lundi 22 octobre 2012

Nicole Montineri




C’est le récit libre de Marie l’Égyptienne, dont l’histoire mystérieuse serait parvenue par transmission orale jusqu’à Sophrone de Jérusalem (fin 5e S./début 6e S.), alors qu’il était simple ermite de Palestine.
Marie l’Égyptienne est d’abord la prostituée qui incarne tout être en exil à l’extérieur de lui-même et qui, par l’audace d’une force d’amour immense, se retourne en elle-même, dans son intériorité. Elle part vivre solitaire dans le désert du Sinaï, matrice de feu, où elle se réalise source de vie éternelle.
Totalement brûlée par l’amour absolu, elle est l’archétype de l’être mystique qui va au-delà de l’union avec la déité, si enivrante soit-elle. Elle s’anéantit, elle « perd » Dieu qui s’anéantit aussi. Dans cette double mort, source de l’unité, la Divinité, ou l’Essence, a englouti le dieu personnel. Les séparations s’abolissent, passage du fermé à l’ouvert.


Nicole Montineri rejoint au plus près cette « expérience » indicible. Elle nous parle du vécu mystique dans la réalité de son propre vécu.


La voie brûlante de l’amour prolonge ce retour à l’être profond, dans une transmutation des ténèbres percées jusqu’au noyau par l’épée lumineuse de l’énergie d’amour.

On touche avec ces deux textes à l’essence de la Réalité ultime.


 Nicole Montineri vit dans le Sud de la France. Elle a publié «N'ayons pas peur de mourir» et «Déraciner la souffrance».

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