dimanche 30 janvier 2011

Lâcher prise



"Lacher prise"
Ce n'est pas lâcher le tenu
Mais s'absenter en tant que tenant

Daniel Morin





Henri Gougaud




Henri Gougaud


Chez nous


Alice est seule et sans travail. Seule n’est vraiment pas le mot. Elle vit avec sa fille Anna dans une vieille caravane que lui prête, en attendant mieux, le brave gérant du camping.
Anna, cette année, a six ans. Il faut donc l’inscrire à l’école. Et voilà qu’Alice, sa mère, s’angoisse. Que va penser la directrice quand elle lui dira où elle vit ? Le camping. Une caravane. Ce n’est pas ce que l’on appelle un domicile fixe. On va la signaler, peut-être, à l’Assistance.
Un "cas social", Anna ? La honte. Elles ne vivent pas bien, d’accord, mais il y a plus malheureux qu’elles. Au moins elles s’aiment, elles se réchauffent, elles parlent, elles prennent des fous rires. Elles pourraient avoir mieux, mais leur situation, franchement, pourrait être pire. Bref ; vient le jour de l’inscription. Anna tient fort la main d’Alice.
Le bureau de la directrice.
- Asseyez-vous. Nom de l’enfant. Situation de famille. Adresse.
Alice retient un sanglot, prend un grand souille puis, bravement, elle lâche tout, la caravane, le camping, le chômage, la solitude. La directrice écoute, la regarde par-dessus ses lunettes et dit :
- Si je vous comprends bien, madame, vous n’avez pas de vrai chez-vous.
Alice se tait. Anna, sa fille, rit et répond, toute rayonnante :
- Bien sûr qu’on a un vrai chez-nous, mais voilà, c’est pas compliqué. Nous n’avons pas, pour le moment, de vraie maison à mettre autour.

Ceci est une histoire vraie.
© Henri Gougaud

Site : www.henrigougaud.com


Krishnamurti

Jiddu Krishnamurti
1895-1986

  1. L'éducation conventionnelle ne nous permet d'atteindre que très difficilement à une pensée indépendante. La conformité mène à la médiocrité. 

  2. [...] toute réforme engendre la nécessité de nouvelles réformes. 

  3. Tant que l'éducation ne cultivera pas une vie intégrale de la vie, elle n'aura donc que peu de valeur. 

  4. Tenter de résoudre les nombreux problèmes de l'existence à leurs niveaux respectifs, isolés tels qu'ils sont dans leurs catégories, indique un manque complet de compréhension. 

  5. L'instruction ne doit pas être un simple entraînement de l'esprit. Entraîner l'esprit c'est le rendre efficient, ce n'est pas le mener à la plénitude. 

  6. Comprendre la vie c'est nous comprendre nous-mêmes, et voilà le commencement et la fin de l'éducation. 

  7. L'intelligence est la capacité de percevoir l'essentiel, le « ce qui est ». Éveiller cette capacité en soi-même et chez les autres, c'est cela l'éducation. 

  8. L'éducation devrait éveiller la capacité de se percevoir soi-même et non une complaisance pour l'expression de la personnalité. 

  9. [...] un savoir-faire ne peut jamais engendrer une compréhension créatrice.
    L'éducation, de nos jours, est une faillite complète parce qu'elle accorde la primauté à la technique. En lui accordant cette importance excessive, nous détruisons l'homme. Cultiver la capacité et l'efficience sans comprendre la vie, sans avoir une perception compréhensive des démarches de la pensée et des désirs, c'est développer notre brutalité, provoquer les guerres, et, en fin de compte, mettre en péril notre sécurité physique. 


  10. L'homme qui sait faire éclater l'atome mais qui n'a pas d'amour en son coeur devient un monstre. 

  11. L'éducation doit aider l'individu à mûrir librement, à s'épanouir en amour et en humanité. 

  12. C'est parce que nous sommes si desséchés nous-mêmes, si vides et sans amour que nous avons permis aux gouvernements et aux systèmes de s'emparer de l'éducation de nos enfants et de la direction de nos vies ; mais les gouvernements veulent des techniciens efficients, non des êtres humains, car des êtres vraiment humains deviennent dangereux pour les États et pour les religions organisées. Voilà pourquoi les gouvernements et les Églises cherchent à contrôler l'éducation. 

  13. L'éducation dans le vrai sens de ce mot consiste à comprendre l'enfant tel qu'il est, sans lui imposer l'image de ce que nous pensons qu'il devrait être. 

  14. Ce n'est que dans la liberté individuelle que l'amour et l'humain peuvent fleurir ; et seule une éducation basée sur la connaissance de soi peut offrir cette liberté. 
     
  15. La discipline est un moyen facile d'avoir l'enfant en main, mais elle ne l'aide pas à comprendre les problèmes que pose la vie. Une certaine forme de contrainte, une discipline comportant des punitions et de récompenses peuvent être nécessaires pour maintenir l'ordre et une tranquillité apparente, lorsqu'un grand nombre d'élèves se trouvent entassés dans une classe ; mais un bon éducateur, n'ayant à s'occuper que d'un petit nombre d'élèves, aurait-il besoin d'un régime d'oppression, poliment intitulé discipline ? Si les classes sont peu nombreuses et que le maître peut accorder toute son attention à chaque enfant, l'observer et l'aider, la contrainte ou la domination ne sont évidemment nécessaires sous aucune forme. 

  16. C'est l'intelligence qui engendre l'ordre, non la discipline. 

  17. Le but de l'éducation est d'établir des rapports intelligents, non seulement entre un individu et l'autre, mais aussi entre l'individu et la société en général ; et c'est pourquoi il est essentiel que l'éducation, d'abord et surtout, aide à la fois le maître et l'élève à comprendre leurs propres processus psychologiques. 

  18. Dès l'instant que nous écartons l'idée d'autorité, nous nous trouvons associés les uns aux autres, et alors la coopération et l'affection mutuelle deviennent possibles. 

  19. Le véritable problème de l'éducation est l'éducateur. 
     
  20. Pour comprendre le sens de la vie, de ses conflits et de ses douleurs, il nous faut penser indépendamment de toute autorité, y compris celle des religions organisées. 
     
  21. La vraie religion est pourtant la culture de la liberté dans la recherche de la vérité. 
     
  22. La plupart des enfants sont curieux de nature ; ils veulent savoir ; mais leurs questions pressantes sont étouffées par nos assertions pompeuses, notre impatiente supériorité, notre façon négligente de faire taire leur curiosité. Nous n'encourageons pas leur désir de nous interroger, souvent nous redoutons leurs questions ; nous n'alimentons pas leur inquiétude, car nous avons nous-mêmes cessé d'explorer. 

  23. Se mettre à la remorque d'une personnalité, quelque forte qu'elle soit, ou se laisser attirer par une idéologie, ce ne sont pas là les moyens de créer un monde paisible. 
     
  24. Tant que nous prendrons le succès pour but, nous ne serons pas affranchis de la peur, car le désir de réussir engendre inévitablement la crainte d'échouer. Voilà pourquoi l'on ne devrait pas enseigner aux jeunes le culte du succès. La plupart des personnes recherchent le succès sous une forme ou une autre, que ce soit sur un court de tennis, dans le monde des affaires, ou en politique. Nous voulons tous être parmi les premiers, et ce désir ne cesse d'engendrer des conflits en nous-mêmes, ainsi qu'entre nous et nos voisins. Il mène à la compétition, à l'envie, à l'animosité et finalement à la guerre.

  25. La maturité n'est pas une question d'âge : elle vient avec la compréhension. 

  26. Instruire un enfant, c'est l'aider à comprendre la liberté et l'intégration. Pour qu'existe la liberté, il faut de l'ordre, l'ordre que seule la vertu peut réaliser. Quant à l'intégration, elle ne peut se produire que dans l'extrême simplicité. En partant de nos innombrables complexités, nous devons grandir vers la simplicité. Nous devons devenir simples dans notre vie intérieure et dans nos besoins extérieurs. 
     
  27. Instruire dans le vrai sens du mot, c'est aider l'étudiant à comprendre son propre processus, dans sa totalité. Car ce n'est que l'intégration de l'esprit et du coeur dans l'action quotidienne qui suscite l'intelligence et une transformation intérieure. 
     
  28. Nous devons commencer à comprendre nos relations avec nos semblables, avec la nature, avec les idées et les objets, car, sans cette compréhension, il n'y a pas d'espoir, il n'y a pas d'issue aux conflits et aux misères. 
     
  29. Si peu d'entre nous savent aimer ! Par contre, nous sommes très absorbés par les apparences de l'amour. 
     
  30. Ce dont nous devons nous rendre compte c'est que nous ne sommes pas seulement conditionnés par le milieu : nous « sommes » le milieu ; nous ne sommes pas une chose différente de lui. Nos pensées et nos réactions sont conditionnées par les valeurs que la société, dont nous sommes partie intégrante, nous a imposées. 

  31. Le sage n'use pas d'autorité et l'homme qui a de l'autorité n'est pas un sage. La peur sous n'importe quelle forme nous empêche de nous comprendre nous-mêmes et de comprendre nos relations avec le monde.
    Suivre une autorité c'est rejeter l'intelligence. Accepter une autorité c'est se soumettre à la domination ; c'est se laisser subjuguer par un individu, un groupe ou une idéologie religieuse ou politique. Et cette sujétion est un déni à soi-même, non seulement d'intelligence mais aussi de liberté. 

     
  32. Il faut de l'amour avant qu'il n'y ait l'expression de l'amour. 

  33. Avoir un esprit ouvert est plus important qu'apprendre ; et nous pouvons ouvrir notre esprit, non en le bourrant de connaissances, mais en étant conscients de nos pensées et de nos sentiments, en nous examinant attentivement nous-mêmes, en percevant les influences qui nous entourent, en écoutant les autres, en observant les riches et les pauvres, les puissants et les humbles. La sagesse n'est pas le fruit de la peur et de l'oppression ; elle surgit lorsqu'on observe et comprend les incidents quotidiens, dans les relations humaines. 

     
  34. Les leaders et leurs autorités sont facteurs de détérioration dans n'importe quelle culture. Suivre quelqu'un c'est n'avoir pas de compréhension ; il n'y a là que crainte et conformité, lesquelles aboutissent à la cruauté des États totalitaires et au dogmatisme des Églises.

Extraits de (De l'Éducation, trad. Carlo Suarès , p.65, Delachaux et Niestlé, 1965) 




samedi 29 janvier 2011

Liliane Frantz




Liliane FRANTZ

Très jeune fut confrontée et interpellée par la souffrance. Sa profession d'infirmière intensifia les interrogations qui, sans cesse, s'imposaient à elle. Au cours de cette recherche, elle pratiqua le Tai-chi, guidée par une enseignante chinoise qui l'ouvrit à la reliance subtile avec les vibrations de Vie cosmique. En dehors de tout dogme, interpellée par la Parole du Christ, elle explora la voie spirituelle orientale. L'étude des Écritures sacrées, de l'enseignement du Bouddha, puis ceux de Ma Ananda Mayi, Ramana Maharshi, Sri Nisarghadatta furent un tournant décisif dans son cheminement spirituel.
Sa recherche dans les profondeurs silencieuses de la Parole transmise l'orienta, dans un abandon de ce qui n'est pas essentiel, vers la nécessité d'une transposition de l'Enseignement dans sa vie quotidienne. Cette quête très profonde la conduisit vers un maître tibétain auprès de qui elle vécut l'écroulement de la construction fictive. Dans cet état d'ébranlement, mue par une secrète Evidence, elle rencontra, dans un profond sentiment d'unité, Jean Klein, Mère Meera, Sri Ranjit dont elle suivit et laissa vivre, Pratique, Enseignement, Silence en l'Ouverture de l'Ultime Guérison, Ultime Amour. Depuis lors, elle anime des rencontres pour les êtres assoiffés de Vérité et d'Amour. Elle invite à la clarté intérieure, à la maturité spirituelle, à l'élargissement de la conscience, à l'ouverture du Coeur.
Chacun de nous aspire au Bonheur, croyant penser et agir selon ses idées pour le trouver. Néanmoins, des questions se posent. Rencontrer Liliane, accueillir en l'écoute ses silences, ses réponses aux questions, nous ouvre à la compréhension vécue et révèle combien il est important de s'abandonner au regard intérieur. L'Amour spontané et rayonnant qui émane d'elle est source d'inspiration, en la spécificité de chacun, pour le chercheur de Vérité. La Parole qui jaillit nous porte à découvrir, par la dissolution de nos tendances et conditionnements égoïques la Source de Paix - Amour Ultime.






Questions Réponses

Qu'est-ce que l’Éternité ? ... - L'Éternité est instant permanent et unique où tout Est là, évidence Ultime en l'absence moi-je. Plus de conflits, de conditionnements dans le temps et l'espace. L'intégration de l'Être en son Principe est intensité absolue de Vie.

Qu'entend-on par grâce, états de grâce, la grâce du gourou ?… - Percevez les projections mentales qui se forment et transforment le mot en concept matérialisé. Les grâces dont vous parlez ne sont pas des états, simplement des fragmentations, qui jaillissent, émergeant de la Grâce. La Grâce est Grâce sans attribution. Ce que vous appelez la Grâce du gourou n'est autre que ce que vous Etes. Elle se dévoile en harmonie dans et avec Tout ce qui est, y compris le gourou, qui n'est que l'aide pour dévoiler les conditionnements. En fait, ce qui arrive, arrive.

Mais enfin, qu'est-ce que vivre ? … - A force de vouloir vivre, vous tuez la vie, là est votre drame, quelque soit ce que vous dites être votre vie à vivre. Elle ne se vit pas. Par la peur, le manque, vous êtes sans cesse dans l'intervention et l'attribution. Cherchez d'où vient ce sentiment de vie et vous trouverez la Vie. Elle est là, se laisse chercher. Permettez, acceptez que ce soit.

D'où me vient ce sentiment angoissant d'abandon ? … - L'Absolu vous appelle. C'est l'accomplissement final en la Totalité, l'ineffable conceptualisé en Mère Divine. Simplement des facteurs constitutionnels, révélés et alimentés par le vécu du courant de la vie, sont les barreaux, qui vous enserrent. Acceptation - Abandon sont délivrance.

Qu'est-ce qu'évoque le néant par rapport à la manifestation ? … - Il n'y a aucun rapport. Tout ce qui jaillit du Néant, Rien-Tout, est illusion de l'illusion. Parler du Néant, le nommer, est la Suprême Illusion. Si l'Appel, cet ultime désir, se vit, laissez s'installer ce point de repos à la lisière du passé et du futur, comme l'aube au jour et le jour au crépuscule. Ce repos sans mouvement est le mouvement de Vie immuable, en l'Ouverture, du changement. Laissez le Cœur vivre la Totalité, Instant Présent.

Qu'entendez-vous par laissez être, laissez faire ? ... Le moi-je se suicide constamment, entre autre par le refus. Laissez être, laissez faire n'est pas un laisser aller, un pis aller, simplement participation à la vie sans personne qui participe. L'action est fluide, nette, sans auteur ni acteur. Là est la transparence de la pesanteur. Laissez l'Oeuvre œuvrer. L'absence révèle la Présence - Liberté - Amour.
Qui est cherché ? ... - Personne n'est cherché, c'est une illusion. L'ego, en son besoin d'exister, vit, grâce à la peur et ses désirs qui l'attachent, renforçant le carcan du prisonnier en sa prison. Il se croit cherché et chercheur. La peur et les plaisirs dissous, l'esclavage du personnel cesse, sans vivre l'impersonnel qui n'existe que par son contraire. Oubliez tout cela. C'est du vent, illusion. Rien Tout sans connaissance, sans savoir, laisse apparaître les phénomènes, illusion de l'Illusion.

Qu'est-ce qui me fait reconnaître un sage ? ... Le sage n'est qu'un «inaperçu ». Seule votre projection et identification lui donne encore un perçu, une réalité. 11 Est ce que vous Êtes. Seul ce que vous croyez être cherche à reconnaître un sage. Restez en vous, posez la question: qui se préoccupe, donc s'évade, s'oublie encore...(silence). Vous êtes ce Rien Tout. Éliminez tout ce qui obstrue son jaillissement.




lundi 24 janvier 2011

Sébastien Fargue en écoutant Sissoko....









Retour à la réalité


Il n’y a pas de fin.

Il n’y a pas d’accomplissement.

Les états se succèdent dans ma présence.

Aussi, aucun état ni aucune pensée ne peut prouver ou réfuter ma présence.

L’illumination ne peut pas être trouvée.

La réalité telle qu’elle est, est déjà totalement réalisée.

Nous sommes comme nous sommes, déjà totalement réalisés.

Dans la réalité, les choses sont comme elles sont, et n’ont aucune relation avec des concepts tels que réalisation, accomplissement, perfection, bien, mal…

Je suis libre d’avoir ou de ne pas avoir de pensées, d’émotions ou n’importe quelle sensation.

Je ne me sens pas coupable d'avoir des humeurs ou d'échouer, et je ne me sens pas fier d’être en paix ou de réussir.

Et si je me sens coupable ou fier cela ne signifie pas pour autant que quelque chose ne va pas.

Les expériences vécues ne sont pas des preuves qui valident ou invalident ce que je suis.

Beaucoup de choses plaisantes ou déplaisantes peuvent émerger dans mon expérience.

Je peux les laisser me traverser.

L’apparition et la disparition de ces choses ne témoignent aucunement de ma grandeur ou de ma petitesse.

Etre fasciné ou non par ces phénomènes et ces énergies, ne prouve pas non plus l'excellence ou la médiocrité de ma condition.

De nouveau, je ne peux pas trouver quelque chose comme la sagesse, la réalisation ou l’illumination.

Je suis simplement libre ou pas libre d’être moi-même.

Me permettre de ne pas être libre, me permettre d'être come je suis, c’est être libre.

Cela me libère car je réalise que « de ne pas être libre » était une conclusion mentale, à propos de ce que je ressentais, de ce que j’expérimentais.

Ma conclusion était fausse.

En réalité, si je suis totalement honnête avec moi-même, je ne peux absolument pas conclure quoi que ce soit sur ce qui m'arrive.

Ce que j’appelle « ne pas être libre » est juste une pensée dans mon esprit.
..

Finalement, les notions d’être libre ou de ne pas être libre, n’ont aucun sens.

Elle n’ont absolument rien avoir avec ce qui est maintenant.

Si je ne crois pas mes pensées, si je ne fais pas de conclusion à propos de mon expérience, je suis libre maintenant, tel que je suis.







jeudi 20 janvier 2011

Charles Coutarel




Charles Coutarel

« Rien de ce que nous pouvons prétendre n’est réel. » 

"Notre seul emprisonnement, ou enfermement, est purement conceptuel. Autant dire que ça n’a aucune réalité. Mais c’est libre !" 

Que dire à propos de soi qui soit juste ? Peu. Je suis, aucun doute là dessus. Qui ? Quoi ? Je ne sais pas. Aucun descriptif n’a valeur de réalité.
Juste cette conscience d’être... et dedans, un océan de sensations, un univers de perceptions, un fourmillement de mémoires impossibles à vérifier réellement....
Un simple témoin de l’Instant... 

Charles Coutarel, après un parcours aléatoire en écriture, en nature puis en Développement Personnel, a connu un éveil de conscience survenu en 1991.
Il explore toujours de façon vivante les jeux et les possibilités d’intégration et de transmission de cet éveil par un travail de conscience dans notre vie quotidienne et dans notre relation au monde.
Son partage est direct, simple, pratique, et accessible pour tous.

Il partage son expérience depuis une dizaine d’années, principalement en Europe et en Asie dans la tradition du Satsang.
 


mercredi 19 janvier 2011

Rûmi



Longtemps introuvable, Le livre du dedans, du grand poête soufi Djalâl ad-Dîn Rûmî, fondateur de l'ordre des Derviches tourneurs, vient d'être de nouveau édité en poche dans la collection Babel des éditions Actes Sud. Un joyau.
Le maître dit : "Celui qui est aimé est beau, mais en revanche il n'est pas nécessaire que tout ce qui est beau soit aimé. La beauté fait partie de la capacité d'être aimé. Etre aimé est l'essentiel; quand une chose est aimée, certainement il y a de la beauté en elle. La partie n'est pas séparée de la totalité : elle lui est toujours conjointe. Au temps de Majnûn, il y avait des belles plus belles que Laylâ, mais elles n'étaient pas aimées de Majnûn. On disait à Majnûn : "Il y a des femmes plus belles que Laylâ. Nous te les amènerons." Il répondait : "En fait, je n'aime pas Laylâ à cause de sa beauté. Laylâ n'est pas pour moi une beauté charnelle, mais elle est comme une coupe. Dans cette coupe, je bois du vin; de ce vin, je suis amoureux. Vous fixez le regard sur la coupe, mais ne connaissez pas le vin. Si j'avais une coupe d'or incrustée de pierreries et remplie de vinaigre ou de quelque breuvage autre que le vin, à quoi cela me servirait-il ? Une calebasse usée et cassée dans laquelle il y a du vin vaut pour moi davantage qu'une coupe d'or et cent autres coupes pareilles.

jeudi 13 janvier 2011

Elisabeth Kübler-Ross






Pour grandir vous n'avez pas forcément besoin de guides spirituels ou de gourous. Vos maîtres se présentent sous des masques divers, un enfant, un malade en phase terminale, une femme de ménage. Aucune théorie au monde ne vaudra jamais la parole d'un être humain qui vous ouvre son coeur.

Elisabeth KÜBLER-ROSS.



lundi 10 janvier 2011

David Ciussi




RENCONTRE AVEC DAVID CIUSSI à Bordeaux
( Cap ferret) les 22 et 23 janvier 2011
L’expérience de l'instant présent quotidien ressenti, accepté et vécu amène directement à la porte de la conscience sans la dualité de se sentir séparé du sujet d’étude. Aucune difficulté durable n'existe, sauf par somatisations mentales. Même dans ce cas nous pouvons faire l'expérience du neuf au réveil après une nuit réparatrice où nous avons oublié notre forme corporelle, les souffrances, les maladies et l'identification au rôle joué pendant le jour. Cette petite mort journalière nous régénère et nous offre le passage de la connaissance de soi, fil d'Ariane qui tisse la journée, les rêves, le sommeil et le réveil dans
une nouvelle journée...
Penser en permanence que le pire peut advenir à tout moment n'est plus nécessaire.
Penser la vie comme une successions de choses connues, filtre le réel perceptif et cognitif et n'offre pas la surprise des propositions nouvelles que la vie apporte chaque jour.
Consultant en sciences humaines domaines dʼinterventions : Philosophie, pédagogie et relations humaines) et psycho -gérontologue. David CIUSSI enseigne dans différentes universités (faculté de Médecine, I.U.T.) et dispense de la formation continue dans les hôpitaux et maisons de retraite. Pédagogue de lʼEssentiel, Il a écrit plusieurs livres et est chroniqueur dans différentes revues et journaux nationaux et internationaux.
 Lieu de la rencontre : chez Sarah Quérandeau
tel. 05 56 60 85 28 8 allée gentil d’Armagnac- 33 Piraillan

PROGRAMME des samedi et dimanche
10h30-12h30 Entretien-conférence
13h00-14h30 Repas pris chez Sarah. Amenez vos plats pur un partage……
14h30-18h3O Entretien-conférence
Pour vous inscrire: : Mireille Bouissière
05 65 10 84 30 ou 06 61 41 39 49 mireille.bouissiere@orange.fr
David Ciussi : david.ciussi@orange.fr tel. 04 93 81 39 05 – 06 76 28 21 86
Participation financière :
les deux jours : 100 euros - couple : 190 e
Un jour : 60 euros - couple : 120 euros


dimanche 9 janvier 2011

jeudi 6 janvier 2011

Jeff Foster


une absence extraordinaire 


L’éveil n’est pas un état spécial réservé seulement à de rares maitres « illuminés ».
Jeff Foster nous demande d’oublier tout ce que nous savons, tout ce qu’on nous appris, tout ce que nous avons lu au sujet de l’éveil spirituel, de la non-dualité, de l’advaita vedanta, de l’Un et de l’illumination, et que nous considérions une nouvelle possibilité : celle d’une libération, ici même au sein d’une vie complètement ordinaire
En utilisant un langage simple à partir de son expérience personnelle et de la sagesse ancienne, Jeff nous montre que la recherche peut s’achever ici et maintenant. La libération n’est jamais loin, elle est toujours présente au milieu de la vie la plus ordinaire. Les mots de ce livre pointent vers quelque chose de très simple, de très évident mais oublié. En découvrant l’absence extraordinaire d’un individu séparé au cœur de nous-même, nous nous éveillons à une présence parfaite du monde et de la vie qui s’écoule alors, d’instant en instant, dans une gratitude et un amour infinis.

Editeur : Almora - Parution janvier 2011

Jeff Foster

Quelques temps après être devenu jeune diplômé en astrophysique de l'Université de Cambridge, Jeff Foster s'est tourné vers une recherche spirituelle intense. Il a découvert que la libération est déjà présente et que tout ce que nous faisons pour l'atteindre est simplement erroné.
Jeff donne aujourd’hui des conférences en Angleterre, Europe, Amérique, etc., sur ce qu'on nomme la « non-dualité » (advaita ), mais qu'il préfère appeler l’évidence absolue.
Il est l’auteur de La vie sans centre, publié aux éditions L’originel-Charles Antoni, livre qui a rencontré un vif succès et qui est également traduit en italien, allemand, néerlandais, espagnol






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