mardi 23 octobre 2012

Yolande





AMOUREUSE DU SILENCE

RÉMUS CHANTAL, DURAN-SERRANO YOLANDE




Qui es-tu, Yolande ? Oui, quelle est donc cette femme qui, en dehors de toute démarche spirituelle, connut une éclatante révélation la conduisant vers un chemin de lumière ? 
A qui souhaite connaître l’histoire de Yolande, celle-ci se laisse découvrir, au fil des échanges en public et de ses propos en privé. Une vie simple à l’écoute du silence, un regard ouvert sur le monde, une paix intérieure qui la construit. 
Ce second livre n’est pas un guide vers l’éveil, mais un témoignage d’amour universel, une invitation à partager le bonheur d’une vie radieuse en accueillant ce qui est. 
Mettre en mots une expérience si particulière n’était pas chose aisée. Il aura fallu le talent et la sensibilité de Chantal Rémus, engagée à la fois sur la voie poétique et sur la voie spirituelle, pour rendre perceptible ce qui, profondément, anime Yolande. Ces deux « amoureuses du silence » devaient se rencontrer pour que nous soit esquissée, sous la plume légère du poète, la densité d’un regard comblé par l’essentiel. 
 
Editions Almora  Octobre 2012
 
 

Extrait d’Amoureuse du Silence  

 

Le silence entre nous s’installe, un silence qui n’est pas seulement une absence de mots mais un lieu où les dernières paroles prononcées s’infusent et où tout finit par se dissoudre dans la sensation pure. Il me semble toucher cette essence qui absorbe tout le reste.

p.26
Les yeux sont dessillés, et voient non ce qui devrait être, ne serait-ce que pour nous rassurer, mais CE QUI EST.

p.26
L’individu enfermé dans son mental ne peut se connaître. Cette connaissance est en même temps totale inconnaissance et n’est possible que si le mental est dissous. Il ne demeure alors plus aucune séparation entre le visible et l’invisible, le passé et le futur, la vie et la mort, l’être et le non-être.
On voit en un instant le cœur, l’origine de toutes choses. On voit que la liberté et la perfection ne peuvent exister, qu’il n’y a rien à changer dans le monde, car, depuis l’origine, chacun de nous est CELA. Ce qu’on appelle la grâce, c’est la libération de l’idée d’être une personne.

p.28
Le prisme le plus fidèle de ce qu’elle a vécu reste cette phrase de Nisargadatta déjà citée dans son premier livre:
Je ne m’occupe d’aucun miracle en dehors des trois qui sont en moi: le premier est que j’ai la faculté de voir le monde; le second est que le monde est contenu dans cette minuscule tache de conscience que je suis. Le troisième est l’apparition de l’être à partir du non-être. Réfléchissez à ces miracles. Tout ce qui est en vous.

p.32
C’est toujours quelque chose d’inexplicable à laquelle on ne peut pas s’attendre, un vécu d’explosions, de fulgurances, avec ce doigt sur le cœur venu plus tardivement.
….
La nature de ce je suis est claire. Je suis simplement le témoin de la succession d’activités qui se déroulent en moi.
La vraie déconnexion, l’éveil, c’est une fois pour toutes. Tant qu’on se reconnecte, ne serait-ce qu’un instant, à la conscience individuelle, c’est qu’on n’a pas pris la voie directe et qu’on ne demeure pas dans l’absolu, dans le silence absolu.

p.33
Se connaître en tant que cela, c’est le seul miracle, que l’on peut qualifier de quatrième état, même si ce dernier n’a plus les caractéristiques de ce que l’on nomme habituellement ainsi: apparition de l’être à partir du non-être, notre véritable nature n’étant pas de penser mais de voir. Cette vision nous met au cœur de toutes les manifestations, rendant impossible l’identification à la moindre action, politique, sociale, humanitaire.
L’aide n’est plus extérieure, elle est au centre de soi. Être ce silence, cette vacuité est l’émanation de cette aide elle-même.
Il suffit de comprendre ce grand «je ne sais pas» pour comprendre toute chose. Il suffit d’être uniquement et totalement cette chose pour être le Tout.

p.36
L’amour profond consiste à amener l’autre vers l’Un, amener la relation vers l’infini de l’amour plutôt que de descendre dans l’appropriation. Il est important de se détacher de l’idée d’être une personne amoureuse et de tomber d’abord amoureux du mystère de la vie.

Notre seule liberté est de nous connaître en tant qu’énergie pure. Vouloir se transformer est notre piège.
Le miracle, c’est de ne rien choisir, de sorte que la vie poursuive son cycle ininterrompu à travers notre corps.

p.40
Le Silence est discours ininterrompu, toujours en perpétuelle métamorphose, prêt à épouser toutes les formes, extatiques mais aussi ordinaires. Elle constate que cette flambée énergétique finit toujours par se résorber, ce qu’elle expérimente surtout lorsque, fermant les yeux, elle entre dans une relaxation très profonde.

p.49
Vivre, c’est faire face à tout ce qui arrive dans cette Paix et cette Tranquillité.

p.50
— Comment définiriez-vous l’amour dans cette dimension-là?
— C’est cette possibilité d’accepter tout ce qui se présente, d’aimer tout ce qui est, et d’avoir conscience de cet espace infini. C’est être totalement disponible, partager cette Paix, cette Tranquillité. Mais le définir est encore bien le réduire par rapport à ce qui se vit en direct dans cette expérience.

p.56
Lorsque je suis avec un ami qui n’est pas dans le spirituel, il peut avoir l’impression que je décide, mais l’important n’est pas ce que croit l’autre mais ce que vous voyez, vous. C’est cette conviction profonde, indétrônable même pour la personne à laquelle vous vous identifiez, c’est cette conviction qui est là avant tout et qui va prendre le pouvoir sur tout.

p.74
— Notre véritable nature n’est pas de penser mais de voir. Voir la réalité de cette illusion. De ce point de vue, il n’est plus possible d’embarquer dans les projections. Tout est expression du Silence. L’aide est là, constamment. Quand on ne gaspille plus son énergie pour sa petite personne, alors l’aide est là pour le monde entier.
On voit toujours le déroulement du film, on est témoin de son existence, de celles des autres, mais l’essentiel est ailleurs. Tout est illusoire.

p.75
— La vie se charge de tout. Le corps est très intelligent, surtout si l’on est immergé dans cette consciente constante de l’éternité. On n’a plus besoin de craindre la mort. Même si le corps décidait de s’arrêter maintenant, on serait d’accord. On ne se défend plus de la mort, ni pour soi ni pour quelqu’un d’autre. Bien sûr, il est préférable de mourir avant la mort, d’une mort psychologique qui rend la personne libre de la mort.

p.82
— Je sens que quelque chose existe avant le corps et l’esprit. Ce corps et ces sens sont focalisés sur un espace de lumière qui est là avant tout le reste et qui est témoin de toute la manifestation. Cet espace immobile, cette puissance, cette verticalité avant les sens, avant l’apparition de tous les phénomènes, avant la moindre pensée, avant l’instant pré- sent, c’est cela, le Silence. Cette paix, cette tranquillité qui en se reliant à l’horizontalité, crée l’équilibre.
Ce silence, vous pouvez l’appeler «présence», c’est la même chose.

p.139
 Épilogue ou nouveau commencement?
Comment conclure? La lecture d’un livre ne remplacera jamais la rencontre de cet effluve d’Énergie Pure, que représente la rencontre d’une personne en état permanent d’Éveil. En sa présence, on ne peut que se rencontrer soi-même, non en tant que personnage mais en tant qu’incarnation sensible de tout ce qui vit.
En effet, Yolande ne propose aucun dogme, aucun chemin de sagesse, elle montre ce que pourrait être notre vie si nous nous délivrions de ces croyances qui tissent autour de nous un cocon rigide dont nous ne percevons plus l’existence. Derrière ce cocon palpite un papillon prêt à ouvrir ses ailes. Il suffit, comme le dit Yolande, de s’abandonner avec une confiance absolue.

Yolande  site : clicclic


 
 

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