lundi 27 mai 2013

Darryl Bailey




Peinture de Fabienne Verdier

 
L’existence n’a pas de contours, elle ne peut donc être comprise 
comme quoi que ce soit en particulier.

Il semble important de le noter car la plupart des gens sont empêtrés dans l’idée de cultiver une certaine compréhension de l’existence, dans le but de mettre un terme au conflit. Bien que la perception puisse être utile dans une mesure limitée, c’est en fin de compte une focalisation sur des formes là où aucune forme n’existe réellement ; par conséquent c’est une focalisation sur l’illusion.

C’est la frustrante tentative d’imposer une forme au mouvement, une tentative de figer la vie, mentalement et physiquement, alors que la vie va toujours pousser au delà de ces limites imposées. Cette tentative de résister au mouvement de la vie est conflit ; 
elle ne peut apporter un terme au conflit...

L’existence est mouvement. Quoi que nous soyons en ce moment, quoi que nous fassions en ce moment,
 est un inexplicable mouvement s’accomplissant lui-même. 
Rien ne peut y être ajouté et rien ne peut en être retranché.

Darryl Bailey

 

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