mardi 13 octobre 2009

Hélène Naudy


La charrue, le boeuf et l'éveil


Une pédagogie de l’éveil ?


Voilà un sujet à polémiques qui risque de faire grincer bien des dents. Les esprits s’échauffent, nous parlons D’EVEIL…… ! ! !

L’Eveil ? L’ego doit mourir ? Comment vais-je m’y prendre pour qu’il meure ? Ou du moins, comment vais-je m’y prendre pour ne plus être identifié ? Je laisse ce combat à ceux qui prétendent que l’ego et le mental sont nos ennemis ; croyance qui n’est certes pas le fruit d’une compréhension mais d’un manque de discernement. Car me semble-t-il, si nous les considérons comme tels, le problème ne vient pas d’eux mais bien plutôt de notre rapport à eux. Le mental, l’ego sont souvent des termes que nous employons sans vraiment être au clair avec la définition que nous en avons mais par contre en ayant sur eux des idées bien arrêtées. Alors l’ego va-t-il mourir et quand ? Quand vais-je moi aussi avoir droit à ce fichu éveil ? En fait, quels sont nos espoirs et pourquoi ?


QU’EST L’EVEIL ?
Peut-on le définir ? Etant donné que la définition que j’en donnerai sera dépendante de mon vécu et de mon entendement, j’utiliserai le conditionnel. L’éveil serait cet instant de non-retour vers l’ignorance. De quelle ignorance suis-je en train de parler ? De celle dans laquelle nous baignons sans en avoir conscience qui est notre identification à des images. Images au sens large tant elles touchent tout ce envers quoi nous nous identifions : images corporelles, énergétiques, spirituelles, rôles, concepts, jugements, points de vues, préjugés, états psychologiques. L’éveil répond de manière radicale et vivante à la question : qui suis-je lorsque je ne suis plus identifié à des images ?


L’EVEIL SERAIT-IL UN PROBLEME OU SERAIT-CE NOTRE RAPPORT A LUI QUI SERAIT PROBLEMATIQUE ?


Il va sans dire que notre rapport à l’éveil est particulièrement houleux et grandement problématique.

Tout d’abord, a-t-on le droit de critiquer notre colossal monde conceptuel en lien avec l’éveil ? Une question qui coûte cher. Allons-nous nous mouiller ? Autre question concernant notre rapport à l’éveil : pouvons-nous traiter de ce sujet si nous ne sommes pas un « éveillé » ? Et les propos des « éveillés » à ce sujet sont-ils plus sensés ou plus pertinents ou plus dignes de confiance, que ceux d’un « non-éveillé » ? On pourrait penser que ces questions sont superficielles, et … c’est effectivement bien le cas… mais notre rapport à l’éveil ne l’est-il pas lui aussi ?

Mais avant de poursuivre, n’ai-je pas oublié un préambule essentiel : de quoi avons-nous besoin, de questions ou de réponses ? Respectons-nous et suivons de près notre nécessité intérieure et là où nous en sommes de notre compréhension.

Concernant cette dernière, je vais, précisant celle qui vit en moi.
L’éveil ? C’est un mot qui me détourne de mon intelligence. Je le prends trop au sérieux. Je voudrais m’en faire un ami, mais lui m’échappe cruellement, moi qui ai tant fait d’efforts pour le conquérir, moi qui l’ai courtisé depuis tant d’années. Pourquoi mon rapport à l’éveil me détourne-t-il de moi-même ? Parce que je le vis par procuration, parce que je focalise toute mon énergie pour savoir comment je vais pouvoir y arriver, sans m’interroger sur cette focalisation et ce qu’elle sous-tend. Je suis prise de démangeaisons comparatives : être plus ou moins proche de l’éveil. Mais cela m’éveille-t-il à ma propre intelligence ? Je veux du miracle, de la magie. Mais au fait, suis-je en train de penser qu’un « éveillé » est nécessairement intelligent ?

L’éveil ? Mais d’abord qui souhaite parvenir à l’éveil ? L’ « éveillé » est la plupart du temps incompris par ses semblables, il perçoit ce que les autres ne perçoivent pas, il voit ce que les autres ne voient pas, il percute, il fait mal, il dérange, il est adulé puis fort logiquement rejeté, méprisé… Il n’est même pas dans des sentiments de supériorité ni d’infériorité, quant au pouvoir, à la manipulation, ils l’ont abandonné. Il ne joue plus aux gentils et aux méchants. Il ne joue plus à la victime. Il ne prétend plus être quelqu’un. Il ne sait pas qui il est. La seule phrase affirmative qu’il répète et qui n’est comprise par personne, c’est le : « je suis » sans rien après. Et l’autre qui n’a pas encore reçu un prix particulier de l’entendement : « seul le réel m’habite ». Pour dire qu’en matière d’indices, on est mal barré. « Je suis » sans rien après, « seul le réel m’habite ».

Je vais donc profiter de ces instants où l’éveil n’a pas encore croisé mon chemin. Je vais pouvoir m’illusionner, croire qu’un jour j’arriverai à avoir confiance en moi, être romantique, avoir des idées, me proclamer victime, me sentir supérieur, dénigrer mon prochain, être identifiée à mes rôles divers et variés.

Ce que je veux exprimer en ces termes équivoques, c’est cette compréhension : ce que je vis, je dois le vivre puisque je le vis. Je n’ai pas d’autres choix. Alors, ai-je l’idée que je devrais vivre autre chose ? Quel est mon rapport à ce vécu ? Il n’y a pas d’autres questions.

Notre rapport à l’éveil ? Mais nous sommes attachés à ce mot, nous n’en démordons pas, nous sommes collés à lui, nous sommes identifiés à l’idée que nous en avons, c’est pour cette raison que ce sujet est souvent le lieu de bien des conflits. Et encore une fois, étant identifiés à l’idée que nous en avons, nous ne sommes pas avec nous-même mais en relation avec un concept. Nous ne sommes pas en train de ressentir ce qui se vit en nous, nous brandissons notre idée et nous demandons qui a raison ?

Et pourtant… Pourquoi sommes-nous attirés par l’éveil ? Qu’est-ce qui nous pousse à aller vers cette « non-voie » directe et radicale ? Que cherchons-nous ? Désirons-nous guérir, être mieux ? Désirons-nous être au-dessus de notre condition humaine ? Etre sage ? Désirons-nous écouter ? Sommes-nous attiré par le réel ? Qu’est-ce qui nous interpelle chez un « éveillé » ? Sa transparence ? Le mental a des idées sur l’éveil, quelles sont-elles ? Et si nous ne les découvrons pas par nous-même, qui le fera à notre place ? Pensons-nous que l’éveil est synonyme d’absence de réflexions ? Mais alors tous les « éveillés » seraient des abrutis ? Enfin si nous sommes dans le questionnement, il est bien évident que nous ne faisons pas partie de ces éveillés à qui l’éveil leur est tombé dessus sans savoir ce qui leur arrivait. Et si cette phrase nous incommode, irons-nous voir pour quelles raisons ?

LES « EVEILLES » SERAIT-IL SUJET A POLEMIQUE OU SERAIT-CE NOTRE RAPPORT A EUX QUI SERAIT PROBLEMATIQUE ?
Voyons, si je me place dans la peau d’un éveillé qui a été frappé sans préparation par cette « catastrophe » (comme le nomme U.G.), comment considérerai-je les techniques en rapport avec ce milieu spirituel, que penserai-je de l’utilité de l’introspection ou d’une pédagogie en lien avec l’éveil ?
Maintenant, si je me place dans la peau d’un éveillé qui durant de longues années a écouté, a appris à ressentir sans projeter, à analyser, à désapprendre, quel sera mon enseignement ?

Après ? Je poursuis et questionne encore. Si tel enseignant dit que la remise en question est une perte de temps, ou qu’il n’y a besoin d’aucune préparation pour « atteindre » l’éveil, à qui s’adresse-t-il ? A lui-même ? Ces propos ne proviennent-ils pas de son vécu ? Ou interpelle-t-il véritablement celui qu’il a en face de lui ?
Eveillé ou pas, ce que l’on exprime est fonction de ce que l’on a vécu et de ce que l’on a remis en question. Les éveillés n’ont pas forcément raison, ils n’ont pas forcément tord non plus. Alors peut-être que l’expression d’Untel conviendra à certains d’entre nous, mais elle ne fera pas l’unanimité parce que notre manière d’appréhender cette « non-voie », comme tout autre sujet qui nécessite une réflexion, nous appartient en propre. Parce que certains sont plus intellectuels, d’autres plus visuels, d’autres plus auditifs, d’autres plus enfantins, d’autres plus manuels et d’autres ont besoin d’écrire un livre pour éclairer leur propre entendement. Nous pouvons nous sentir en affinité, être proche de l’expression de l’un d’eux, mais après c’est à nous de nous interroger sur ce qui nous convient le mieux. Cela, nous ne pouvons en faire l’économie.

Autre remarque qui me semble de grande importance, tant que nous ne remettrons pas en question notre maître, celui-ci restera notre référent, notre père (notre mère), celui qui détient l’autorité. Savoir que le feu brûle est une chose, mais avoir expérimenté soi-même la brûlure en est une autre. S’en remettre à l’autorité de l’autre a pour conséquence de s’en remettre à des concepts. Si nous désirons comprendre dans le vivant ce que signifie être soi, nous ne pouvons procéder autrement que de remettre en question les propos de notre enseignant afin de les vérifier par nous-même. Sinon nous serons dépendant d’un autre et de la compréhension de cet autre. Dans tous les cas, il me semble intéressant de s’interroger sur ce qui crée intérieurement un besoin de dépendance et notamment ici le besoin de dépendance à un « éveillé ». Je précise ici : il ne s’agit pas de ne plus être dépendant, il s’agit de voir le mécanisme en nous-même qui crée cette dépendance.

« N'acceptez plus aucune connaissance, quelle qu'elle soit. L'entrepôt déborde de concepts et d'idées.» 1

Pourtant, la présence des éveillés, le même silence, la même disponibilité intérieure, la même transparence, la même absence.

UNE PEDAGOGIE DE L’EVEIL ?


… Une pédagogie de l’éveil ? ? ?
Toute pensée nous interrogeant sur ce sujet ne nous mènera nulle part.
Qui s’interroge sur la pédagogie de l’éveil s’inquiète de savoir si oui ou non il arriva à ce non-état.

« Le fait même d'avoir un but [dépasser le moi] vous permet de continuer, mais vous n'arrivez nulle part. Seulement l'espoir est là qu'un jour, grâce à je ne sais quel miracle, grâce à une aide providentielle, vous arriverez au but. Cet espoir vous permet de continuer, bien qu'en fait vous n'alliez nulle part. À un moment, vous allez comprendre que tout ce que vous pouvez faire ne mène à rien. Alors vous allez changer, essayer ceci, cela, quelque chose d'autre. Mais tentez une approche, voyez que rien n'en sort, et vous verrez que c'est vrai de toutes les autres. Croyez-moi, il faut voir cela très clairement, sans l'ombre d'un doute. » 2

Il s’inquiétera, il espérera une réponse et une seule. Il espérera même que chacun de ces « éveillés » se mettront d’accord à ce sujet afin qu’il puisse y arriver sans encombre. Il en fera un concept de plus : « Il faut apprendre à désapprendre pour arriver à l’éveil. », « Si tu as le moindre désir… Aïe… Evite les rapports sexuels sinon… Aïe…. Si tu ne pratiques pas la méditation contemplative….. Aïe, aïe, aïe». Et les notions de maturité arrivent au galop. Nous sommes pris d’un concours, nous sommes sur le départ d’un marathon, l’arrivée étant l’éveil. Entre le départ et l’arrivée, la solution a notre problème.
Tiens ! Mais au fait, quel est le problème ?

LE PROBLEME EST QUE NOUS NOUS REFUSONS TEL QUE NOUS SOMMES MAINTENANT, LA, TOUT DE SUITE. NOUS VOUDRIONS ETRE DIFFERENT.

Autant une pédagogie qui s’intéresserait à la connaissance de soi et à l’introspection me semble pertinente, autant celle de l’éveil m’interroge sur les motivations plus ou moins cachées de ce questionnement. L’éveil n’a pas besoin de moi, parce qu’il est hors volonté, parce que parler de pédagogie de l’éveil c’est encore avoir le désir d’y arriver. Par quel miracle atteindre l’éveil puisque celui-ci est hors-mental, hors acquisition, hors compétence, hors volonté ? Et puisque la réponse est par aucun, en quoi le questionnement sur une pédagogie de l’éveil peut-elle m’interroger véritablement ? Ah tiens, elle peut m’interroger sur mon impuissance – ou sur son contraire : ma volonté, mon besoin de contrôler -, sur mon tic qui est celui d’espérer, sur cet autre qui est celui d’avoir un but, en d’autres termes sur celui d’être dans l’avoir.

L’éveil ? Mais il faut l’oublier ou alors si nous sommes trop à cran, il faut acheter plusieurs tableaux noirs, les accrocher sur les murs de notre chambre, de notre salon, de nos WC et y inscrire en grosses lettres : INACCESSIBLE AU MENTAL. Maintenant, si j’ai encore l’espoir d’y arriver, c’est merveilleux.

Sans parler même d’éveil, le réel est exigent, limite proche de la folie. Qui désire perdre toutes ses références, tous ses repères, toutes ses idées reçues ? L’éveil ? Soit il nous tombe dessus, soit il nous tombe dessus. Saisir ce que nous sommes nécessite d’être amoureux du réel. Etre soi nécessite d’apprendre à s’écouter sincèrement. Etre un esprit contemplatif.

Pourtant, et pourquoi pas une pédagogie de l’éveil ? L’éveil survient à celui qui n’attend plus rien, à celui qui est installé dans la disponibilité et/ou qui est frappé de désespoir et d’abandon.
Désespoir ? Les situations de la vie l’ont profondément atteint et interrogé, il a saisi ce que signifie le verbe « désapprendre », il a appris à observer, à regarder, à ressentir sans implication personnelle, il n’a plus d’idées.
Abandon ? Non pas aux autres, mais abandon de ses points de vues, jugements, rôles, états psychologiques et autres, abandon aussi de ses désirs. Abandon ne veut pas dire qu’il n’y a pas de désir, cela veut dire que s’il y a désir, le désir est constaté et s’il doit être vécu il le sera. Abandon ne veut pas dire non plus qu’il n’y a plus d’états psychologiques, ceux-ci sont vus et vécus s’ils doivent l’être. Il n’y a rien qui empêche qu’ils se manifestent à la conscience. Cela ne veut pas dire non plus qu’il n’y ait pas d’actions, celles-ci sont impulsées par l’écoute, le bon sens, le devoir.
Mais il est vrai que ces deux mots, désespoir et abandon, sont très souvent mal interprétés, certains d’entre nous pensent qu’être atteint de désespoir, c’est être désespéré, d’autres que l’abandon, c’est être pris de mollesse, être plaintif et ne plus agir, d’autres encore, plus psychologues, que ne plus avoir de désir c’est avoir peur de désirer de peur que notre désir soit refusé ou inaccessible. Ce désespoir et cet abandon ne sont pas synonymes d’absence d’actions et d’état dépressif subi. Effectivement il y a dépression, mais celle-ci est pleinement vécue, dépression dans le sens où l’on reste en soi-même, au fond de soi, dans le lieu de la désillusion et de l’observation neutre de point de vue. Etre un esprit contemplatif.

« Jusqu'où et jusqu'à quand allons-nous fuir ?
Et à quoi pouvons-nous réellement échapper ? » 3

Voir lorsqu’il y a espoirs, désirs, concepts et préjugés. Voir lorsqu’on juge nos espoirs, nos désirs, nos concepts et le fait d’avoir des préjugés. Voir ouvertement. Constater. Oui, cela est si simple à écrire, si simple à comprendre et pourtant si difficile pour notre mental lorsqu’il se trouve aux prises avec l’un d’eux. Mais voir, constater ne sont pas un but, cela doit être un appel, une passion disponible. Voir notre croyance en un but, en un summum.
Peut-être suis-je en train de faire une erreur, mais j’aurai tendance à penser que les lecteurs du 3ème Millénaire sont tous des chercheurs. Alors cherchons, investissons-nous comme il nous est possible de le faire, comme nous l’entendons et partons dans l’étude de nous-même, même si cette étude pourrait sembler être faussée, même si nous devons errer, tout ce que nous vivons est essentiel, tout. Si je dois des années durant suivre un gourou sans vraiment me remettre en question, c’est que cela doit être ainsi. Si nous nous sentons appelés par tel enseignant alors allons à sa rencontre. Si nous préférons faire du yoga deux heures par jour, alors pratiquons cet art. Si nous avons besoin de faire une psychanalyse, entreprenons cette démarche. Si nous préférons penser que l’éveil va nous tomber dessus sans rien faire, alors suivons notre idée. Que pouvons-nous faire d’autre que ce que nous sommes en train de faire ? Que pouvons-nous penser d’autre que ce que nous sommes en train de penser ? Si pour certains la remise en question est une perte de temps, pour d’autres elle est cruciale. Qui allons-nous écouter ? L’autre ou ce que nous dicte notre entendement ? Pouvons-nous forcer la compréhension ?

« Quand on ne cherche plus à éviter la souffrance, la violence, l'injustice, il y a autre chose qui se passe: quelque chose s'ouvre. Il y a la beauté qui apparaît, la tranquillité. Mais il faut d'abord quitter l'image que les choses devraient être autrement, qu'il y a quoi que ce soit à changer- c'est cela la violence- quoi que ce soit dont il faille se libérer, même se libérer de l'image. » 3

Ce dont je me rends compte, c’est que sans mon entendement, sans mon intelligence, sans ma remise en question, je vais à coup sûr rester dans l’ignorance et l’illusion de croire savoir qui je suis et de prétendre à une certaine connaissance. Je vais m’enfermer dans des concepts.
Alors, je pars sans plus tarder en moi-même, parce que le réel m’interpelle et m’anime, et vais m’interrogeant lorsque la vie me projette dans ce que mon mental nomme un inconfort. Ah, je suis allée trop vite, je dois faire machine arrière : inconfort pour qui ? Oui, je le répète tant cela n’est pas « entendable » : pour mon mental qui espère être heureux définitivement. Ainsi je m’interroge, je regarde ce qui réagit en moi lorsque l’autre me critique, lorsque j’ai « échoué », lorsque mon ami vient de me trahir, lorsque je ne suis pas comprise. Je REGARDE à la loupe et je vois cette psychologie qui me caractérise, moi en tant que personne. Je prends note de chaque trouble, de chaque dépression, du bonheur qui n’interroge pas lorsqu’il est là. Du bonheur qui endort parce que le mental a son compte. Je vois combien je suis dépendante de mon mental, de mes émotions. Je vois mon mental qui juge cette dépendance et cherche à l’éliminer et s’inscrit à tous les stages de développement personnel. Je vois ce jugement et cette volonté sans vouloir les modifier. Tiens, je vois. Tiens, je savoure d’être dans la vision.
Je vois que je suis touchée et je savoure d’être dans la perception. Je ressens la caresse de mon bien-aimé et je savoure cette perception.
Je vois mes idéaux : la paix sur terre, mieux communiquer, être des parents responsables, manger équilibrer, être mince, avoir des amis, et je savoure cette vision.
Tiens, je suis un esprit contemplatif.
Le monde continue de tourner, mes émotions d’émerger, mes croyances de tomber, je suis un esprit contemplatif.

« Donnez tout votre cœur et toute votre intelligence à ce qui se présente d'instant en instant. »4

1, Sri Nisargadatta Maharaj
2 U.G. Krishnamurti
3, Eric Baret
4 Jean Klein

article paru dans 3ème Millénaire n° 90










2 commentaires:

Yves a dit…

Que de mots et de phrases qui exprime notre mécontentement sur le non éveil
Lorsque nous voulons comprendre l'éveil, nous faisons que nourrir notre propre histoire personnel
nous faisons le jeux de l'esprit il se régal .
Est ce qu'il y a une méthode pour réaliser sa propre nature je dirais oui non pour chacun la solution se trouve entre l'espace du oui non.
Tout ce que je raconte alimente encore encore mon histoire personnel
Arrêtons de ce raconter des histoires Yves

jean-marc a dit…

ou voyons les comme des histoires.....

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