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dimanche 7 octobre 2012

Unmani Liza Hyde



Unmani Liza Hyde : Détente dans le non-savoir


Unmani Liza Hyde est l’auteur d’une autobiographie de son éveil intitulé “Je suis la vie même, Le paradoxe absolu du Rien en tant que Tout” (Charles Antoni L’Originel, collection Non-Dualité, 2007). 
 

A cause de mon pied cassé, j’ai passé la plus grande partie du mois suivant, alitée à contempler le plafond. Je me sentais tellement perdue et à bout de force. La souffrance physique et émotionnelle était insupportable. « Ce n’est pas possible ! Je ne peux pas continuer ainsi. Cela ne peut pas être tout ce qui est ! »
Environ un an plus tôt, j’avais entendu parler d’une femme qui abordait le sujet de « l’Eveil ». La première fois que j’avais entendu ce terme « Eveil », je n’avais aucune idée de ce qu’il signifiait et n’étais pas vraiment intéressée de le savoir. Cela semblait être encore une autre expérience spirituelle, un nouvel objectif à atteindre. Je savais déjà que ces objectifs spirituels n’avaient rien à voir avec la complétude de la réalisation. Mais quand j’en ai entendu davantage sur ce que cette femme disait, je devins terrifiée à l’idée d’aller la voir, car je réalisais bien que d’une certaine façon, c’était la fin.
Condamné au lit avec mon pied cassé, je commençais à l’envisager. Tout en étant terrifiée, je savais aussi que je ne pouvais pas continuer de la sorte. Je me sentais assez suicidaire. La vie ne valait pas la peine d’être vécue. Tout ce que je voulais c’était atténuer ma peine, dormir ou mourir. Je suis donc allée la voir.
Alors même qu’elle parlait, je luttais contre tout ce qu’elle disait. J’essayais de tout organiser. J’essayais de comprendre et de relier ce qu’elle disait avec ce que je pensais connaître. Les pensées tournoyaient et travaillaient très dur pour trouver la solution.
C’est à ce moment-là, qu’il y eu soudain une reconnaissance de ce que je suis. Maintenant c’est vu comme ce qu’on appelle « l’Eveil ». Je ne peux pas dire que c’était quelque chose de vraiment spécial car il n’y avait rien, ni personne pour la décrire. Après ce non-événement, les pensées ont essayé de rapporter, d’expliquer que c’était arrivé à cause de ceci ou cela. Mais en fait c’était arrivé, tout simplement ! Ou plus précisément rien n’était arrivé. C’était en fait, la reconnaissance du caractère tout à fait ordinaire du non-savoir, mais avec elle, il y avait une relaxation et un tel soulagement par opposition au désespoir de la recherche. Il était évident que ce qui était montré, était vraiment ce que je suis. Je l’avais toujours su, mais je m’étais tellement habituée à ne pas le voir, car c’est toujours là, en arrière-plan du jeu de la vie. Je m’étais tellement habituée à ce que les gens fassent semblant et parlent de tout ce qui apparaît dans le jeu, que je n’avais jamais compris que le jeu pouvait être utilisé pour exprimer cela même, qui connaît le jeu. Une fois « vu », ce n’était plus que rires. « Regardez, nous ne faisons que faire semblant. Ha ! Ha ! » C’est ce qu’on appelle « l’Eveil ». En fait on aurait pu presque dire qu’il y avait fusion avec ce qui était déjà connu, mais seulement négligé. Il y eut des larmes de gratitude envers la Vie. Enfin, enfin trouvé. Enfin reflété dans l’apparence. Enfin le voile pouvait tomber, il n’y avait que la détente dans le non-savoir.

Unmani Liza Hyde, Je suis la vie même, Le paradoxe absolu du Rien en tant que Tout, Charles Antoni L’Originel, collection Non-Dualité, 2007, pp. 15-17.
source: 3ème Millénaire


lundi 11 octobre 2010

Unmani Liza Hyde




Je suis la Vie même



Le paradoxe absolu du Rien en tant que Tout. 
Traduction de Laya Jakubowicz

Unmani Liza Hyde nous parle de « l'Éveil » en des termes neufs, simples et percutants. Elle bouleverse ainsi toutes nos idées préconçues sur la vie, la mort, la « recherche » dite spirituelle, les relations, l'amour... C'est un hymne à la Vie qui ne peut que résonner en nous.

« La Vie est. Il n'y a personne qui la vit. Ce n'est pas "ma vie". Il n'y a pas de "moi" qui vit. Mais je suis la Vie. Ce "je" n'est pas un "moi" personnalisé. Ce n'est pas une prétendue personne séparée. Il n'y a pas de séparation sous-entendue entre l'écrivain et le lecteur. Ce "je" est "vous". Ce "je" est tout ce qui est. Je suis la Vie même. »

« Ces mots ne décrivent rien de nouveau. En fait, ce qui est exprimé ici est intemporel. Cela a toujours été connu et reconnu. C'est la chose la plus familière et la plus ordinaire. C'est ce que je suis. »



"Chercher est le jeu cruel que joue la Vie avec elle-même. Chercher à remplir ce vide sans fond qu'est ma vie, c'est notre douloureuse réalité. Chercher une espèce de satisfaction ou de sécurité permanente. Espérer qu'un jour 'je trouverai enfin ce que je cherche'.
Ce qui est maintenant, quel qu'il soit, n'est jamais assez.
C'est la fin de l'espoir. La fin de la quête. La fin de la croyance qu'il y a 'quelqu'un' qui peut trouver quelque chose. La fin du mensonge qui nous fait chercher ailleurs ce qui a toujours été ici. Plus rien à chercher. Plus rien à trouver. Fini de faire semblant de savoir, ou d'essayer de savoir. C'est l'absolu non-savoir. Basculer définitivement dans l'insécurité absolue. Voilà ce que je suis. Voilà ce que vous êtes. La vie en son essence.
Voici l'expression de la vie, telle qu'elle est réellement."
Un jour , Liza va voir une femme indienne dont on lui a beaucoup parlé.
"Je suis donc alléé la voir. Alors même qu'elle parlait, je luttais contre tout ce qu'elle disait. J'essayais de tout organiser. J'essayais de comprendre et de relier ce qu'elle disait avec ce que je pensais connaître. Les pensées tournoyaient et travaillaient très dur pour trouver la solution. C'est à ce moment-là, qu'il y a eu soudain une reconnaissance de ce que je suis. Maintenant c'est vu comme ce qu'on appelle « l'Éveil ». Je ne peux pas dire que c'était quelque chose de vraiment spécial car il n'y avait rien, ni personne pour le décrire. Après ce non-évènement, les pensées ont essayé de rapporter, d'expliquer que c'était arrivé à cause de ceci ou cela. Mais en fait c'était arrivé, tout simplement ! Ou plus précisément rien n'était arrivé . C'était en fait, la reconnaissance du caractère tout à fait ordinaire du nonsavoir, mais avec elle, il y avait une relaxation et un tel soulagement par opposition au désespoir de la recherche. Il était évident que ce qui était montré, était vraiment ce que je suis. Je l'avais toujours su, mais j'avais toujours prétendu ne pas le savoir. Je m'étais tellement habituée à ne pas le voir, car c'est toujours là, en arrière-plan du jeu de la vie. Je m'étais tellement habituée à ce que les gens fassent semblant et parlent de tout ce qui apparaît dans le jeu, que je n'avais jamais compris que le jeu pouvait être utilisé pour exprimer cela même, qui connaît le jeu. Une fois « vu », ce n'était plus que rires. « Regardez, nous ne faisons que faire semblant. Ha ! Ha ! » C'est ce qu'on appelle « l'Éveil ». En fait on aurait pu presque dire qu'il y avait fusion avec ce qui était déjà connu, mais seulement négligé. Il y eut des larmes de gratitude envers la Vie. Enfin, enfin trouvé. Enfin reflété dans l'apparence. Enfin le voile pouvait tomber, il n'y avait que la détente dans le non-savoir... "

Edition : L'Originel


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