dimanche 25 septembre 2011

3ème Millénaire


101 -   Automne 2011
Thème : De la personne à l'Impersonnel, Qu’est-ce que l'individu ?


De la personne à l'Impersonnel, Qu’est-ce que l'individu ?
Pour dire qu'il n'y a rien ou, plus exactement, qu'il n'y a aucun être humain en un lieu, nous disons systématiquement : il n'y a personne ! La personne serait-elle son absence ?...
Cette idée n'est peut-être pas aussi absurde que cela paraît au prime abord. Le terme personne vient étymologiquement de persona, le “masque de théâtre”. Sans “personne” en arrière-plan, le masque n'est-il pas porteur de rien ? Au couple non-dualiste de concepts “être et néant” longuement discuté par les philosophes, il faudrait adjoindre celui de “personne et rien” que le langage courant a parfaitement intégré. La personne et le rien seraient donc, eux aussi, les deux faces d'une même réalité se percevant l'une à travers l'autre.
Nos vies sociales, qui sont devenues des vies de heurts entre personnes, entre ego, constituent sur la scène du monde un grand nombre de pièces théâtrales enchevêtrées. Les personnalités qui se rencontrent, se courtisent ou se déchirent ont-elles encore une pleine réalité ?
Les spiritualités traditionnelles ou nouvelles parlent d'une dimension impersonnelle, d'un mode d'existence libre de l'ego, … Dans cette dimension libre de la personne sommes-nous encore des “individus” ? Quel sens le terme “individu” recouvre-t-il alors ? “Indivisible” dans l'unicité du corps, de l'âme et de l'esprit, ou personne séparée du monde et des autres ?
A travers l'ambiguïté des mots, ou au-delà, des courants de pensée se sont formés tout au long du XXe siècle : le personnalisme qui a vu dans la personne la dimension du mystère de l'existence, tandis que le transpersonnel en a envisagé le dépassement. Cette dimension, dite impersonnelle par les uns, serait la dimension du Moi véritable pour les autres. De la personne à l'Impersonnel, la découverte du vrai Moi, ou l'absence de tout “moi”, repose sur la connaissance non-duelle de soi.





Sommaire
Gangaji : Qui suis-je ?
Jeff Foster : Pourquoi l'impersonnel n'existe pas
Thierry Vissac : Le souffle et la flûte
David Ciussi : Je suis, nous sommes, personnellement impersonnels en tout lieu et tout temps en même temps
Richard Sylvester : Une brève introduction à la non-dualité
Serge Pastor : Conscience de la personne et a-conscience de l'être. Quel pont possible ?
Joaquim : Au-delà de toute alternative
Alexandra Lach : Jung et le processus d'individuation
Darpan : De la personne à l'Impersonnel
Jean-William Varlot : Le concept et la notion de personne
Ramesh Balsekar : De la personne individuelle à la globalité impersonnelle
Amma : L’Amour inconditionnel
Premananda : Ouvrir son coeur
Jac O'Keeffe : Du personnel à l'impersonnel
Karl Renz – Premananda : Tu es toujours ce que tu es
Franck Terreaux : L'éveil ? La disparition d'une simple impression de personnel
3e millénaire : : Hommage à Arnaud Desjardins
Documents :
Shrî Aurobindo : La Personne cosmique
Karlfried Graf Dürckheim : L'intégration de l'UN
Jean Klein : Le Regard impersonnel
G.I. Gurdjieff : La personnalité et l'essence
Rudolf Steiner : Le Penser universel

Site 3ème Millénaire

jean Bouchart d'Orval

      Cy Twombly

VIVRE EN POÈTE


Malgré les apparences, nous, les humains, ne souffrons que d’une chose : nous avons perdu de vue que nous habitons cette terre en poètes. Nous ne sommes pas ici pour réussir une vie personnelle, une vie de couple, une vie de ceci ou de cela, et encore moins pour faire croître «l’économie».
Profondément notre vie n’a ni utilité ni but, ce qui ne l’empêche pas d’être parfaite intelligence…
Le corps est un instrument de musique, l’esprit est la page sur laquelle s’écrit le poème de nos vies et nous en sommes le pur Spectateur.
Comment nous y prenons-nous pour ne pas voir cela et continuer de vivre dans le calcul et l’inquiétude ? Voilà la merveille à explorer ensemble avec un esprit silencieux et joyeux.
Jean Bouchart d’Orval

samedi 17 septembre 2011

Franck Terreaux


Franck Terreaux nous dit qu’il n’y a pas à faire, mais surtout, il nous permet de comprendre de manière précise comment être en mesure de dépasser cette apparente contradiction : en ne faisant pas, nous arriverons à quelque chose. 
«Il y avait chez moi très peu de résistance, comme d’attente d‘ailleurs. La confiance et l’amour que je portais à la vie étaient sans réserve. J’étais en quelque sorte comme le petit chaperon rouge, empreint d’innocence et de naïveté, si bien qu’à tout moment, un petit rien pouvait tout faire basculer.»
C’est dans cet état d’ouverture totale que l’éveil a trouvé Franck. On retrouve dans ce court extrait la simplicité de ton, le pragmatisme et la proximité auxquels Franck Terreaux a habitué ses lecteurs. Il nous parle ici bien sûr d’éveil, mais aussi du cheminement, et des circonstances qui l’y ont conduit.
Il nous invite au travers de son livre « L’art de ne pas faire » à comprendre ce que nous sommes. Puisque nous le sommes, nous n’avons pas à le devenir.


Son premier livre L'éveil pour les paresseux

 Extrait  :

"... alors souriant il me regarda et me dit : « Vous voyez, il n’y a rien à faire. » L’impact qu’a eu cette parole fut inimaginable. À cet instant, je sortis du rêve et aussitôt je me dis, « j’ai compris ! j’ai enfin compris ! »
- Mais compris quoi ?
- Compris que méditer ne servait à rien, qu’en méditant, qu’en essayant d’être détaché, qu’en essayant de me libérer de mes soi-disant conditionnements, j’étais complètement à côté de la plaque. Compris que chaque pas entrepris dans une direction m’éloignait inexorablement de ce que je cherchais, de ce que j’étais, autrement dit de tout, autrement dit de rien, ou plutôt de rien du tout, puisque c’est à partir de ce rien que tout se crée d’instant en instant. J’avais désormais l’ultime conviction qu’il n’y avait nulle part où je devais aller, puisqu’il n’y avait nulle part où je puisse aller. Que l’univers était d’une perfection absolue, et que dans ce cas comme le disait Jésus, si tout était parfaitement accompli il n’avait aucune personne à parfaire.



jeudi 1 septembre 2011

Wei Wu Wei

     Photo Jean-Marc  ©


ll n'y a rien à chercher quand c'est trouvé,
Il n'y a nulle part ou aller quand c'est ici,Il n'y a rein à faire quand c'est fait,Il n'y a rien à regarder quand c'est vu,Il n'y rien à être quand nous SOMMES.


Qu'y a-t-il à trouver quand "trouver" est le "cherchant" ?
 Ou peut-on aller quand "aller" est "l'allant" ?
Qu'y-a-t-il à faire quand "faire" est l'"agissant", 
A voir quand "voir" est le "regardant", 
A être quand "être" est l'"étant" ! 
Quoi donc ? Quand il n'y a point d'acteur pour "agir",Aucun "moi" pour jouer"je"
Le spectacle est terminé.
A qui puis-je être présent, de qui puis-je être absent ?



RIDEAU


Wei Wu Wei


revue "ETRE" année 1975


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