mardi 31 juillet 2012

Richard Sylvester



Richard Sylvester : Il n’y a personne !


Richard Sylvester est l’auteur d’un livre au titre provocateur intitulé “J’espère que vous allez mourir bientôt” (Charles Antoni L’Originel, collection Non-Dualité, 2008).
Cela commence les samedis après-midi, à Hampstead, lors des discussions sur la non-dualité avec Tony Parsons. Je ne comprenais pas tout ce qui y était dit, mais quelque chose continuait de m’y attirer. Et puis j’aimais les histoires drôles, la conversation et le fait d’aller boire tous ensemble après la réunion, j’y retournais donc encore et encore.
Puis, à une gare centrale de Londres, par une chaude soirée d’été, la personne, le sens de soi, soudainement disparut complètement. Tout était identique — les gens, les trains, les quais, et les autres objets — pourtant tout était vu pour la première fois sans l’intermédiaire d’une personne, sans interprétation. Il n’y avait pas eu d’éclairs lumineux, pas de feux d’artifice, rien des effets tournoyants du LSD ou des champignons hallucinogènes. Mais ce qui était le véritable « oh ! », c’était voir la toute ordinaire gare des chemins de fer, pour la première fois, sans le sens de soi. C’était l’ordinaire, vu comme extraordinaire, se manifestant dans l’Un, et personne pour l’expérimenter.
A cet instant il était vu qu’il n’y a personne. Le sentiment qu’il existait une personne avait jusqu’alors été une constante et donnait tout son sens à cette vie. Pendant tant d’années, cela n’avait jamais été mis en question. Il était tellement évident que c’était « moi », mon centre, mon lieu, que ce n’était même pas perçu. C’était maintenant vu comme quelque chose de complètement superflu. Soudainement il était clair que je n’avais jamais eu de vie, car il n’y avait jamais eu de « je ». En une seconde d’éternité, il était clair que sans un « je », chaque chose était vue, pour la première fois, exactement comme elle est. Je ne vis pas, je suis vécu. Je n’agis pas, mais les actions se passent à travers moi, la marionnette divine.
Toutes les inquiétudes de cette petite et non moins importante vie apparente disparaissaient en un instant.

Richard Sylvester, J’espère que vous allez mourir bientôt, Charles Antoni L’Originel, collection Non-Dualité, 2008, pp. 15-16.


Satyam Nadeen



Satyam Nadeen : La délivrance


Accusé de conspiration, puis incarcéré pour sept ans et demi dans une prison fédérale des États-Unis, Satyam Nadeen, à cinquante-quatre ans, se trouve « brutalement projeté dans la subculture de la survie du plus fort ».
Satyam Nadeen
Alors que cette période peut paraître plutôt lugubre, et elle l’était, il y avait un contrepoint à tout cela. Cet effondrement si absolu, si total de la vie telle que je l’avais connue eut pour effet la complète annihilation de la vieille identité du « soi ». Alors que je m’employais désespérément à me cramponner à ma santé mentale et à protéger jusqu’à ma propre vie, toutes mes vieilles images sur ce que je croyais être se sont volatilisées dans cette « nuit obscure de l’âme ». Cette période contribua à affaiblir le peu d’ego qui pouvait encore demeurer, ouvrant ainsi la voie à l’écoute de la sagesse intérieure. Et ceci nous amène à la phase où l’éveil s’est produit.
Alors que le processus même de l’éveil donne le sentiment d’être soudain et bouleversant, les événements qui y conduisent sont probablement beaucoup plus progressifs.
[…]
D’abord, une expérience semblable à la mort, impliquant la perte de l’ego ou de l’identité personnelle.
Ensuite, un abandon de la tentative de comprendre tout le processus, ou quoi que ce soit se rapportant à Dieu ou au domaine spirituel.
Enfin, il y a un abandon de tout effort délibéré vers l’éveil.
Au début, cela s’accompagne de vagues de félicité qui s’apaisent ensuite en un sentiment de paix profonde.
Ces deux années passées en détention préventive dans ce « trou noir de Calcutta », comme on appelle une prison de comté, ont été les derniers moments de « quête » intense de mon parcours. J’avais accès à n’importe quel livre, bande ou vidéo, qui m’était envoyé, et comme je ne pouvais quitter ma couchette métallique, je restais simplement étendu là, m’abreuvant jusqu’à l’overdose d’influx métaphysiques et contemplatifs. Alors que je quittais cette prison pour être transféré dans une prison fédérale à Terminal Island, à San Pedro en Californie, je fus frappé par les premières déferlantes de connaissance intuitive. Elles gravitaient autour de la pratique d’un questionnement du soi dans laquelle je m’étais engagé de façon très intensive : « Qui suis-je ? » Il se fit jour en moi que je ne pouvais rien connaître de Dieu, ou de la voie spirituelle, avec cet esprit limité, alors j’ai simplement tout laissé tomber. Avec cet abandon a déferlé le premier raz-de-marée de soulagement et de félicité. Quelques semaines plus tard, j’étais à Terminal Island, me réadaptant à la vue, pour la première fois en deux ans, du soleil, de la lune, des étoiles, de l’océan, des mouettes, des pélicans, des phoques, des fleurs, des arbres et de l’herbe, quand j’ai été atteint par la deuxième phase de ce processus d’abandon. Non seulement je ne connaissais rien de l’éveil, mais je ne pouvais strictement rien y faire non plus ! Une fois encore il s’ensuivit d’immenses vagues de détente et de pur bonheur, aux allures de tsunami. L’éveil lui-même était maintenant complet. Ce qui est survenu ensuite fut la ramification de cette connaissance intuitive dans ma vie quotidienne. C’est ce processus que j’en suis venu à appeler « la délivrance ».

Satyam Nadeen, De la prison à l’éveil, Le Relié, 2001.

source : Cliclic


Petite ballade alchimique...






Merci à Christophe

Source : ClicClic



dimanche 15 juillet 2012

La Réalité....






La réalité n’existe pas
C’est notre esprit qui construit la réalité : en dehors d’un observateur pour le décrire, le monde n’existe pas. Il y a deux niveaux de réalité : une « réalité de premier ordre », celle que nous percevons par nos cinq sens, et une « réalité de second ordre », la signification que nous donnons à la première réalité.
 
 Paul Watzlawick



Un être humain fait partie d'un tout que nous appelons "l'Univers" ; il demeure limité dans l'espace et le temps.
Il fait l'expérience de son être, de ses pensées et de ses sensations comme étant séparés du reste -
une sorte d'illusion d'optique de sa conscience. Cette illusion est pour nous une prison,  nous restreignant à nos désirs personnels
et à une affection, réservée à nos proches.
Notre tâche est de nous libérer de cette prison en élargissant le cercle de notre compassion afin qu'il embrasse tous les êtres vivants,
et la nature entière, dans sa splendeur...
 Albert Einstein


L'Existence ou la Conscience sont l'unique réalité. Conscience plus veille, nous l'appelons veille. Conscience plus sommeil, nous l'appelons sommeil. Conscience plus rêve, nous l'appelons rêve. La Conscience est l'écran sur lequel toutes les images vont et viennent. L'écran est réel, les images sont seulement des ombres sur l'écran.
 Ramana Maharshi 

 
Ne méditez pas - Soyez ! 
Ne pensez pas que vous êtes - Soyez ! 
Ne pensez pas à être - vous êtes !
Ramana Maharshi 

 



dimanche 8 juillet 2012

Swami Prajnanpad



TOUT ARRIVE POUR LE MIEUX

Vous devez vous rappeler que tout ce qui arrive, arrive pour le mieux. Il y a une distribution divine des choses. Votre vie eût été appauvrie sans toutes les choses qui vous sont arrivées. Aussi tout doit être accepté, le bon et le mauvais. En fait, vous n'avez pas le choix. Si vous voulez le bon, vous aurez le mauvais aussi. Chaque chose a deux aspects. Si vous voulez le côté face d'une pièce, vous devez prendre le côté pile aussi. C'est inutile d'attendre seulement du plaisir. Le plaisir et la peine vont toujours de pair. Il faut prendre les deux, ou rien du tout. Quand une chose arrive, acceptez-la d'abord. C'est la vérité. C'est arrivé. Pouvez-vous la refuser et dire que ce n'est pas arrivé? Non. Après avoir pleuré et vous être lamenté vous allez accepter en tout état de cause. Pourquoi ne pas l'accepter dès le début ? Dites " oui " à tout. Quand vous acceptez de plein gré une chose, il n'y a pas de souffrance.

La peur doit être bannie de votre vie.


La peur que quelque chose arrive est pire que la chose elle-même. Les peureux meurent bien des fois avant l'heure de leur mort. La peur doit être bannie de votre vie car elle est irrationnelle et bloque l'action.


Swami Prajnanpad



samedi 7 juillet 2012

3ème Millénaire

Numéro 104 - Transformation de l'Homme


 

 

N°104 - Transformation de l'Homme, transformation de la Terre (2e partie)

 










Les mutations qui se sont opérées sur les trois derniers siècles nous ont conduit à devenir citoyens d'un monde qui nous dépasse en tant qu'individu.
Économiquement, les frontières ont éclaté et les technologies de l'information se sont envolées. Politiquement, « l'ego planétaire » ne se montre pas à la hauteur des défis qu'il s'est imposés par son inconscience, principalement sur les plans de l'écologie, du travail et de la répartition des richesses.
L'Occident matérialiste s'est opposé, et s'oppose, sans en être clairement conscient à l'Orient qui, au sens large, représente encore des sociétés tournées vers une nostalgie du spirituel.
Quelques hommes, éveillés et souvent éveilleurs, participent à un courant de conscience bien différent, et des mouvements traditionalistes tournés vers des spiritualités anciennes, et de la civilisation matérialiste d'origine occidentale.
Nous comprenons mieux aujourd'hui que la transformation des sociétés ne peut s'effectuer qu'à travers la transformation de la conscience individuelle – et non l'inverse comme l'ont cru les idéologies totalitaires du XXe siècle.
Mais, à un autre niveau, il nous faudra comprendre que la transformation de la terre ne pourra s'opérer sainement qu'à travers une transformation plus profonde de l'individu.



104 -   Eté 2012
Thème : Transformation de l'Homme, transformation de la Terre (2eme partie)
Sommaire
Paul Pujol : Qu'est-ce que le changement ?
Richard Moss : Tout est relié
Peter Fenner : La conscience non-duelle : guérir la planète, nous guérir nous-mêmes
Nicole Montinéri : La Révélation
Bernard Boisson : La question du Vivant face aux mangeurs de temps
Jean-Bouchart d'Orval : Hommage : mon ami Virgil
Virgil : Engagez-vous !
Mukunda Rao : La Biologie de l'Éveil
3e millénaire : La Mutation - L'évolution possible de l'homme
Jean-Éric Aubert : La mondialisation, la Chine, l'Inde... et après, où va-t-on ?
Éric Baret : De la théorie moderne de la cause à l'effet au pressentiment du Silence
Christine Hardy : La prédiction de Jung
Frédéric Dechaux : Tout est réalité
Frère John Martin : La métanoïa ou grandir dans l'union avec Dieu
Jean Klein : Vers notre “état naturel”

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