous n’y pensez pas ?
Voici un livre qui n’a, en apparence, rien de « séduisant » tout comme de prime abord son auteur : Bob Adamson « le marin ». J’ai rencontré de nombreux « maîtres » ou « enseignants » spirituels, au charisme extraordinaire, aux voix mélodieuses tenant des discours élaborés, dans une langue magnifique… Rien de tout cela avec Bob, sa magie c’est la simplicité, une si grande simplicité qu’elle réveille la vôtre, elle réveille le silence, elle réveille l’évidence, et l’espace infini, que vous êtes, qui a toujours été, même quand vous le cherchiez, et qui sera toujours… Tout cela est vu, embrassé au-delà de tout doute, et de toute question.
Bob Adamson au cours des divers entretiens, qui constituent ce livre, explique clairement et patiemment ce que nous ne sommes pas, il dénonce et démonte nos scénarios, nos croyances, nos pensées, il illustre ses propos d’exemples précis, de métaphores, il ne nous lâche pas, dès que le mental veut s’échapper à droite ou à gauche, sous la forme des questions des participants aux entretiens, il nous recentre, nous interroge, et dans cette présence, cette simplicité, cet enseignement si concis et direct, sans fioritures, se développe l’espace, la possibilité pour le mental de lâcher et d’entrevoir ce qui est…
« Q : Bob, qu’est-ce que le lecteur peut trouver dans ce livre ? »
« S’ils suivent le livre et posent un regard sur eux-mêmes, ils verront d’abord qu’ils ne sont pas ce qu’ils croient être. Cela les amènera à la compréhension ou à la connaissance qu’ils ne sont pas cette entité séparée, qui est la cause de tous leurs problèmes. Si la cause est vue comme fausse, quel en sera l’effet ? La prétendue souffrance psychologique que les humains éprouvent, va disparaître. Elle n’est pas nécessaire. » Tout est dit et donné dans ces pages, il sera peut-être nécessaire de les lire et les relire pour dépasser les apparentes barrières du mental qui filtre, commente, et associe sans cesse, surtout lorsque son hégémonie semble menacée.
« La présence-conscience n’est pas le résultat d’un effort. Il n’est nul besoin d’essayer de faire quelque chose, pour que soudainement elle apparaisse. La présence-conscience est toujours présente ici, maintenant, qu’elle soit reconnue ou en apparence, perdue. Ce n’est pas quelque chose qu’on puisse créer ou détruire. La pensée conceptuelle est comme un nuage qui obscurcit le soleil. »
« Q : Bob, quel est l’essentiel ? »
« L’essentiel, c’est : ici, maintenant, vous êtes présent et vous êtes conscient d’être présent. Réalisez que vous êtes l’un-sans-second, la pure présence-conscience et soyez ce que vous êtes. »
Laya Jakubowicz - source l'Originel -





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